Sud éducation refuse les sanctions infligées aux directeurs qui s’opposent à Base-élèves.

samedi 27 mars 2010

L’inspection académique de l’Isère s’entête dans sa volonté de sanctionner les directeurs qui refusent de renseigner la Base-élève.

Le zèle mis par l’administration à poursuivre ces personnels que des instances internationales ont légitimé tourne à l’acharnement (lire les dernières recommandations du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies concernant Base élèves et le récent rapport présenté au Conseil des Droits de l’Homme par la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation des Défenseurs des droits de l’homme dans le monde, qui confère aux directeurs qui refusent Base élèves le statut de défenseurs des droits de l’homme menacés en raison de leurs activités en faveur des droits de l’enfant sur le site du Cirbe
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/03/12/droits-enfants-directeurs-confortes-onu/

Comment l’Education nationale peut elle justifier sa démarche quand les verdict des recours légaux (auprès du conseil d’Etat notamment) n’ont pas encore été rendus ?

Dans sa grande bonté l’administration nous répondrait assurément qu’un retrait d’emploi de directeur n’est pas une sanction au sens propre. Soit, mais ce sont ces collègues qui sont dans la position de remplir ce fichier et donc en situation de subir les pressions de l’inspection d’académie.

La crainte de perdre une quelconque mission n’est sans doute pas au cœur des préoccupations.

La remise en cause de l’intégrité, la disqualification publique appuyée avec constance par la hiérarchie rend toutes ces mesures insupportables, sans oublier bien souvent l’obligation de quitter un poste et toute la vie sociale qui en est le corollaire.

L’arbitraire est immédiat pour certains mais le plus grave c’est sa banalisation.

Comment pouvons nous supporter d’avoir cette épée de Damoclès sur nos têtes ?

En cas de litige l’Education nationale a recours à des procédures que l’armée elle-même ne nous envierait pas !

En l’espèce, les commissions disciplinaires ou les instances paritaires constituent de plus en plus des juridictions où se développent des formes de droits très particulières.
De plus en plus souvent l’opacité et des règles d’exception (comme pour le mouvement) y sont impulsées par la hiérarchie avec le sentiment au fond que dans la Fonction publique existe une autre forme d’organisation où l’Etat-patron est roi et s’arroge le droit de vie ou de mort sur ses salariés.

Sud éducation s’opposera donc en intersyndical avec le SNUipp 38 et le Pas 38 aux mesures d’exceptions qui visent ces directeurs.

Sud éducation n’acceptera pas que des personnels subissent les mauvais traitements de la hiérarchie quand ils encaissent déjà la dégradation de leur conditions de travail et d’existence.


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