Bulletin hebdo du 3 février 2012

vendredi 3 février 2012

1- Rassemblement lundi 6 février devant l’Inspection Académique à 14H

Après consultation des délégués des personnels, siégeant en CAPD, l’IA décidera des ouvertures et des fermetures de classes.

Dans notre académie, 153 postes d’enseignants en moins à la rentrée prochaine, dont 57 en Isère.

Les postes de titulaires remplaçants, les RASED, les co-enseignants vont être ciblés en priorité.

Cette politique de suppression de postes en continu depuis 2007 a des conséquences lourdes sur la réussite de nos élèves, la qualité de notre enseignement et nos conditions de travail.

Les collègues et des parents d’élèves se rassembleront, à 14H, devant l’IA de Grenoble (rue Joseph Chanrion) jour du Comité technique spécial départemental concernant le 1er degré.

Des préavis de grève sont posés pour lundi 6/02 prochain.

Les collègues du second degré seront eux, le même jour, devant le rectorat, à 14h aussi, suite aux annonces dans les établissements de la Dotation Horaire Globale, exemple sur Lycée Argouges à Grenoble 13 ou 14 postes en moins.

Alors préparez vos slogans nous on a déjà le notre : « CAC 40, CAC 40, Ouais ! Ouais ! »…

2- Une flûte de pan, trois bonnes raisons d’espérer !

Le 14 décembre 2008, le président de l’Équateur, Rafael Correa, prenait la décision simple et ferme de ne plus payer la part « illégitime » de la dette publique et de suspendre le remboursement des titres de la dette.

Rafael Correa annonçait alors un plan de restructuration ainsi qu’un audit de la dette publique pour en déceler la part « légitime » (la part utilisée dans l’intérêt du peuple équatorien) et celle « illégitime » (le renflouement des banques privées et issue des contrats de dettes illégaux), voire « odieuse » (contractée par des régimes dictatoriaux contre l’intérêt du peuple).

Le pouvoir exécutif avait en effet décidé en 2007 de mettre en place une commission d’enquête pour un audit de la dette sur la période 1976-2006 dont faisaient partie des experts européens tels que Éric Toussaint du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM).

Le Président de l’Équateur déclara qu’il ne paierait plus la part de la dette jugée illégitime.

Cette part fut estimée alors à 70% de sa totalité. Un point significatif de cette démarche est que 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision !!

En utilisant l’outil de l’audit de la dette et grâce à une mobilisation populaire qui était au paroxysme en Equateur, Correa a pu établir le rapport de force nécessaire pour faire accepter à l’oligarchie financière que cette part de la dette n’était pas celle du peuple. Et que ce n’était, par conséquent, pas à ce dernier de la payer !

En mai 2010, le président équatorien rencontra son homologue grec, Georgios Papandreou. Rafael Correa lui conseilla alors de ne plus payer la dette…
En vain. Il lui expliqua avec des mots simples et chargés de bon sens, la logique financière du capitalisme : « Tu es tombé, tu me payes davantage et plus cher, mais pas pour le développement, je te « relève » et on avise. » Il a réitéré ce conseil le 8 octobre 2011 dernier aux pays européens touchés par la sacro-sainte « crise de la dette » qui n’est qu’un prétexte pour la mise en place des politiques « austéritaires ».

Il a ajouté qu’il ne fallait pas céder au FMI et à ses prérogatives néfastes.

En matière d’endettement, la Constitution équatorienne, adoptée au suffrage universel en septembre 2008, représente une grande avancée.
L’article 290 soumet notamment tout endettement futur aux règles suivantes :

1 - On ne recourra à l’endettement public que si les rentrées fiscales et les ressources provenant de la coopération internationale sont insuffisantes ;

2 - on veillera à ce que l’endettement public n’affecte pas la souveraineté nationale, les droits humains, le bien-être et la préservation de la nature ;

3 - l’endettement public financera exclusivement des programmes et projets d’investissement dans le domaine des infrastructures, ou des programmes et projets qui génèrent des ressources permettant le remboursement. On ne pourra refinancer une dette publique déjà existante qu’à condition que les nouvelles modalités soient plus avantageuses pour l’Equateur ;

4 - l’« étatisation » des dettes privées est interdite.

3 - I love l’école publique…

Vous êtes prêts ? Allez, on s’y jette !

Le scénar : L’Angleterre est depuis des années le laboratoire de la mise en œuvre du programme de marchandisation de l’école en Europe.

Préparée par une réforme des modes de management du secteur public, la création d’une industrie de l’éducation à but lucratif, capable de lutter dans la « nouvelle économie globale », s’opère dans sept domaines majeurs : publicité, sponsoring, services gouvernementaux nationaux, initiative de financement privé, services des autorités éducatives locales, direction des écoles à but lucratif, technologies informatiques et zones d’action éducatives.

Enfin, l’économie est poussée à rechercher de nouveaux marchés potentiels : le secteur public est considéré comme l’un des derniers domaines à devoir être investi par la logique marchande.

Vous tenez bon ? On en rajoute un peu ? Au risque que vous n’adhériez pas à cette idée, l’OCDE nous explique que « l’éducation est une partie intégrante de la globalisation » et qu’il faut qu’elle s’adapte. En clair : le secteur public est considéré comme un marché lucratif à souhait. Ah mais on n’avait pas compris en fait…

Et oui, mais ce que l’on oublie de nous dire (on appelle cela l’omission paraît-il...) c’est que les impératifs de la compétition dans une économie globalisée ont un double effet sur l’enseignement : orienter le système scolaire en vue de la production du type de capital humain souhaité et imposer un modèle économique de gestion du système scolaire au nom de l’efficacité.

En outre, l’objectif de maintien de la cohésion sociale grâce à l’école se trouve mis à mal par les règles économiques auxquelles la scolarité se trouve subordonnée et les logiques inégalitaires croissantes qu’elles favorisent. On est donc bien dans la logique d’une école à deux vitesses : celle des riches et celle des pauvres.

Alors, qu’est-ce que vous en dites ?...


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