Bulletin hebdomadaire du 16 mars 2012

mardi 20 mars 2012

1- Stage intersyndical RESF :

Nous organisons, avec différents syndicats de l’Education nationale, un stage sur le thème des élèves sans-papiers, avec le RESF38.

Nous travaillerons sur différents aspects de cette question.

Le Réseau Education sans Frontières s’est constitué en juin 2004 au niveau national et trouve une déclinaison en Isère avec le RESF38. Il se compose de plusieurs organisations syndicales, d’associations et de simples citoyens... Le RESF a pour objectif de construire des mobilisations autour des jeunes scolarisés de familles sans papiers. Tous les détails pratiques dans la plaquette ci-jointe. Inscrivez-vous vite !!!

Deux dates et lieux différents vous sont proposés :

GRENOBLE : Vendredi 27 avril 2012 à la Bourse du Travail, 32 avenue de l’Europe 38100 Grenoble - tram : Grand Place

NORD-ISERE : Mardi 5 juin 2012 (lieu à fixer)

Au programme :

Interventions de militants RESF et d’un avocat spécialiste du sujet.

Comment défendre nos élèves et leurs parents sans papiers ?

Comment constituer et faire vivre un collectif de soutien dans son établissement ?

Quelles conséquences d’une menace d’expulsion ou d’une expulsion pour la classe, pour l’école ou pour l’établissement, comment aborder le sujet ?

Ces deux journées de partage et de débat sont ouvertes à tous les personnels de l’Education nationale, titulaires ou non, syndiqués ou non. La participation à une formation syndicale reste de droit sur votre temps de travail.

Pour participer à un des stages, il vous suffit d’en faire la demande à l’Inspection Académique (1er degré) ou au chef d’établissement (2nd degré) au moins un mois à l’avance soit :

- Avant le 27 mars pour le stage de Grenoble.
- Avant le 5 mai pour le stage Nord-Isère.

Plaquette du stage en PDF à télécharger en fin d’article.

2- Fin de la trêve hivernale :

Plusieurs collectifs, associations et syndicats s’associent en Isère pour soutenir les personnes touchées par la fin du dispositif d’hébergement hivernal.

A partir du 27 mars c’est la fin de ce dispositif et les 300 personnes hébergées dans ce cadre (dont 70 demandeurs d’asile politique, que l’Etat a obligation absolue de loger), et 230 personnes dites de « droit commun » (dont des familles avec enfants) risquent fort de se retrouver à la rue, le Préfet de l’Isère n’ayant pas prévu à ce jour d’autre hébergement, sinon à la marge. Rappel : près de 1000 personnes – étrangers et Français- sont aujourd’hui sans toit en Isère ! Alors que le Code de l’Action sociale et des familles (Art. L 345-2-2) dit : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence ».
Et l’article L 345-2-3 de préciser : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir (…) y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». Mais le Préfet a décidé d’oublier ses obligations !

- Pour dénoncer ce refus du Préfet de l’Isère d’assumer ses obligations en tant que représentant de l’Etat

- Pour exiger que toutes les personnes hébergées depuis fin novembre dans le cadre de l’hébergement hivernal ne soient pas jetées à la rue et se voient proposer un nouvel hébergement

- Pour rappeler qu’un toit c’est un droit et que personne ne doit être à la rue.

Rassemblement MERCREDI 21 MARS 2012 De 16H à 19H,
Rue Félix Poulat à Grenoble

2- La SIRHEN du port de la Sarkozie

Pour la journée de la femme notre cher François Fillon nous a fait un petit cadeau à toutes … Oh ben merci alors ! Mais franchement fallait vraiment pas. Toutefois, parité oblige, il l’applique à tous les enseignants pour ne pas faire de jaloux. Donc sachez chers collègues que depuis le 9 mars nous sommes tous fichés dans un logiciel appelé « SIRHEN » :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025468033&dateTexte=&categorieLien=id

Comme tout bon cadeau qui se respecte, il fallait que ce soit une surprise, donc que nous ne soyons pas consultés. C’est le principe même du décret : comme il ne concerne qu’une partie de la population, on ne demande en aucun cas l’avis des personnes concernées, et il est appliqué directement après publication.
Donc, depuis le 9 mars tous les renseignements sur votre petite personne, sur votre conjoint, sur vos enfants (pour l’instant on laisse de côté Médor) sont consignés dans ce logiciel magique qui est directement accessible par les agents en charge du traitement, et forcément, par votre Inspecteur. Mais comme on le sait si bien, à termes, directement consultable par toute la hiérarchie and Co. Elle est pas belle cette démocratie hein ?

Donc, si vous aussi vous préférez que la Petite Sirène ne reste qu’un joli conte, accourez à la réunion du CIRBE le 21 mars à 18h30 à la salle Vallier Catane à Grenoble. Nous y aborderons toutes les questions liées au fichage, notamment le Livret Personnel de Compétences.

3- Écoute, « papa » est près de toi…

Le « bon père de famille » se refait une santé en cette période de crise. Combien de fois lu, entendu... mensonge mille fois asséné qui devrait devenir vérité. A grands coups de « il faut se serrer la ceinture », « nous n’avons pas le choix », « cure de patates pour tous (les pauvres) », « quel bon père de famille va dépenser plus qu’il ne gagne ? », tout y passe dans le registre de la leçon de morale pour nous faire admettre, à coups de pieux dans le crâne, qu’il va falloir payer... pour les délires de certains.

Démasquons cette imposture. Est-ce qu’un « bon père de famille » ruinerait des centaines de milliers de personnes en taillant dans les budgets sociaux, hospitaliers, éducatifs ? Si oui, qu’on nous file son adresse. Qu’est ce que ce raisonnement qui compare le comportement d’un Etat à celui d’un ménage, qui laisse à penser que l’on laissera crever le p’tit dernier parce qu’il a raté ses études ou qu’il a la santé fragile ?

Le but est bien sûr d’éviter de poser la question de la responsabilité de la crise, de questionner la légitimité de cette austérité qu’on veut nous faire gober.
Que nous reproche t-on au final ? Avoir voulu se soigner à moindre coût, payer les professeurs de nos enfants, nous protéger du chômage, protéger le faible du fort ? Peccadilles ? Choix honteux, onéreux, injustes, illégitimes ?

Ce « bon père de famille », outre le caractère sexiste et patriarcal qu’on ne peut décemment lui ôter, est finalement une figure bien pratique pour tenter de nous faire rentrer dans le rang. Parce que ce paternel là, dans l’imaginaire collectif que l’on veut toucher, est aussi du genre à distribuer son lot de torgnoles, vous baisser le falzar pour la fessée cul nu alors que c’était pas nous mais ça nous apprendra quand même, ne pas vous laisser ouvrir la bouche à table ou vous emmener à la messe le dimanche, juste avant le gigot à la con.
C’est pas nous qu’on a piqué l’pognon, c’est pas nous qu’on doit l’rendre.

4- Conférence-débat de Nico Hirtt à Grenoble le 31 mai 2012 :

A vos agendas ! Nous vous donnerons de plus amples détails prochainement, mais réservez d’ores et déjà votre soirée du jeudi 31 mai 2012 pour la venue de Nico Hirtt que nous préparons avec nos camarades du PAS 38 et de la CNT éducation.

Cet enseignant-chercheur du plat pays viendra nous conter la fabuleuse histoire du monde de l’éducation passé à la moulinette de l’OCDE et de la Commission Européenne. Un régal.

Petite mise en bouche là : http://www.monde-diplomatique.fr/2010/10/HIRTT/19756


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stage RESF 27/3/2012

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