Bulletin hebdomadaire du 11 mai 2012

vendredi 11 mai 2012

1- Jeudi 31 mai : Conférence-débat de Nico Hirtt à Grenoble.

SUD éducation Grenoble, le PAS38, la CNT éducation et le comité local FCPE du collège Fantin Latour organisent la venue pour une conférence-débat de Nico Hirtt.

Tout cela aura lieu le jeudi 31 mai 2012 à 19H30 au « 102 » rue d’Alembert à Grenoble.

Cet enseignant chercheur belge nous proposera une critique de l’approche par compétences et sa mise en contexte dans le cadre de la globalisation, de l’évolution du marché du travail, des exigences de l’OCDE et de la Commission européenne, etc. Le LPC est un aspect de cette évolution générale et sera également évoqué.

« Le potentiel économique de l’éducation est renversant. (…)
Encore virtuellement ignoré au début de cette décennie, il fait maintenant l’objet d’études attentives de la part d’analystes qui suivent de près les offres, les fusions et les acquisitions dans le monde de l’éducation privée.(…)
Les entrepreneurs voient l’éducation comme une opportunité d’entrer sur un vaste et attrayant marché. »
Glenn R. Jones, président de la Global Alliance for Transnational Education, 30 septembre 1998.
Extrait de « Tableau Noir, résister à la privatisation de l’enseignement », Gérard Sélys & Nico Hirtt, éd. EPO.

2- Soirée d’information sur le LPC :

Le Comité Isérois de Résistance à Base élèves organise une réunion publique sur le Livret Personnel de Compétences.

Elle aura lieu le mercredi 30 mai à 20H à la MJC Nelson Mandela de Fontaine. (Entrée gratuite)

3-L’engagement c’est du vent :

Parmi les 60 engagements du programme de François Hollande reprenons en quelques uns et permettons nous les commentaires nécessaires aux mauvais esprits que nous sommes.
http://www.parti-socialiste.fr/projet

Extrait de l’engagement 4 :

Soutenir le développement des nouvelles technologies et de l’économie numérique, levier essentiel d’une nouvelle croissance.

En avant les espaces numériques de travail (ENT) ! Le marché de l’éducation et les entrepreneurs livrés avec, savent d’ores et déjà pouvoir compter sur le soutien de François Hollande. (Voir nos point 1 et 2)

Extrait de l’engagement 10 :

Ouvrir dès 2012 un cycle de concertation avec les organisations syndicales de la fonction publique sur tous les sujets : perspectives salariales, lutte contre la précarité, modes de nominations des emplois supérieurs de la fonction publique, déroulement des carrières.

Les « partenaires sociaux » se frottent déjà les mimines... À la soupe !
Pour celles et ceux qui, comme à SUD, continuent de parler de « syndicalisme », François Hollande promettait le pire en novembre 2007, dans le journal Sud-Ouest : « Le syndicalisme que l’on doit combattre c’est celui de SUD ». Il nous cherche là ?

Extrait de l’engagement 37 :

Donner la priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux et d’un socle commun de compétences et de connaissances.

Aucune remise en question ici de la logique définie par l’OCDE et la commission européenne de se mettre au service des patrons pour leur offrir l’enseignement sur un plateau puisque ce socle commun des compétences a été pensé et mise en oeuvre par le patronat, au sein de l’ERT (European Round Table), qui, dès 1989 (!!), dans son rapport intitulé « Education et compétence en Europe », affirmait que « le développement technique et industriel des entreprises européennes exige clairement une rénovation accélérée des systèmes d’enseignement et de leur programmes. (…) Les enseignants ont une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires et de la notion de profit. »

Extrait de l’engagement 39 :

Réformer la loi LRU pour garantir une autonomie réelle des établissements, des moyens et une gouvernance plus collégiale et démocratique

A SUD éducation, nous n’entendons pas parler de « réforme » sur ce point. (Voir sur ce sujet le point 4 de ce bulletin, c’est pratique c’est juste en dessous…).

4- Grève des étudiants au Québec + Communiqué SUD étudiants

L’augmentation du coût des études supérieures pour les étudiant-e-s touche aussi nos amis Canadiens. Nous vous en avons déjà parlé dans notre bulletin hebdomadaire du 30 mars dernier, la grève dure depuis 14 semaines maintenant, à cause de l’augmentation des frais de scolarité. Pour situer un peu le Schmilblick : le 5 mai, un accord a été trouvé entre le gouvernement et les étudiants québécois mais a été rejeté par les associations étudiantes. Pourquoi ? Tout simplement parce que sur une période de 5 ans les droits d’inscription dans le supérieur ont augmenté de 75% et que le gouvernement prévoit de les faire augmenter encore de 50% d’ici 2017.

Ça vous rappelle un mauvais cauchemar ? Si on vous dit LRU vous faites le lien ? On explique quand même parce qu’on aime bien faire dans le scolaire...

En détruisant méthodiquement les financements réguliers des universités, la LRU impose peu à peu le financement par projets de court terme, nuisant à toute recherche de qualité et contraignant les personnels à une précarisation sur des contrats de courte durée. De plus, dans ce tableau mortuaire s’ajoutent : la diminution constante depuis 2007 de la part des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires dans le supérieur ; celle des étudiant-e-s étranger-e-s également qui voient leur précarité prendre de l’importance (merci Claude Guéant) ; la mise sous tutelle de 8 universités pour cause de budget déficitaire (d’autres sont menacées)... On en rajoute ?... Bon on va s’arrêter là car la liste est longue.

Voilà donc à quoi mène la privatisation du service public, ne laissant le choix qu’entre coupe budgétaire et faillite. Nous craignons que cette politique immonde ne soit poursuivie par le nouveau gouvernement... Nous réaffirmons donc que la loi LRU doit être purement et simplement abrogée.

Pour rappel, l’OCDE publiait en 1997 « Internationalisation of Higher Education », un rapport qui préconisait « un engagement plus important de la part des étudiants dans le financement d’une grande partie des coûts de leur éducation ». Les étudiants n’ont plus le choix, il va falloir payer pour apprendre !

5- Annonce RIS

SUD éducation Grenoble, le PAS38, la CNT éducation, l’ICEM et le GFEN vous proposent une réunion d’information syndicale sur le thème de l’évaluation.

Elle aura lieu :

Mercredi 6 juin de 9H à 12H dans notre local SUD, 12bis rue des Trembles, à Grenoble.

Vous pouvez télécharger le courrier type à envoyer à votre IEN afin que soient décomptées ces heures d’information syndicale des heures de conférences pédagogiques.

6- Evaluations nationales CE1/CM2 :

Programmée entre le 21 et le 25 mai 2012

Le dernier rapport du Haut Conseil de l’Éducation recommande de renoncer aux indicateurs actuels de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finance) sur la maîtrise des « compétences de base ».

À la suite de ce rapport, toutes les organisations syndicales ont demandé au Ministre de l’Éducation Nationale l’abandon ou la suspension des évaluations nationales.

Malgré ce constat accablant, le Ministère a maintenu ces évaluations pour 2012. Les modalités de passation sont contestables, les finalités le sont tout autant :

- Elles ne servent pas au diagnostic des difficultés des élèves.

- Elles ne constituent pas un outil professionnel au service de la réduction des difficultés scolaires mais servent à légitimer les dispositifs d’aide individualisée, largement contestés dans la profession.

- Elles contribuent à la standardisation pédagogique de nos pratiques de classe.

Ce pilotage par l’évaluation permet une concurrence entre les écoles et les enseignants et à terme, avec la disparition de la carte scolaire, la transformation de l’école en un vaste marché.

Il est clair que ces évaluations n’ont jamais eu aucun sens.

Sans la prime de 400 euros et la volonté de ne pas pénaliser le porte-monnaie des collègues, on peut penser que ces évaluations n’auraient pas eu lieu ! SUD éducation a toujours dénoncé ce système de primes directes ou indirectes (heures défiscalisées pour des fonctionnaires !!!) moteur des dispositifs scélérats imposés par le gouvernement précédent.

SUD éducation demande :

- L’abandon pur et simple de ces évaluations.
- La levée des sanctions qui ont lourdement frappé les collègues qui ont refusé ces évaluations et dont le seul tort est d’avoir eu raison trop tôt.
- L’intégration des primes dans le salaire des enseignants.

C’est pourquoi nous appelons les conseils des maîtres à se saisir de ces éléments nouveaux pour rouvrir dès maintenant le débat sur la place des évaluations dans nos pratiques pédagogiques.


Documents joints

demande RIS 6 juin 2012

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