Bulletin hebdomadaire du 8 juin 2012

samedi 9 juin 2012

1- Et si on achevait la masterisation ?

L’avocat, Me Bluteau qui avait préparé la riposte juridique à la casse de la formation des maîtres organisée par les ministères Darcos-Chatel, nous a communiqué une bonne nouvelle : suite aux recours déposés en juin 2010 (déjà !) par SUD Education, la FCPE et Sauvons la recherche et l’université (rejoints par d’autres depuis) contre les décrets sur la masterisation, les concours et les modalités de (non) formation des futurs enseignant-e-s, le Conseil d’Etat vient à nouveau de prendre une décision qui nous donne raison.

Par un arrêt du 1er juin 2012, il annule les modalités actuelles de stage et ordonne au ministère de l’éducation nationale de mettre en place pour la rentrée 2012 une formule d’alternance stages/formation théorique conforme à l’avant-mastérisation.

Hollande et Peillon avaient promis de remettre en route la formation initiale des enseignants dès la rentrée, ils y sont maintenant obligés !

A suivre …

2- Communiqué de SUD éducation : politique de l’enseignement supérieur et la recherche

Vendredi 1er juin 2012.

Le nouveau gouvernement doit prendre la mesure du désastre en cours dans l’Enseignement supérieur et la Recherche. Les premières nominations alertent la communauté scientifique : de nombreux postes clefs se voient confier à des personnalités ayant largement contribué à cette stratégie délétère (LRU, etc.). Le gouvernement doit rompre clairement avec la politique de destruction menée dans le cadre du processus de Bologne de libéralisation de l’enseignement supérieur, initiée par Claude Allègre et poursuivie jusqu’à Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez.

Il faudra au moins :

- titulariser tous les personnels précaires travaillant sur poste pérenne, créer des emplois, tous les ans pour toutes les catégories et interdire les externalisations de services ; 


- abroger la loi LRU de gouvernance autoritaire des universités et le Pacte pour la Recherche qui assujettit la recherche à l’innovation ;

- défaire le LMD (Licence-Master-Doctorat) : stopper l’éclatement des formations, la semestrialisation et la marchandisation des connaissances par les ECTS (Système européen de transfert et d’accumulation de crédits)

- 
 promouvoir une université pour tous : gratuité de la formation continue pour tous, cursus adaptés aux salariés dans toutes les universités (cours du soir, remises à niveau) ; 


- construire des logements étudiants près des campus, instaurer un salaire étudiant.

Des mesures immédiates doivent être prises :

- abroger le décret du 23 avril 2009 modifiant le statut des enseignants-chercheurs qui a déclenché en 2009 la plus grande grève dans les universités ;

- abroger le décret n° 2010-888 et sa réforme de janvier 2012 relatifs aux conditions générales de l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l’Etat, applicable aux personnels BIATOSS et ITA (Ingénieurs-Techniciens-Administratifs) ; 


- dissoudre l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) composée d’"experts" auto-proclamés, nommés obscurément, dont les avis ne font même plus rire. De fait, l’excellence par l’identification des "plus mauvais" est une idée toxique, sans antidote, qui détruit inexorablement nos professions ;

- démanteler l’ANR (Agence Nationale de la recherche) qui détourne le financement récurrent des universités et des organismes vers des financements sur projet à court terme et instaure la précarité ;

- annuler les conventions d’IDEX (Initiatives D’EXcellence) déjà signées, démonter les structures administratives liées aux Labex (Laboratoires D’EXcellence) et répartir les moyens prévus dans les universités et EPST (Établissement public à caractère scientifique et technologique) ; 


- reverser à la recherche publique la niche fiscale du Crédit Impôt Recherche (dont le montant annuel est équivalent à deux fois la dotation totale du CNRS !) ;

- 
 abroger la réforme de la formation des enseignants, dite « mastérisation », re-ouvrir un concours au niveau licence et deux années de vraie formation initiale rémunérées ; 
 baisser les temps de service de tous les enseignants (qui n’ont d’ailleurs jamais bénéficié des 35h !).

3- On achève bien les cheminots.

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse de la fédération SUD-Rail au sujet des nombreux suicides de salarié-es à la SNCF.

Ces actes dramatiques connaissent une très forte progression ces dernières années parmi les cheminot-es.

La fédération SUD-Rail émet de fortes présomptions quant à l’existence de liens de causalité entre ces actes, le management agressif et les organisations du travail qui en découlent.


Documents joints

communiqué sud rail 5 juin 2012

Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 13 novembre 2018

Publication

660 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
13 Auteurs

Visites

44 aujourd’hui
67 hier
196763 depuis le début
2 visiteurs actuellement connectés