Bulletin hebdomadaire du 19 octobre 2012

dimanche 21 octobre 2012

1- Refonde moi dans tous les sens...

… mais pas trop quand même. Parce que, cherchez bien, aucune remise en cause du cadre donné par le traité de Lisbonne, du socle commun, de la place de l’enseignement privé. Rien, pas une ligne, pas le moindre mot. On refonde sur les mêmes bases de mise en concurrence des élèves, des enseignants, des établissements.

Cette grande foire n’aura servi qu’à nous confirmer que le gouvernement actuel n’est là que pour servir les intérêts capitalistes.

Il n’y a rien à négocier, tout ce que nous voulons, il faudra le gagner.

2- Et vas-y que j’te refonde :

« Pour réussir l’orientation, il faut non seulement que l’éducation nationale assume sa part de responsabilité, mais aussi que les entreprises se mobilisent davantage » […]

« Il faut faire découvrir l’entreprise et les métiers dès la sixième et cela jusqu’à l’université. »

« Je veux que l’on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres pour donner la meilleure formation possible et la plus utile aux jeunes. L’éducation nationale est capable de changer le contenu de ses diplômes et de ses formations pour répondre rapidement aux besoins de l’économie et des entreprises ; elle est mobile. La co-éducation, c’est aussi cela. »

« Il faudrait que les entreprises fassent mieux connaître leurs métiers dans les classes afin que les jeunes soient mieux informés des débouchés. Il faut aussi que les enseignants aient, au cours de leur formation, un contact avec le monde de l’entreprise ».

Pour celles et ceux que la lecture du premier article n’a pas convaincus, les propos ne sont pas ceux de la présidente du MEDEF, Mme Parisot, mais bien ceux de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale. Dans un entretien publié dans Les Échos le 3 octobre, M. Peillon reprend à son compte le crédo néo-libéral de ses prédécesseurs qui n’ont eu de cesse de chercher à soumettre l’école au monde de l’entreprise.

Voir en pièce jointe le communiqué fédéral Sud éducation dans son intégralité.

3- LIVRET PERSONNEL DE COMPÉTENCES : Déclaration du Conseil d’Administration de la FCPE Paris

Histoire de dire que nous ne sommes pas les seuls à condamner le LPC, le socle commun et tout le bazar, voici ce qu’en pense la FCPE parisienne :

Paris, le 16 octobre 2012

En 2011 le CDPE 75 a voté en congrès une motion contre la mise en place du LPC et sa numérisation. Aujourd’hui le LPC a été simplifié, et nous nous demandons si c’est le prélude à sa disparition ou si il continuera à être l’outil incontournable du socle commun.

Si certaines connaissances acquises à l’école peuvent être envisagées comme des compétences, toutes les connaissances ne sauraient se résumer en un socle d’utilités, validées au fur et à mesure de leur évaluation selon une grille d’items dont les résultats suivraient l’élève de 3 à 25 ans, dans une logique de contrôle et de normalisation.

En conséquence nous demandons à notre fédération nationale de rester vigilante sur cet aspect des réformes à venir.

Nous continuons à réclamer la suppression du LPC.

Nous refusons un socle commun prétexte à des pratiques généralisées d’évaluations et de contrôle transposant dans l’école ce qui se fait dans l’entreprise.

Nous réaffirmons la promesse éducative faite à tout jeune de l’appropriation de savoirs, de pratiques et d’outils visant d’abord au développement personnel et citoyen, affranchi de toute marchandisation des individus, dans une relation de confiance avec ses enseignants et la communauté éducative en général.

4- Expulsions : ça continue en Isère !

Lundi 15 octobre, deux squats ont été expulsés sur l’agglomération grenobloise : l’un à La Tronche, rue Fortuné Ferrini. Il s’agissait d’une maison du conseil général occupée par des Roms Roumains. L’autre à Saint-Martin d’Hères, rue des Lilas, occupée par des personnes de la même origine. Certaines personnes expulsées ont paraît-il été relogées, mais pas toutes. Pourtant, on se souvient de la déclaration du président Hollande : "pas d’expulsions sans solutions".

Et pourquoi pas aller plus loin ? Pas d’expulsions du tout !

Le gouvernement, le Conseil Général isérois, certaines Mairies expulsent et jettent à la rue hommes, femmes et enfants.

Ils n’ont plus l’excuse de dire « c’est la faute à Sarko », ils font le boulot eux-mêmes, savent que ce sera payant électoralement. Nous vivons une époque formidable.

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5- SUD-Rail réunit 700 manifestants devant la gare St Paul à Lyon.

De bonnes nouvelles il y en a, comme cette mobilisation du rail dans notre région le week-end dernier : 700 manifestants SUD-Rail s’étaient donnés rendez-vous devant la gare St Paul à Lyon pour dire non à la privatisation des TER, pour réclamer la réintégration de RFF au sein de la SNCF, pour exiger l’arrêt de la casse des métiers au sein de la SNCF, et enfin pour refuser le dumping social entre tous les travailleurs du rail.

Des délégations de syndicats européens (RMT d’Angleterre, ORSA d’Italie, CGT d’Espagne, Bahn Von Unten d’Allemagne) avaient également fait le déplacement pour soutenir cette initiative.

Des partis politiques ont également pris la parole lors de ce rassemblement pour exprimer leur position concernant l’avenir du service public ferroviaire.

SUD-Rail et l’Union Syndicale Solidaires se félicitent de cette journée réussie et proposeront rapidement d’autres initiatives pour mettre la pression sur ceux qui s’attaquent au service public et aux travailleurs du rail.


Documents joints

communiqué fédéral Sud éducation

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