Bulletin hebdomadaire du 9 novembre 2012

samedi 10 novembre 2012

1- Mercredi 14 novembre / 20h à Antigone, rue des Violettes, Grenoble :

L’Enjeu du salaire — avec Bernard Friot

Entre 1920 et 1980, des conquêtes révolutionnaires ont bouleversé la façon dont le capitalisme organise la production, en particulier la cotisation, le grade de la fonction publique et la qualification du poste dans le privé, la pension de retraite comme continuation du salaire. Nous pouvons les généraliser en remplaçant le marché du travail par la qualification universelle (et donc le salaire à vie), et le profit (et donc le crédit) par une cotisation économique qui financera l’investissement. Ainsi libérés des employeurs et des actionnaires, et avec eux du chantage à l’emploi et à la dette, nous maîtriserons la valeur économique et produirons autrement.

Bernard Friot est économiste, sociologue et professeur émérite à l’Université Paris-Ouest Nanterre. Il est membre de l’Institut européen du salariat (IES), réseau de chercheurs travaillant sur le salaire comme outil d’émancipation. Après Puissances du salariat et Et la cotisation sociale créera l’emploi, il a publié dernièrement L’Enjeu des retraites et L’Enjeu du salaire.

A voir et écouter au sujet de Bernard Friot :

- De l’emploi à la qualification : http://www.dailymotion.com/video/xh1foy_conference-bernard-friot-de-l-emploi-a-la-qualification_news

- Emission « là-bas si j’y suis » : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2420

2- Page people : ils s’aiment et ne s’en cachent plus !

Ce n’est pas tous les jours que l’actualité politique nous compte une aussi belle romance. Celle qui lie le gouvernement actuel et le monde de l’entreprise fait actuellement la une de tous les journaux. Le magazine Gala crie au plagiat ! Les preuves ne manquent pas.

Pierre Moscovici, Ministre de l’économie, est venu "dire des mots d’amour aux entrepreneurs", le vendredi 26 octobre, dans le Lot-et-Garonne.

Le quotidien « Le Monde » titrait le 29 octobre « François Hollande rassure les maîtres du monde ». C’était une opération de communication destinée à démontrer que François Hollande était bel et bien aux côtés des "maîtres du monde". Qui sont-ils ? Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim et le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Rider.

Il fallait bien les rassurer effectivement, suite à « l’ultimatum » pleurnichard que les PDG des 98 plus grandes entreprises françaises avaient lancé dans le Journal du Dimanche du 28 octobre. La bouche encore pleine de petits fours, ils y réclament qu’on accélère un peu le service, revendiquent le supplément chantilly gratuit, le tout arrosé de champagne parce qu’ils sont « arrivés au bout de ce qui est supportable » (sic).

Opération réussie pour notre Président au château de La Muette (16e arrondissement de Paris), siège de l’OCDE. Ce lundi 29 octobre, plusieurs participants ont noté une grande similitude de comportement entre M. Hollande et Mme Merkel, la chancelière allemande. "Tous deux écoutent, prennent des notes et débattent vraiment avec nous des solutions possibles" nota l’un d’eux après cette entrevue. Au moins, on sait qui porte la culotte...

3- Alerte rouge sur le fichage numérique !

Lorsque Peillon alerte les chefs d’établissements des débordements judiciarisables du flicage numérique généralisé…

Dans une note d’alerte du 3 septembre dernier adressée aux chefs d’établissements et directeurs académiques, le ministère, par la plume de Jean Marimbert, met en garde notre hiérarchie contre :
« L’insuffisance des mesures de sécurité » des fichiers numériques et autres « télé-services » utilisés dans les établissements scolaires et qui, toujours selon M. Marimbert, secrétaire général du cabinet de V. Peillon, doivent : « garantir au mieux la protection de la vie privée des...élèves...des parents d’élèves...et des personnels ».

Pourquoi cette mise en garde nationale diffusée le premier jour de rentrée ?

« Fichiers en libre accès sur les serveurs, dossiers papiers stockés dans des armoires non sécurisées, mot de passe ne présentant pas de réelles garanties de sécurité, absence de mesures de sauvegarde, de mentions d’information obligatoires etc... » si la liste des manquements relevés par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) est longue, ce qui effraie le plus le ministère est bel et bien « une éventuelle mise en cause des proviseurs, principaux et directeurs académiques ».

Dans cette note d’alerte qui fait suite aux nombreuses plaintes enregistrées par la CNIL et aux contrôles opérés récemment, les termes sont explicites : « rappeler expressément à l’ensemble des établissements que les traitements tels que PRONOTE, NOTA BENE, MOLIERE sont soumis au régime de la déclaration, que les espaces numériques de travail (ENT) sont soumis au régime de l’engagement de conformité.../…, les traitements permettant une inscription administrative des élèves en ligne sont soumis au régime de la demande d’avis.../…, la nécessité de respecter la loi informatique et liberté dont la méconnaissance expose aux peines prévues par le code pénal. »

Le propos principal est étayé par 3 pages rappelant des articles de la loi n°78-17 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, du code de l’éducation ainsi qu’un rappel des principales dispositions du code pénal...

Par la décision du tribunal administratif de Bastia du 14 juin 2012, la justice a déjà condamné la hiérarchie pour l’utilisation abusive de l’identification numérique en rétablissant dans leur droit des parents à qui le rectorat d’académie de Corse (à l’instar de tous les autres) refusait le droit d’opposition à l’inscription des enfants dans le fichier Base Élèves et Base Nationale Identifiant Élèves (désormais RNIE). Aujourd’hui les injonctions de la CNIL se font plus pressantes et laissent espérer que d’autres victoires sont possibles et qui vont dans le sens de l’abandon de tous les dispositifs de fichage et de contrôle en ligne : Base élèves, Sconet, RNIE, LPC, Cerise, ENT, PRONOTE...

SUD éducation dénonce et se bat depuis le début contre le dangereux développement de ces procédures numérisées.

Un identifiant unique par élève est attribué dès 3 ans et conservé dans une base de données numériques (RNIE) dans laquelle figure des données personnelles sur l’enfant et sa famille et sur laquelle viennent s’accrocher les résultats du Livret Personnel de Compétence (LPC), les résultats des « évaluations », le cursus de scolarité...

SUD éducation considère que cette note d’alerte rappelle l’importance du combat contre le fichage et le flicage ; un élément central sur lequel appuyer nos revendications et notre droit légitime de contrôle.

SUD éducation ré-affirme son soutien aux parents qui s’opposent à l’entrée de leur enfant dans Base élèves et Sconet, aux directeurs et directrices d’écoles qui s’opposent à Base élèves et refusent Affelnet, aux enseignant-es qui refusent de remplir le LPC et, plus largement, boycottent les procédures numériques imposées dans le système éducatif (la consultation d’I Prof ; PRONOTE…).
La Fédération SUD éducation soutient en particulier toutes celles et ceux qui font l’objet de sanctions décidées sous des gouvernements de droite et que le nouveau ministre refuse de lever.

St. Denis le 26/10/2012


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