Bulletin hebdomadaire du 16 novembre 2012

vendredi 16 novembre 2012

1- Rappel : Isère - Réunion d’information syndicale (RIS) à Grenoble le 5 décembre 2012 :

Sud éducation, CNT éducation et le PAS 38 s’associent encore une fois afin de vous proposer une réunion d’information syndicale en Isère. Ces réunions sont un droit et sont à décompter des temps d’animation pédagogique si vous le souhaitez.

1⁄2 journée d’information syndicale ouverte à toutes et tous (syndiqué-e ou non)

3 heures que vous pourrez déduire des heures consacrées aux animations pédagogiques

Mercredi 5 décembre 2012 de 9 h à 12 h
à Grenoble, Ecole Vallier, 44 bis rue Ampère

Refondation : notre mot à dire !

Cette année 2012-2013, le temps de la « refondation » organisée par le ministère, beaucoup de choses sont en suspens, les pressions de l’administration sont moins fortes. Profitons-en pour nous réapproprier l’école et redonner du sens aux apprentissages et à notre travail !

C’est le moment pour nous, enseignants, de nous retrouver pour nous informer, réfléchir, agir ! Affinons nos positions :

- le Livret Personnel de Compétences : même simplifié, il demeurerait fichier liberticide,

- le management de l’Éducation Nationale, le pilotage libéral sauce PS n’étant guère plus rassurant que le made in UMP,

- les rythmes de vie (et pas que scolaires) dans l’intérêt des élèves (ne les oublions pas) et des enseignants,

- notre vision humaniste et coopérative du métier,

- pour des moyens à l’Éducation Nationale dignes d’une priorité nationale

Renseignements :

PAS 38-UDAS pas38@wanadoo.fr 04-74-92-61-39

Sud éducation Grenoble sudeducationgrenoble@gmail.com 04 76 09 67 76

CNT Educ’ Isère educ.38@cnt-f.org

Le droit syndical ne s’use que si l’on ne s’en sert pas

2- Définitions

Un petit jeu pour cette rentrée, parce qu’on aime les devinettes. D’où sortent ces définitions ?

« - Le père : "C’est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfant. C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa. »

- La femme : "Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine."

- L’obèse : "personne malade, qui est tellement grosse qu’elle peut à peine marcher"… »

Non, ce n’est pas votre voisin sexiste et intolérant, mais bien le … Dictionnaire des écoliers lancé par le Centre Nationale de Documentation Pédagogique (CNDP) en septembre 2010 dans le cadre de la prévention de l’illettrisme. Comment cela a-t-il pu nous échapper ?... On ne sait pas.

Mais depuis, le site est suspendu, à notre grand regret... dommage, on aurait bien joué au jeu du dictionnaire ce week-end.

3- Rythmes scolaires 1er degré : Bidouillage et écran de fumée

Communiqué de la Fédération des syndicats sud éducation - mardi 13 novembre 2012

SUD éducation refuse que la question des rythmes scolaires occulte tous les autres aspects de la politique éducative du gouvernement, alors que celle-ci ne rompt pas avec la transformation libérale de l’école - La réforme des rythmes est un enjeu pour les élèves, pour les familles (et donc pour l’ensemble de la société), ainsi que pour les personnels, enseignants et agents municipaux - Le projet du ministère pose des problèmes pour l’ensemble de ces aspects.

La question des rythmes scolaires est instrumentalisée par le gouvernement pour masquer les autres dimensions de sa politique scolaire :

- une « refondation » très pauvre, le maintien des principales contre-réformes de la droite, un budget réel qui « augmente » moins que l’inflation, la précarité institutionnalisée comme mode de gestion,

- la poursuite du démantèlement du service public d’éducation avec la décentralisation de l’orientation et de la carte des formations, et l’influence croissante des entreprises privées dans l’enseignement professionnel.

- Cette question est cependant importante, parce qu’elle impacte profondément l’ensemble des conditions de scolarité des élèves, des vies des familles, et de travail des personnels. La manière dont le débat public est aujourd’hui mené est consternante, comme s’il n’était pas possible de faire autrement qu’opposer l’intérêt des élèves et des parents à ceux des personnels.

Dans ce qui est maintenant annoncé par le ministère, le temps scolaire sur la semaine serait de 24 heures de classe, avec 4 journées de 5 heures et une demi-journée de 3 heures le mercredi matin, auxquelles il faut ajouter une heure de classe à placer dans la semaine dans le plus grand flou. Pour les enseignant-e-s, en outre, 3 heures par semaine seraient dédié-e-s aux autres tâches, pour l’aide personnalisée ou l’accompagnement au devoir, les concertations diverses, la liaison avec le collège et les relations avec les parents et les autres acteurs... Aucun enfant ne devrait quitter l’école avant 16h30.

On est loin de la réforme profonde annoncée :

- Pour les élèves, tout indique qu’il faut un temps d’enseignement quotidien réellement réduit. Le projet de ministère prévoit une demi-heure de moins chaque jour, cela ne constitue en rien un allègement significatif !

- La répartition des périodes est toujours déséquilibrée, avec un deuxième trimestre disproportionné.

- Aucune réforme des programmes et des apprentissages n’est envisagée pour le moment, la logique des compétences et du LPC est poursuivie.

Cette réforme est davantage un bidouillage mal fagoté qu’une vraie transformation des rythmes, qui supposait de mettre des moyens humains et financiers pour répondre aux nécessités pédagogiques et aux attentes des personnels.

Flous préoccupants pour tous les personnels dans le projet ministériel :

- L’accompagnement pour les devoirs sera-t-il assuré par les PE seul-es avec leur classe entière ou y aura-t-il d’autres personnels pour l’aide aux devoirs ?
Lesquels ?
Financés par qui ?
Qu’en sera-t-il pour les maternelles où il n’y a pas de devoirs ?

- A quel moment les animations pédagogiques, les concertations, les conseils des maîtres, se tiendront-ils, puisque les PE ont des élèves en charge tous les jours, mercredis matin compris, et qu’aucune libération n’est prévue pour ces autres activités ?

- Les élèves devant être pris en charge à l’école pendant 8 heures (de 8h30 à 16h30) les lundis, mardis, jeudis et vendredis, ils seront sous la responsabilité des professeur-es des écoles 5h30. Il reste donc 2h30 de prise en charge à assurer. Les modalités de cet accueil complémentaire restent pour le moment très indéterminées : la pause méridienne passera-elle de 2h00 à 2h30 ? Qui assurera le temps restant, à midi ou en fin de journée ? Qui va financer cette prise en charge : l’État, les collectivités territoriales, l’entreprise ?

- Comment l’égalité sur le territoire sera-t-elle assurée si une partie de la charge repose sur les mairies ? Qu’en sera-t-il dans les zones rurales ?

Si la question des moyens ne règle pas l’ensemble du débat, il ne peut y avoir de vraie réforme des rythmes scolaires sans une augmentation importante du nombre de personnels.

Le gouvernement Hollande/Ayrault affiche une « priorité à l’éducation » pour légitimer sa politique de rigueur. Le projet de budget vient démentir cette communication. Celui de l’Éducation nationale n’augmente réellement que de 0,6%. Pour 80000 postes supprimés en 5 ans, au plus 8800 seraient recréés. On est loin de la « reconstruction » du service public d’éducation. Ces politiques d’austérité doivent être stoppées. Elles ont des conséquences concrètes sur l’ensemble de nos conditions de travail et sur tous les aspects du service public.

Pour une réforme des rythmes scolaires qui réponde aux besoins des élèves et des familles et améliore les conditions de travail de tous les personnels, SUD éducation revendique :

- une réduction du temps de travail de tous les personnels :

* les 35 heures n’ont jamais été appliquées aux enseignant-e-s,

* et il est urgent de diminuer le temps de travail des personnels IATOSS sans baisse de salaire ni flexibilisation ;

- des embauches sous statuts de fonctionnaires à la hauteur des besoins dans toutes les catégories, ce qui suppose d’augmenter les postes aux concours avec une programmation pluriannuelle claire, la titularisation sans conditions de concours ni de nationalité des tous les précaires et l’arrêt du recrutement de nouveaux précaires.

La fédération SUD éducation :

- Affirme la nécessité de construire un mouvement interprofessionnel pour des alternatives à l’austérité

- Propose aux fédérations syndicales de l’Éducation Nationale de se réunir pour élaborer une plateforme de revendications à faire aboutir par la mobilisation, sur le budget et sur les politiques éducatives.

4- Le fiasco continue

Décidément, la formation des enseignants est loin d’être une question simple à traiter. Depuis la masterisation lancée en 2009, les différents gouvernements ne savent plus comment faire. Alors ils tentent, vaille que vaille, de faire des réformes pour que tout cela ne ressemble finalement, encore plus à rien.
Une petite explication ?... Depuis la réforme lancée par le gouvernement Sarkozy, le concours de recrutement se déroulait sous cette forme : examens écrits au mois de novembre et examens oraux aux mois de mai/juin. Aujourd’hui, le gouvernement Hollande propose de retourner vers l’ancienne formule : écrits et oraux en fin d’année scolaire (mois de mai-juin).

Résultat pour cette année : les étudiants admissibles aux écrits de novembre 2012 et qui passent leurs oraux au mois de juin 2013, prévoient de repasser les écrits de mai 2013 pour prévenir d’un éventuel échec aux oraux (en plus de la rédaction / soutenance de leur mémoire de Master 2). De plus, les étudiants de Master 1 admissibles aux écrits de juin 2013 vont se voir confier un service d’enseignement (avant qu’ils aient passé les écrits de juin 2014) sans aucune formation préalable et avec une rémunération (vous vous en doutez bien) qui nous fait verdir...

Conclusions : Des étudiants qui passent deux fois un examen dans la même année, une nouvelle forme de précarisation du statut d’enseignant, un concours qui se veut « ancienne mouture IUFM » sans la formation alternée théorique/pratique qui était offerte avant, et une aspirine si vous avez mal à la tête à la fin de cette lecture...

A télécharger, le communiqué de la fédération Sud-étudiant et de la Fédération Syndicale Etudiante.

5- « Honnête » refondation :

Nous avons déjà eu l’occasion, en septembre, de vous présenter François Momboisse, le gentil animateur de l’atelier numérique de la pseudo-concertation « Refondons l’école ». Nous vous proposons aujourd’hui de pousser un peu plus loin la présentation du personnage car cela éclaire, à nos yeux, sa présence dans ce cadre gouvernemental. En effet, l’intéressé rêve d’un fichage mondial de « gens honnêtes »...

Extrait d’un article paru en mars 2012 sur http://www.strategies.fr/actualites/marques/183891W/la-carte-biometrique-associera-controle-d-identite-en-ligne-et-e-commerce.html

La carte biométrique associera contrôle d’identité en ligne et e-commerce

15/03/2012 -Contestée pour son fichier central, la carte d’identité biométrique, qui devrait voir le jour dans dix-huit mois, comportera aussi une puce (facultative) destinée à l’e-commerce, permettant de s’authentifier en ligne.

Une renaissance pour la signature électronique ? Les députés ont adopté, mardi 6 mars, la loi « relative à la protection de l’identité », qui crée une nouvelle carte d’identité électronique, laquelle restera gratuite et non obligatoire. S’y ajoutera un fichier central qui réunira les données biométriques de l’ensemble des porteurs, un « fichier des gens honnêtes » qui donne un goût de soufre au projet. Concrètement, cette future carte comportera une puce contenant des informations d’état-civil (date de naissance, adresse, etc.) et des données biométriques (taille, couleur des yeux, empreintes digitales, photographie). Une seconde puce, facultative, permettra d’identifier en ligne le porteur de la carte.

Cette dernière fonctionnalité, moins connue, ressuscite le serpent de mer de la signature électronique, service d’authentification en ligne créé par la loi du 20 mars 2000, « qui s’est peu développée en France, à part pour la déclaration en ligne d’impôts », précise Benoît Tabaka, juriste et secrétaire général du Conseil national du numérique (CNN). « Avec cette puce en option sur la carte d’identité biométrique, les commerçants et les consommateurs auront un moyen d’identification fiable. C’est une bonne chose. On pourrait même imaginer un système européen, voire universel », salue François Momboisse, président de la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance) et vice-président du CNN.


Documents joints

le communiqué de la fédération Sud-étudiant et (...)

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