Bulletin hebdomadaire Isère du 24 mai 2013

dimanche 26 mai 2013

1- Evaluations nationales : la tentative de le retour !

Cette année, dans les écoles, les évaluations nationales ne sont plus obligatoires et ne doivent pas remonter aux inspections. La circulaire de début d’année est très explicite à ce sujet :

« Pour cette année 2013, les évaluations de fin de CE1 et de fin de CM2 sont des outils pédagogiques utilisés librement par les maîtres, destinés à aider les écoles dans leurs choix pédagogiques pour mieux faire réussir les élèves. Ces évaluations seront utilisées uniquement dans les écoles et ne donneront pas lieu à une remontée des résultats. »

Et bien malgré cela, certains inspecteurs font du zèle (surprise !) et tentent le coup de bluff dans les circonscriptions afin de faire passer, coûte que coûte ces évaluations.

Par exemple, dans une note de service envoyée aux écoles de la 1ère circonscription de Grenoble, l’IEN « propose de banaliser la semaine du 3 au 7 juin pour organiser la session de passage des évaluations ».

Ne vous laissez pas faire et mettez tout cela dans la corbeille de votre ordinateur préféré. N’hésitez pas à nous contacter si vous subissez des pressions.

2- La Cour des Concomptes :

Vous n’avez pas pu passer à côté de l’étron, bien gros bien gras, qui a été diffusé cette semaine à grand renfort de presse avide de taper sur ces feignasses de profs : le rapport de la Cour des comptes (présidée par le Didier Migaud, PS).

Sans surprise, Vincent Peillon a jugé qu’il y avait « beaucoup de choses positives » là-dedans. Ben voyons... Pas besoin de moyens supplémentaires (humains et budgétaires) : une aubaine !

Reprenons rapidement, pour les décrypter, les recommandations que formule la Cour :

1.Redéfinir le métier enseignant en adaptant en particulier les obligations réglementaires de service ;
(NDLR : On va vous faire bosser plus et va falloir garder le sourire !)


2.Mieux valoriser les ressources humaines, au niveau individuel et des équipes ;
(NDLR : Objectifs, performances, indicateurs, réussite, évaluation, caporalisation, ...)

3.Affecter les enseignants en fonction de la réalité des postes et des projets
d’établissement ;
(NDLR : pouvoir affecter à la tête du client et, si possible, virer les profs qui ont tendance à l’ouvrir un peu trop : la prime aux lèche-bottes)


4.Assurer une gestion de proximité.
(NDLR : Renforcer le pouvoir des petits chefaillons)

La droite en rêvait, la droite l’a fait !

3- Le Danemark comme exemple ?

Enchainement parfait avec l’article précédent. Au Danemark, les enseignants subissent un look-out (arrêt des cours) depuis le 1er avril 2013.

La raison ? On demande aux enseignants fasse un horaire de 37 heures (contre 16 à 25H actuellement) à l’école et qu’ils donnent davantage d’heures de cours.

Le résultat ? Le profs ne sont plus payés et les élèves n’ont plus de cours.

Qui est derrière tout ça ? Comme en France, un gouvernement social-démocrate (un PS français).

Voir un article complet sur le site de l’APED :

http://www.skolo.org/spip.php?page=article&id_article=1554

4- Franchement, fallait pas... mais on prend quand même :

L’éradication des nazillons-curetons est une entreprise du genre velue... Mais ne voilà t-y pas qu’un début de solution nous a été donnée cette semaine par un de ces nuisibles : le suicide !

Bon, à part une balle, il y a bien autre chose qui a traversé la tête de Dominique Venner au moment de passer à l’acte. Et ce quelque chose c’est peut-être « faites comme moi si vous pensez comme moi » non ?

Alors allez-y les réacs, les frontistes, les frigides et les droit-dans-vos-bottes, offrez vous un beau sacrifice dans le lieu de culte de votre choix.
Si vous voulez pousser plus loin votre sacrifice à la cause, joignez donc quelques kilos de dynamite à votre oeuvre, histoire de nous débarrasser de quelques clochers inutiles. Le Sacré-coeur par exemple !

Erigée pour « expier les crimes de la Commune », cette verrue construite à partir de 1875 à l’emplacement du point de départ du soulèvement parisien est un crachat à la figure des Communards. Rendons hommage à ces derniers, en cette fin mai, triste anniversaire de la semaine sanglante (21-28 mai 1871) qui mit un terme à l’insurrection.

5- Il a cassé sa pipe...

C’est elle que l’on matraque,

Que l’on poursuit que l’on traque.

C’est elle qui se soulève,

Qui souffre et se met en grève.

C’est elle qu’on emprisonne,

Qu’on trahit qu’on abandonne,

Qui nous donne envie de vivre,

Qui donne envie de la suivre

Jusqu’au bout, jusqu’au bout.


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