Bulletin hebdo Isère du 27 septembre 2013

vendredi 27 septembre 2013

1- Vous reprendrez bien un peu de paella !?

Le Rom c’est pratique, surtout quand on n’a pas d’idées et qu’en plus on ne veut pas parler du reste. Dans ce domaine, Manuel Valls boxe hors-catégorie avec le Front National et certains sbires de l’UMP. Dégoiser sur 20 000 êtres humains ça évite de parler de la crise profonde du capitalisme, des de-plus-en-plus-nombreux-millionnaires-et-milliardaires qui se gavent sur notre dos, des milliards d’euros annuels que représente l’exil fiscal en France, des 8 millions de personnes (400 fois plus que la population des Roms) qui vivent sous le seuil de pauvreté aujourd’hui dans notre pays.

Allez on va faire du Valls nous aussi cette semaine, en espérant que les médias locaux et nationaux reprendront nos propos aussi largement que ceux de Manu.

Aujourd’hui donc, cours d’Histoire : Dans les années 30, de véritables caravanes humaines envahissaient la France suite à une « guerre civile ». Parmi eux, les parents de notre bon Ministre. Notons ici que certaines familles n’hésitaient pas à emporter des valises : il s’agissait donc bien d’une immigration de peuplement !!

Très rapidement, les réfugiés dressèrent des campements et vécurent exclusivement entre eux en se protégeant des Français à l’aide de barbelés. Pas étonnant : ils jouissaient de l’eau potable des municipalités !

On le voit bien, ces personnes n’avaient pas vocation à rester chez nous mais ils l’ont fait quand même... les bougres. Pire, face à la montée des revendications communautaires de cette population, les plus grandes marques françaises ont dû abdiquer et à ce jour, nos rayons sont garnis de leurs spécialités culinaires !

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2- Ils ne volent pas assez de poules :

Du coup on a un peu tendance à les oublier dans les médias et au gouvernement. D’aucun déclarent même qu’ils sont sans nom, sans visage et sans parti (injure tendant à nier même leur existence).

Ils existent pourtant !

Syndicat épris de justice sociale, nous réparons, à notre humble niveau, ce complot qui vise à les faire disparaître : aujourd’hui rendons hommage au riches !

3- Et pendant ce temps là au Mexique...

Nous vous en avions déjà parlé dans notre bulletin du 6 septembre dernier. Au Mexique, après plus d’un mois de grève, des dizaines de milliers d’enseignants ont été rejoints par les étudiants universitaires et par d’autres syndicats dans leur appel à un arrêt national de travail les 19 et 20 septembre. Cet élargissement de la grève vient en réponse à l’assaut brutal donné par la police fédérale le 14 septembre contre le campement installé par les enseignants sur la place principale au centre de Mexico, assaut qui s’est terminé par l’expulsion des protestataires.

Les enseignants en grève font partie de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Enseignement (CNTE), regroupement militant au sein du Syndicat National des Travailleurs de l’Enseignement (SNTE).

Rappelons ici que Peña Nieto, président mexicain, cherche à imposer une nouvelle loi de réforme de l’enseignement. Celle-ci vise à imposer une évaluation standardisée et obligatoire à tous les enseignants et à ouvrir la voie à une attaque de grande ampleur contre le statut de fonctionnaire qui est celui des enseignants du secteur public.

Soumis à de fortes pressions, la direction actuelle du SNTE s’est couchée derrière l’attaque de Peña Nieto contre les enseignants. Les enseignants affiliés à la CNTE ont, eux, refusé de se soumettre sans combat à la réforme.

Il est difficile de savoir à quel point la grève est effective à l’échelle nationale vu que les dirigeants nationaux du SNTE y sont opposés. Mais la CNTE a mobilisé des centaines de milliers d’enseignants, d’étudiants et de travailleurs solidaires lors de manifestations à Mexico et la grève s’est étendue de Veracruz sur la côte est jusqu’à Guadalajara dans l’ouest du pays.

L’Assemblée nationale ayant déjà voté le projet de réforme, les enseignants mènent une bataille difficile pour l’obliger à revenir sur cette décision. La stratégie du gouvernement est clairement d’épuiser les enseignants dans les régions les plus pauvres du pays pour les forcer à reprendre le travail, tout en calomniant et rendant responsables de tous les problèmes les enseignants de Mexico.

Au cours des 20 dernières années, ce genre de stratégie s’est avérée efficace - des dizaines de syndicats de branches ont été brisés et les emplois de leurs membres liquidés lors de plans de privatisation massive. Récemment, les 40.000 membres du Syndicat des Travailleurs de l’Electricité (SME) ont perdu la bataille pour conserver l’électricité sous statut public dans la ville de Mexico. Le SME continue à lutter mais le gouvernement se sent maintenant assez confiant pour faire rentrer les enseignants dans le rang.

Les semaines qui viennent seront décisives pour savoir si les enseignants vont pouvoir porter un coup dur aux plans de Peña Nieto.


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