Bulletin Hebdo Isère du 22 novembre 2013

mardi 26 novembre 2013

1- Rythmes scolaires : appel à la grève nationale dans l’unité le jeudi 5 décembre !

En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, la réforme dite des « rythmes scolaires » crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire. Le constat aujourd’hui est clair : elle va à l’encontre de l’intérêt des élèves et de celui de l’ensemble des personnels concernés !
Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.
C’est un échec pour Vincent Peillon et ceux qui le soutiennent encore, le ministre doit en tirer les conséquences et retirer son décret.

Pour l’unité d’action de l’ensemble des personnels concernés, les organisations syndicales, Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales,
réunies en inter fédérale le 21 novembre 2013, appellent l’ensemble des personnels du 1er degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, adjoints techniques… à faire grève le jeudi 5 décembre 2013, pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Cette grève du jeudi 5 décembre doit être un succès et les Assemblées générales réunies ce jour-là devront décider des suites à donner à cette lutte pour obtenir l’abrogation du décret Peillon et imposer une autre réforme.

(voir le communiqué inter fédéral en pièce jointe)

2- Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?

Vincent Peillon tente toujours d’afficher un semblant de sérénité dans l’espoir de rassurer tout le monde et qu’on le laisse enfin « réformer » comme bon lui semble. Mais si l’on jette un oeil deux secondes en coulisses, c’est le bazar et ça sent bon la panique.
Petit florilège de signes qui ne trompent pas, lors du Congrès des Maires de France cette semaine, où à vouloir ramer sur le sable on s’enterre :
- Jean-Marc Ayrault, ce mardi 19/11, a dit vouloir « aller plus loin » dans la souplesse des taux d’encadrement des activités périscolaires. Quand un Premier Ministre « socialiste » (attention, guillemets indispensables !) annonce vouloir aller plus loin on pense forcément progrès social ! Que nenni, le Premier ministre a simplement indiqué qu’il saisirait dans les prochains jours le conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) pour qu’il propose début janvier les modalités d’une expérimentation au premier semestre 2014 en vue de cet assouplissement. « Il s’agira d’étendre le financement des CAF à l’ensemble des activités périscolaires délivrées dans le cadre d’accueils déclarés, y compris avec des taux d’encadrement assouplis ». Bon, soyons honnêtes, ça va effectivement « plus loin »... Tout dépend du sens dans lequel on veut aller.
- Devant ce même parterre de Maires de France, George Pau-Langevin, ministre à la réussite scolaire a perdu l’occasion de se taire. Restée silencieuse tout le temps de l’échange entre Vincent Peillon et les maires, elle s’est attiré les foudres des élus en affirmant que la réforme était « l’occasion pour les élus de prendre en main l’éducation des enfants » ! Voici donc un soutien de poids à notre syndicat qui dénonce depuis le début le transfert aux collectivités et le démantèlement du service public d’éducation ! Mme la ministre avoue donc la finalité de cette « réforme », transférer aux communes la gestion de l’école.
- Vincent Peillon s’est fendu en personne d’une déclaration qui fera date ! Souhaitant se montrer conciliant il a déclarer aux Maires : « on ne vous demande pas d’être les meilleurs pédagogues, ni de mettre en place des activités extraordinaires ». Résumons la pensée de Vincent : « démerdez-vous et faites ce que vous pouvez, les gamins on s’en cogne, ce que je veux c’est que ma réforme passe... ».
- Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, propose lui de repenser le fonds d’amorçage « en le calquant sur ceux dédiés aux start-ups (en prévoyant une dégressivité dans le temps) ». En voilà une belle idée « socialiste » !

3- Et pendant ce temps-là... La richesse des milliardaires du monde a doublé depuis 2009.

Depuis 4 ans, on nous rabat les oreilles à coups de crise, de récession, de rigueur...
Contrairement à la crise de 1929, où les banques se sont écroulées l’une après l’autre telles des dominos, victimes de leurs erreurs de spéculation, il semblerait désormais que les banques soient plus habiles car cette crise qui dure ne voit aucune banque trépasser alors que nous sommes, simples « citoyens », chargés de réparer les dégâts et de rembourser une dette dont nous ne sommes pas responsables mais simples victimes.
Selon un rapport publié ce mardi 19 novembre par UBS et Wealth-X (des sociétés-conseils faisant un suivi des super-riches), les avoirs des milliardaires du monde ont pourtant doublé depuis 2009 !

La richesse collective des milliardaires du monde atteint maintenant le sommet de 6 500 milliards de dollars, un chiffre presque aussi grand que le produit intérieur brut de la Chine, la deuxième économie du monde. Le nombre de milliardaires a augmenté à 2 170 en 2013, alors qu’il était de 1 360 en 2009, selon le rapport.
En plus d’analyser la richesse des milliardaires du monde entier, ce rapport documente les énormes sommes dépensées par ceux-ci en articles de luxe. Les milliardaires du monde entier possèdent pour environ 126 milliards de dollars en yachts, jets privés, oeuvres d’art, antiquités, articles de mode, bijoux et voitures de collection. Ce chiffre est supérieur au produit intérieur brut du Bangladesh, un pays de 150 millions de personnes.
Les 2 170 milliardaires du monde détiennent 48 milliards de dollars en yachts, soit une moyenne de 22 millions de dollars par navire. Pour mettre ce chiffre en perspective, les Nations Unies ont estimé que pour éradiquer la faim dans le monde, il faudrait un investissement de 30 milliards de dollars par année.

Cet état de fait est le résultat inévitable du système capitaliste, qui traite la richesse des milliardaires du monde entier comme sacro-sainte, alors que les besoins de la population, tels que l’éducation, le logement et la santé, sont sujets à être sacrifié.

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