Bulletin Hebdo Isère du 31 janvier 2014

samedi 1er février 2014

1- Inversion de courbe !

Nous on y est arrivé... En 2014, votez pour nous !*

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* Message subliminal sensé vous préparer au mieux aux élections professionnelles de la rentrée 2014...

2- « On ne peut pas rester neutre dans un train en marche » (Howard Zinn)* :

Comme c’est devenu la tradition à l’approche d’élections, les écoles et établissements de l’Académie ont reçu une note du Recteur d’académie précisant que "le service public de l’éducation nationale est tenu à une obligation de stricte neutralité". Et de rajouter plus loin qu’aucun fonctionnaire ne peut « faire usage de sa fonction à des fins de propagande électorale ». En conclusion, le Recteur finit par évoquer une soi-disant « période de réserve ». C’est bien là qu’est l’os hélas...
Or, si en effet, dans l’exercice de leurs fonctions, les enseignants, comme tous les fonctionnaires, doivent respecter une stricte neutralité, notamment en ce qui concerne leurs opinions politiques ou religieuses et respecter en cela le principe de laïcité et de neutralité, évoquer une « période de réserve » dévoile une manoeuvre tendant à couper court au moindre débat ou de contraindre la profession au silence et à l’acceptation...
Nous avons ici, en apprenant qu’il existerait une « période de réserve », l’occasion de rappeler que la hiérarchie invoque toujours le prétendu « devoir de réserve », pourtant disparu des obligations faites aux enseignants depuis 1983 !
Il nous apparaît donc nécessaire d’apporter quelques précisions afin de lever les ambigüités de certaines formulations.
Certes, dans un passé lointain (début du XXème), les fonctionnaires n’avaient pas le droit de se syndiquer, ni de s’exprimer publiquement. Mais depuis 1983 (loi Anicet Le Pors), les fonctionnaires ont les mêmes droits d’expression que les autres citoyens. Cette liberté d’expression est garantie par la constitution et leur permet de critiquer librement la politique du gouvernement dans les limites prévues par la loi (diffamation, injures...). Pour confirmer nos dire, appuyons nous sur un extrait du Journal officiel du 8 Octobre 2001 (page 5798) : « Il convient de rappeler, au plan des principes, que cette obligation de réserve ne saurait être conçue comme une interdiction pour tout fonctionnaire d’exercer des droits élémentaires du citoyen : liberté d’opinion et, son corollaire nécessaire dans une démocratie, liberté d’expression. Ces droits sont d’ailleurs, eux, expressément reconnus par l’article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. »
Comme le rappelait Anicet Le Pors lui-même dans une tribune du Monde en 2008, « nous avons choisi en 1983 une conception du fonctionnaire-citoyen en lui reconnaissant, en raison même de sa vocation à servir l’intérêt général et de la responsabilité qui lui incombe à ce titre, la plénitude des droits du citoyen. »
Dans la période actuelle de remise en cause des droits des salariés, il est important de démasquer les méthodes abusives de « management des ressources humaines » qui opèrent de plus en plus dans notre institution. Les mesures d’intimidation précédemment évoquées ne font que participer de la vaste entreprise de démolition du statut général des fonctionnaires qui est en cours.

* historien et politologue américain (1922-2010)

3- Universités = Centre de coûts et de profits ?

Oui si l’on en croît Geneviève Fioraso. Ce qu’il y a de bien avec la sociale-démocratie c’est qu’elle n’en finit jamais de surprendre celles et ceux qui la croyait « de gauche » et qu’elle prouve un peu plus chaque jour son amour du marché.
Ainsi la ministre de l’Enseignement supérieur a pu claironner dans les Echos du 23/01 que les universités sont « autonomes ». Ceci ne l’empêche toutefois pas d’avoir une vision de leur devenir : « La plupart des universités n’ont pas la culture d’un centre de coûts. Or, si on est autonome, si on gère son budget, on est un centre de coûts et un centre de profits. Il faut qu’elles acquièrent cette culture. »
A l’heure où la réforme de la formation professionnelle offre des opportunités de recettes, la ministre précise : « Il faut savoir formater une offre et faire payer les factures. Et ne pas considérer que, lorsqu’on fait une prestation pour l’hôpital ou le CNRS, elle doit être gratuite parce qu’on fait partie du service public ! ».
La ministre plaide d’autant plus pour « cette mentalité nouvelle » qu’elle espère voir le chiffre d’affaires des universités sur la formation passer des 640 millions d’euros par an actuellement à 1,5 milliard, voire 1,8 milliard en cinq ans. « Il faut réenchanter les universités et les ouvrir sur le monde extérieur », plaide-t-elle. Celles-ci pourraient s’emparer de la formation aux entreprises.
Faudra-t-il d’autres ressources nouvelles, comme la hausse des droits d’inscription ? « Pour l’instant, non », assure Geneviève Fioraso, qui affirme néanmoins que les universités peuvent déjà le faire pour certains étudiants étrangers. Sans les y encourager officiellement : « Les universités sont libres... »
« Liberté mon cul » disait le poète...
Et dire qu’on va encore en trouver qui ne verront pas là dedans la lente mais certaine descente aux Enfers de l’Université...

4-En Espagne comme ailleurs non à la remise en cause du droit à l’IVG !

Rassemblement ce samedi 1er février à 14h place Félix Poulat, à Grenoble.
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(voir tract en pièce jointe)


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