Bulletin Hebdo Isère du 28 mars 2014

dimanche 30 mars 2014

1- Mouvement donc...

Vous êtes nombreuses et nombreux à vous consacrer actuellement à votre mouvement. Moment important dans l’année pour vos conditions de travail et de vie personnelle futures. Qu’obtiendrez-vous ? Où serez-vous l’année prochaine ? Ayez quand même bien en tête que le rôle des syndicats en commission paritaire n’est pas décisionnaire... Il y a certes une vigilance sur ce qui se fait mais les marges de manoeuvre sont plus que maigres. Et concernant le résultat définitif du mouvement, l’administration vous renseignera sur I-Prof bien avant tout le monde !

Maintenant, parlons plutôt de mouvement... social !

2- RESF :

Fin de la trêve hivernale le 31 mars, pluie d’OQTF (Obligation de quitter le territoire français), expulsions à tour de bras, … Le RESF (Réseau éducation sans frontières) n’est pas vraiment en vacances depuis mai 2012.
- Signature de pétitions sont toujours d’actualité sur le site du RESF38, cliquez cliquez cliquez !
http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique297.html
- Pour bien montrer que la présidence sociale-démocrate ne change rien de la politique anti-étranger que nous connaissions auparavant, un évènement de soutien au RESF38 est organisé à Grenoble : La Bobine - samedi 5 avril à partir de 15H et jusque tard dans la nuit. Toutes les informations là :
http://www.labobine.net/#/evenement/special/qpv0NWD3SK6_apr-s-midi-soir-e-de-soutien-resf/

3- « Ah ce Raymond... »

Les ouvriers et ouvrières de l’entreprise A. Raymond, à Grenoble, sont en grève pour obtenir 50 € d’augmentation et bloquer un processus de réorganisation horaires mis en place par un nouveau directeur ; celui-ci est l’ancien directeur de Radiall où il y a eu énormément de casse social. Cette réorganisation vise bien sûr, à terme, une baisse d’effectif.
A. Raymond est une entreprise qui a près de 150 ans. Les ouvriers et ouvrières y fabriquent toutes les fixations présentes dans les moteurs automobiles en métal et en plastique, ainsi que les fixations dans le médical et paramédical. L’entreprise se trouve sur 3 sites de l’agglomération grenobloise, 700 salarié.e.s y travaillent. Elle appartient à la famille Raymond et a fait 6 millions de bénéfices l’an dernier.
Une tentative d’explication à ce mouvement social est proposée au point suivant...

4- « Ces salariés qui coûtent trop cher... »

Rengaine maintes fois assénée qui devrait devenir vérité pendant que les grandes entreprises françaises engraissent leurs actionnaires. En moyenne, les 47 plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse ont versé en 2013 l’équivalent de 60% de leurs bénéfices aux détenteurs de leur capital. Soit 32 milliards d’euros environ ! Huit grandes entreprises françaises ont même choisi de verser à leurs actionnaires des dividendes supérieurs à leurs bénéfices.

Des exemples ?
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Chez ArcelorMittal, ST Micro, Accor et Areva, à tous les coups, les actionnaires gagnent !
Malgré une perte de 2,8 milliards, le n°1 de l’acier a ainsi ponctionné 910 millions d’euros au profit de ses actionnaires ! Ah ces « privilégiés » de fonctionnaires... Chez l’hôtelier Accor, malgré une perte de 600 millions d’euros l’année dernière, le groupe (Sofitel, Novotel, Ibis, Mercure…) a versé 269 millions d’euros de dividendes… Ce qui ne l’a pas empêché de lancer un « plan d’économie en Europe de 100 millions d’euros » et de supprimer 172 postes en France en 2013. Bref, priorité aux financiers.
SANOFI a déjà supprimé 4 000 postes entre 2009 et 2011 en Europe et en supprimera encore un millier en France d’ici 2015. Quand on entend l’argument utilisé en France par la direction, à savoir « la recherche est en panne », on se dit que les bons vieux préceptes rabâchés sur les ondes ne doivent valoir que pour les pauvres : « Il faut se serrer la ceinture », « Les français comprennent bien qu’il faut faire des économies », … Que fait SANOFI ? Dividendes pour les actionnaires en hausse et des salaires qui stagnent. Ces mêmes salariés qui, chacun, génèrent 31 141 € de dividende à reverser aux actionnaires. Et ces français qui doivent bien comprendre.

5- « Le peuple se réveille. C’est fini la fête ! » :

Voici ce qu’on pouvait lire samedi dernier, à Madrid, sur un un gigantesque doigt d’honneur au milieu d’une immense foule...
La rage, le ras-le-bol,mais, aussi, la solidarité, le soutien mutuel et la dignité ont été le combustible des « Marches de la Dignité » qui, depuis la fin février, ont parcouru tout l’Etat espagnol pour arriver samedi dernier 22 mars à Madrid où des centaines de milliers de manifestants ont défilé. Face à la spoliation des droits et à la soumission politique aux diktats de la « sainte » Troïka, ces Marches exigeaient l’arrêt des coupes budgétaires, des emplois et des logements dignes et l’arrêt du paiement d’une dette illégitime tandis que les responsables de l’explosion de la bulle immobilière, de la corruption et des abus bancaires continuent de s’enrichir.
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Il y a aujourd’hui en Espagne trois millions de personnes qui vivent avec moins de 307 € par mois, soit deux fois plus qu’en 2007, juste avant le début de la crise. La pauvreté devient sévère et chronique et le chômage culmine à 26% des actifs... Le gouvernement Rajoy ne cesse de répéter que les mesures actuelles de sortie de crise génèrent de l’emploi. Néanmoins, les données contredisent ces affirmations. Selon les chiffres de l’OCDE, chaque semaine dans l’Etat espagnol entre 2007-2013, 13.000 personnes ont perdu leur emploi.
En Espagne, une telle mobilisation de masse semble marquer un tournant vers une radicalisation du mouvement social de gauche. Toutes ces dernières semaines, le fameux slogan né d’actions victorieuses contre les expulsions de logements, « oui c’est possible ! » (¡sí se puede !) a resurgi avec force. Révolte ou résignation, mort ou vie : telle est la question.
Et ça continue : hier et avant-hier une grève des étudiants était organisée dans toute l’Espagne pour protester contre une réforme du système éducatif, la baisse des bourses et la hausse des taxes universitaires.
D’après nos informations, certaines personnes auraient entendu le même refrain en France, à savoir que « les mesures actuelles de sortie de crise (Pacte de responsabilité ou autre) génèrent de l’emploi ».


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