Bulletin Hebdo Isère du 11 avril 2014

mardi 22 avril 2014

1- Réunion d’information syndicale (RIS) 1er degré :
Notre prochaine RIS se tiendra à l’école Vallier (44 bis rue Ampère, arrêt Catane), à Grenoble et aura lieu le mercredi 14 mai de 13H30 à 16H30.

Nous aborderons les points suivants : l’ASH, les rythmes scolaires et boite à outil anti-hiérarchie.

Ces temps d’information syndicale sont à décompter de vos heures d’animations pédagogiques ! Vous avez simplement à en informer votre IEN par un courrier (voir pièce jointe).

2- Cotisations = piège à patrons :
Il est bon de rappeler que le salaire ne se limite pas à ce qui est viré chaque mois sur votre compte en banque (le salaire net), mais inclut aussi les cotisations sociales (part salariale et patronale). Les cotisations dites « patronales » sont de l’argent que votre employeur vous doit au titre de votre travail, comme votre salaire.

Les cotisations sociales ouvrent des droits à diverses prestations comme la maladie, la maternité, le chômage, l’invalidité, ou encore plus généralement, la famille. 100 euros de cotisations sociales, ce sont notamment 41 euros pour l’assurance maladie, 24 euros pour les retraites, 19 euros pour la famille, etc. La CSG, créée sous le gouvernement de Michel Rocard (tiens tiens, un mec de gauche...) en 1990, s’est en partie substituée aux cotisations sociales (assurance maladie et famille) mais ne crée pas de droits, contrairement aux cotisations ! Et les entreprises ne payent pas la CSG...

Les exonérations de cotisations sociales qui représentent 27 milliards par an (sans compter les 20 milliards du « Crédit Compétitivité Emploi ») sont un exemple de cadeaux faits aux entreprises qui fragilisent la protection sociale. Un salarié payé au Smic a, du fait des exonérations, une baisse de son salaire socialisé de 406 euros !

Quand le patronat dit : « il faut baisser le coût du travail », il faut comprendre que nous devons diminuer notre salaire et les protections sociales qui vont avec car en cherchant à amputer la protection sociale, il privilégie une fois de plus la rémunération de capital et les dividendes versés aux actionnaires.

Concernant les cotisations familiales, le gouvernement a l’intention de les supprimer totalement avec le fameux « Pacte de Responsabilité » de François Hollande, à l’horizon 2017. L’accepter serait faire un nouveau cadeau aux employeurs d’une partie de notre salaire socialisé.

3- Fiascoraso :
Interrogée par les Echos le 5 février dernier, Geneviève Fioraso n’a pas su se retenir en déclarant, toute frétillante, que « si on veut avoir d’avantage d’étudiants, si on veut avoir une vraie équipe de France, c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt ! Il faut enseigner la culture de l’entrepreneuriat dès la maternelle. »

Attention, rien de choquant là-dedans quand on connaît sur le bout des doigts la 7ème Compétence clé dictée par l’OCDE intitulée « Esprit d’initiative et d’entreprise ». La brochure PISA 2012 enfonçait le clou en exprimant clairement les choses p.151 : « Il est important que les individus possèdent une certaine culture financière avant qu’ils ne s’engagent dans des contrats et des transactions financières de grande ampleur. Dispenser dès le plus jeune âge des programmes d’éducation financière de qualité est essentiel pour inculquer aux individus de bonnes connaissances financières et leur apprendre à adopter un bon comportement en la matière, ce qui leur sera utile par la suite. »

Certes donc, du point de vue du MEDEF, du gouvernement et des milieux économiques en général, Geneviève est dans les clous. Mais pour les personnels des universités dont elle a la charge, la politique qu’elle est chargée de mener est catastrophique.

Cette semaine, comme notre syndicat le fait depuis des lustres, des milliers de membres de la communauté universitaire et scientifique ont dénoncé le bilan de Geneviève Fioraso au ministère de l’enseignement supérieur au travers d’une tribune adressée à Benoît Hamon. Ils dénoncent le « désastre » qu’a représenté, selon eux, « la poursuite de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités [LRU] » par la ministre de l’enseignement supérieur Geneviève Fioraso, nommée secrétaire d’Etat à ce même poste.

Les auteurs font état de « chargés de TD congédiés la veille des cours », du « non-recrutement et précarisation de fait des non-titulaires », de la « mise sous tutelle de certaines universités par les rectorats » ou encore de « dégradation des lieux d’enseignement », de « chauffage coupé » de « réduction des semaines de cours, diminution des heures de travaux dirigés, suppression d’enseignements, tarification des heures de cours magistral au coût des heures de TD. »

« Hier impensable, l’idée d’une faillite financière des universités semble aujourd’hui une quasi-fatalité », préviennent les universitaires, qui font état d’une « montée de la colère et du découragement ». Pour eux, « dans l’incertitude, les universités bricolent ».

Ils rajoutent que « contrairement à ce qui est affirmé aujourd’hui, on ne pourra certainement pas échapper à l’augmentation des droits d’inscription ».

Au final, le constat est affligeant : contexte d’austérité programmée, peu de respect pour les enseignants et le travail des personnels administratifs noyés sous le flot incessant des réformes, des réorganisations et autres refontes de nomenclatures qui ne cessent de produire des situations inextricables et des injonctions contradictoires.

4- Le professeur Lamy a toujours quelque chose à dire :

Il parait que ce genre de proposition est "courageuse", au sens où l’entend la presse économique. Car le "coût" du travail freinerait l’intégration des jeunes dans le marché du travail. Donc Pascal Lamy, économiste "socialiste" souhaiterait supprimer le SMIC, ce salaire minimum véritable calvaire des braves et humanistes patrons obligés de supporter cette contrainte étatique. Pascal Lamy donc, ancien directeur général de l’OMC et proche de François Hollande a dit cette semaine tout haut ce que le MEDEF pense tout haut également : « je pense qu’à ce niveau de chômage, il faut aller vers davantage de flexibilité, et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au SMIC. »

C’est bon c’est assez clair là ?

5- Intermittents :

En pleine lutte actuellement pour contrer l’accord sur l’assurance-chômage conclu fin mars, les intermittents continuent de se mobiliser un peu partout en France. Une sentence du bien nommé Didier Super devrait aider à mettre tout le monde d’accord : « Comme je dis toujours, on peut comparer l’intermittent du spectacle au militaire. Le militaire, son boulot c’est quoi ? C’est de faire la guerre. Or, la plupart du temps, qu’est-ce qu’il fait ? Tout comme nous autres, Il répète sa guerre ! Sauf que lui, il a de la chance, personne ne remet en cause la rémunération de ses répétitions et voilà. »


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