Bulletin hedo Isère du 3 octobre 2014

mardi 7 octobre 2014

1- Bientôt les élections professionnelles !
Depuis les élections de 2011, le scrutin est électronique. Nous contestons bien sûr ce mode de scrutin.
Il va falloir être (très) motivé ou (très) maso (ou les deux) pour y participer. Nous espérons pouvoir vous envoyer très bientôt un petit guide rafraîchissant et instructif sur les mille et une manières de voter Sud éducation.
En attendant, rien ne vous empêche de méditer sur la couverture du guide pratique « élections faciles » mis à disposition par le Rectorat de Grenoble :
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2- Socle commun
Petit coup d’oeil aujourd’hui sur le travail engagé en 2001 par les personnels du collège Henri-Barbusse, situé à Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise. Celui-ci est souvent entré en contradiction avec les valeurs dominantes dans la société, prégnantes aussi bien chez les collègues, chez les élèves et chez les parents d’élèves : le besoin de classer, de hiérarchiser, bref, de noter. Les discussions occasionnées par ces confrontations de valeurs ont souvent été très riches. Actuellement, le projet entre en totale opposition avec l’Institution, avec la mise en place du socle commun des connaissances et des compétences. L’ensemble du projet barbussien, en se basant sur les « compétences » avait été construit dans un but émancipateur pour les élèves et pour pouvoir donner du sens à leurs apprentissages. Les valeurs portées ici sont bien loin de la soupe idéologique sous-tendue par le socle commun. C’est encore la position de la majorité des enseignants, et des sections syndicales qui, depuis le début l’activité syndicale de l’établissement, se retrouvent sur une position de refus du socle.

L’article « L’évaluation : une question d’éthique et un enjeu idéologique », dans son intégralité, est disponible ici : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Mais-ou-est-passee-la-note

Il fait écho à la consultation sur le socle commun qui aura lieu le mercredi 15 octobre dans l’académie. Il est clair pour nous, comme pour la plupart des enseignants, que cette « consultation » ne sert à rien. Le ministère compte faire croire aux collègues qu’ils participent à l’élaboration d’un texte... déjà ficelé. Il n’y a rien à négocier là-dedans. Opération de com’, rien de plus.

Sud éducation sait être un syndicat de propositions !!!!
Deux solutions donc :
1- Boycott pur et simple.
2- Sabotage : vous répondez n’importe quoi au questionnaire. C’est simple et très économe en temps. Et comme de toutes façons nous ne verrons jamais la couleur des prétendus résultats de cette consultation, à quoi bon perdre son temps.

3- M@gistère et PairForm@nce ou comment supprimer la formation continue en quelques clics.
À l’instar des enseignants du second degré avec PairForm@nce, les enseignants du premier degré se voient imposer cette année une formation continue à distance, informatisée, sous le nom de « M@gistère ».
Outre les problèmes techniques lors de la mise en place de ces plateformes numériques, ce dispositif pose la question de l’existence d’une formation continue digne de ce nom et non-imposée. Les stages de plusieurs semaines permettaient l’échange, le partage des expériences. Nous avions encore la possibilité de nous approprier ce temps de réflexion sur nos pratiques, indispensable dans un métier aussi accaparant que le nôtre où l’enseignant-e est souvent isolé-e dans sa classe, et de prendre le temps d’échanger sur les conditions de travail, les revendications, les luttes à mener.
Ces dispositifs ne permettent plus le contact direct. Ils isolent les travailleurs ; les forums sont sous contrôle de la hiérarchie. Ils nient la liberté de l’enseignant de prendre en charge ses besoins de formation en adéquation avec ses pratiques pédagogiques. Ils amplifient l’infantilisation en instaurant des tutorats sous l’égide de « formateurs » volontaires ou contraints, « experts » dans la thématique du parcours « choisi ». Ils introduisent et accentuent l’usage d’un vocabulaire de management et d’entreprise qui n’a rien à voir avec la réalité d’un métier qui est avant tout orienté vers l’humain.
Pire, ce système permet une surveillance des plus inquiétante et pourrait à terme entrer dans notre évaluation professionnelle, car chaque intervention ou absence d’intervention sur la plate-forme est tracée. Nous dénonçons le flicage numérique exercé, ainsi que l’absence d’une formation continue solide, sérieuse, voulue et conçue sur les attentes des personnels eux-mêmes.
Plus largement, ces formations à distance participent d’un contrôle massif, par le numérique, des personnels, des élèves et des familles.

4- Le mot de la semaine : sabotage.
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« Dis donc Jean-Pierre, c’est pas toi qu’aurais pas oublié ton sabot dans la photocopieuse de la mère supérieure ? »
Scène de la vie courante, 1764, archives du clergé dauphinois.

Sabotage, n. masc. : Le sabotage est une action délibérée d’opposition menée sur du matériel, par l’obstruction de son usage ou sa destruction, afin d’atteindre une perte de son efficacité.
On parle de sabotage depuis que des travailleurs, un poil énervés, qui voulaient un congé ou qui voulaient lutter contre leur patron pour moins d’heures de travail, pouvaient jeter un sabot dans les machines d’une usine ou d’une ferme, endommageant ainsi l’outil. Ainsi, ils ne travaillaient plus jusqu’à ce que la machine soit réparée. Ceci avait le don d’agacer les patrons. L’invention de la chaussure molle ne tarda pas ! Le progrès tient parfois à peu de chose.


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