Bulletin hebdo Isère du 7 novembre 2014

mardi 18 novembre 2014

1- Élections professionnelles :
Il est grand temps, si ce n’est déjà fait, de créer son « espace électeur » !

Comment procéder ?
- Se connecter à sa boîte mail académique via « webmail » : https://webmail.ac-grenoble.fr/
- Ouvrir le mail envoyé par l’administration. Celui-ci contient un lien vers le site créé à cette occasion : education.gouv.fr/electionspro2014
- Cliquer dans la fenêtre « je me connecte à mon espace électeur »
- Choisir un mot de passe !
- Confirmer cette inscription : un mail vous est envoyé sur webmail pour cela.

Votons et faisons voter SUD éducation !

2- François vend du rêve :
Ça commençait pourtant bien : « On dégagera l’argent nécessaire, l’éducation est une priorité ». Donc là on s’disait c’est bon on va réellement être grassement augmenté, on va embaucher plein de personnels histoire que les gamins soient pas à 35 dans les classes, qu’il y ait le nombre de remplaçants suffisant, qu’il y ait des surveillants à gogo, des RASED par milliers, vas-y François t’es un dingue !
Et là : « A la rentrée 2016, tous les élèves de 5e seront équipés d’une tablette et auront une formation au numérique »... Magie.

3- Le temps béni des colonies :
Le candidat François Hollande l’avait promis (promesse de campagne n°58) : « changer la nature des relations entre la France et l’Afrique, notamment ses anciennes colonies, à travers la rupture avec la Françafrique ». Pourtant, durant les quatre mois qui suivirent son élection, François Hollande recevra successivement le dictateur gabonais Ali Bongo, le tyran tchadien Idriss Déby et le président despote burkinabè Blaise Compaoré. Belle brochette de criminels à l’Élysée et une promesse de moins de tenue.
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Les évènements de ces derniers jours au Burkina Faso viennent confirmer les mensonges de l’État français... Arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, le très françafricain Blaise Compaoré (qui n’entend pas quitter le fauteuil de président-dictateur du Burkina Faso qu’il occupe depuis 27 ans seulement...) annonce le 21 octobre dernier sa volonté de réviser la Constitution pour que soit supprimée la limitation à deux mandats présidentiels. Une semaine plus tard, le peuple burkinabè était dans la rue pour scander « Compaoré, dégage ! ». Et Pan. Pourtant, pendant que Compaoré faisait tirer sur la foule, François Hollande déclarait : « Nous faisons confiance à Blaise Compaoré pour trouver la meilleure solution pour son pays ». Autrement dit, pour Hollande : Espérer encore en Blaise, quoiqu’il en coûte, espérer jusqu’au bout... Il faut dire qu’il a mis les moyens pour aider le régime à se maintenir. En effet, l’année dernière, l’hebdomadaire Jeune Afrique expliquait comment, du fait de tensions croissantes liées au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement burkinabè, aidé par la France et les Etats-Unis, avait investi 15,2 millions d’euros « pour réorganiser et équiper la police » et qu’ « une unité de force spéciale [était] en cours de création avec le soutien du Raid français ».

Hollande ne devait pas être le seul à croiser les doigts pour l’ami burkinabè. Ce dernier ne manquait pas d’alliés au sein du Parti socialiste : Ségolène Royal et Elisabeth Guigou par exemple. L’actuelle ministre de l’Ecologie avait ainsi déclaré, lors d’une visite à Ouagadougou en 2011 : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger ». Elisabeth Guigou avait pour sa part félicité Compaoré, suite à son audition par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale en juin 2013, le gratifiant en ces termes : « Ces applaudissements témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain ».

Le meilleur pour la fin : le 9 août 2013, Hélène Le Gal, conseillère Afrique du président François Hollande, déclarait sur France 24 que l’époque de la Françafrique était « totalement révolue ».

4- Ils n’ont peur de rien :
Le Medef et la CGPME viennent d’annoncer une mobilisation contre la politique du gouvernement de Manuel Valls à partir du 1er décembre. Le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux n’hésite pas à déclarer : « On va simplement manifester sous diverses formes. Il y aura des réunions, il y aura des témoignages, certains descendront peut-être dans la rue pour dire le ras-le-bol et la souffrance des patrons français. Il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours, les trésoreries sont à sec, les défaillances d’entreprises sont au plus (haut) et le gouvernement rajoute pratiquement chaque jour une petite taxe par là, une mesure de complexité par là, donc il y a un vrai ras-le-bol ».
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5- Le mot de la semaine : abus.
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« Tu t’es vu quand t’as bu ? »

Abus, n. masc. : Du latin abusus. Signifie communément l’utilisation détournée, excessive, voire injustifiée de l’usage prévu. On peut abuser de pleins de choses : de faiblesse, de confiance, de langage, d’alcool (mais c’est dangereux pour la santé), ou de biens sociaux (mais c’est dangereux pour le Balkani ou le Juppé).
Lorsque, au sein de l’Eglise, l’utilisation détournée, excessive, voire injustifiée d’un enfant a lieu, le pape François se fâche tout rouge et déclare qu’ « il n’y a pas de place dans l’Église pour ceux qui commettent ces abus ». Il assure même que les évêques devront « rendre des comptes » en cas de futur scandale. De là à imaginer qu’il veut un rapport détaillé de l’abus, ce serait abusé.

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