Bulletin mensuel Haute Savoie janvier 2015

samedi 17 janvier 2015
par  Laure

Sud Education soutient Charlie Hebdo

Les morts de Charlie étaient nos camarades, tués pour leurs idées, pour la liberté d’expression, pour le droit au blasphème, pour le droit de rire de tout, surtout des religions. Charb et Tignous nous avaient donné de nombreux dessins, nous défendrons leur mémoire. Le mouvement syndical s’est construit aussi dans les luttes pour la laïcité, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de presse. En ce sens, le combat pour Charlie est le nôtre.

Nous dénonçons toute tentative d’amalgame, toute instrumentalisation, d’ores et déjà engagées.

Le PS et le gouvernement instrumentalisent déjà pour leur part l’attentat contre Charlie Hebdo pour en appeler à « l’unité nationale ». Même Marine Le Pen est invitée à l’Élysée pour discuter de la situation ! Si l’émotion suscite une légitime aspiration au rassemblement, ces appels à « l’unité nationale » ou au « front républicain » sont une impasse pour le mouvement social et démocratique. Ils visent à faire taire la conflictualité sociale et à unir la population derrière les dirigeant-e-s qui mènent des politiques extérieures impérialistes et des politiques intérieures antisociales, de stigmatisation raciste et anti-immigré-e-s, de chasse aux sans-papiers et de harcèlement des Roms. Ces politiques portent une lourde responsabilité dans le climat actuel et dans ses effets délétères. Ce n’est pas en le taisant que nous ferons régresser les fanatismes et les fascismes.

Sud Education académie de Grenoble organise
un stage de Formation syndicale

LES 25, 26, 27 FÉVRIER 2015

AU LOCAL DE SUD ÉDUCATION ACADÉMIE DE GRENOBLE
12 BIS RUE DES TREMBLES 38100 GRENOBLE

Un stage syndical pourquoi ?
Face à l’isolement quotidien dans les établissements, au morcellement des tâches, à l’arbitraire de l’administration, c’est un moment de rencontre, d’outillage collectif.

Au programme de ce stage :
- Sud éducation c’est quoi ?
- Boîte à outils militante :
Quels sont nos droits ? Comment s’organiser face à la destruction rampante de l’Education Nationale ? face aux exigences de la hiérarchie ?
- Les luttes et les droits des P.E.S, le mercredi 25 après-midi.
- Les droits des non titulaires, des précaires dans l’Éducation nationale, le vendredi 27/02 ( une 1/2 journée de Réunion d’Informations Syndicales sera déposée pour le vendredi
après-midi).
- des apéros, des repas ... autant de moments informels pour faire connaissance, échanger, se fendre la poire , débattre...

Ces trois journées de partage et de débat sont ouvertes à tous les personnels de l’Éducation nationale.
Tous les fonctionnaires et agents de l’Etat (non titulaires compris) ont le droit à une formation
sur le temps de travail d’une durée maximale de 12 jours par an, on aurait tort de s’en priver…

La participation à une formation syndicale reste de droit sur votre temps de travail :
Il suffit d’en faire la demande à votre supérieur hiérarchique au moins un mois à l’avance, soit avant le 23 janvier 2015 (DASEN via l’IEN pour le primaire, Recteur via le chef d’établissement pour le secondaire, employeur (proviseur/principal qui a signé le contrat) pour les contrats CUI/AED/AESH).

Voir le tract en pièce jointe

Sud Education s’oppose à la réforme de l’éducation prioritaire : des choix sans clarté ni moyens !

Une réforme sans moyens à la hauteur des besoins pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. Une réforme d’austérité et de gestion de la pénurie. Des moyens en-deça des besoins, une logique de réseau qui ignore la réalité, des listes établies dans la plus grande confusion, déjà des dysfonctionnements dans les REP +...
La contestation gronde : de nombreux établissements et écoles sont déjà fortement mobilisés

Sud Education revendique :

1 - Une baisse des effectifs par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA.
2 - Une baisse du temps de travail : Un temps de service global pour l’ensemble des enseignant-e-s du 2nd degré de 14 h cours/élèves + 3 h de concertation/travail en équipes & 18 heures devant élèves + 6 heures de travail en équipe dans le premier degré
1/9e de minoration de services pour tous les personnels de l’éducation prioritaire
3 – Une vie scolaire renforcée pour les élèves 1 CPE pour 120 élèves dans les collèges ordinaires et 1 pour 100 en éducation prioritaire.
 1 personnel de vie scolaire pour 50 élèves en collège ordinaire et 2 pour 50 en éducation prioritaire.
4 - Des dispositifs d’aide et de prévention complets
 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré).
 Un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
5 - Des mesures permettant la stabilisation des équipes
 La formation et la titularisation de tou-te-s les contractuel-le-s ainsi que le financement des études pour permettre aux jeunes de l’académie d’accéder aux métiers de l’enseignement.

Sud Education défend le droit à l’avortement :17 janvier 1975 - 17 janvier 2015

Le 17 janvier 1975, la loi Veil, en légalisant l’avortement, a permis à des millions de femmes de voir reconnaître un droit fondamental, de mettre fin aux avortements clandestins et aux milliers de décès... Cette loi résulte de fortes mobilisations (manifestations de rue, procès dit de Bobigny, manifeste des 343…), qui ont obligé le gouvernement de l’époque à répondre favorablement au droit à l’avortement.

Le droit à l’avortement reste fragile et appelle à la vigilance à l’heure où resurgissent de nombreux conservatismes.

En effet, tous les moyens sont bons pour attaquer ce droit  : commandos et manifestations anti- IVG, tentatives de donner un statut social et juridique à l’embryon, acte jugé non rentable et moyens financiers insuffisants pour les hôpitaux. Comme tous les sujets touchant à la sexualité et la famille, le droit à disposer de son corps est ciblé par les tenants de l’ordre moral ou religieux, où le rôle de la femme est réduit à un « rôle maternel ».

La loi HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) a particulièrement fragilisé les maternités et les Centres d’Interruption Volontaire de Grossesse (CIVG). L’accès à l’avortement et les conditions dans lesquelles il est pratiqué se sont dégradés. Cette loi a entraîné de nombreuses restructurations qui impactent particulièrement la santé des femmes, en tant qu’usagères et travailleuses des structures de santé (elles en représentent environ 80%). Le démantèlement des hôpitaux, des maternités de proximité et de services considérés comme non rentables induit des suppressions d’emplois et une restriction de l’accès aux soins par manque de moyens humains et matériels. Les CIVG comptent parmi les services particulièrement fragilisés par cette réforme, certains ont d’ailleurs fermé. Les maternités sont regroupées et deviennent de véritables usines à bébé.

Samedi 17 janvier, à 14h30, Place de la Bastille à Paris une manifestation nationale rassemblant des associations féministes et LGBT et des syndicats viendra célébrer la victoire que fût la loi Veil, mais aussi rappeler que cette lutte pour le droit des femmes à disposer librement de leur corps et à être maîtresses de leur vie est toujours actuelle.


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