Bulletin mensuel Haute savoie février 2015

mardi 3 mars 2015
par  Laure

La Fédération SUD éducation soutient les luttes dans l’éducation prioritaire et au-delà

La « réforme » de l’éducation prioritaire est une réforme d’austérité qui ne s’intéresse pas aux be-soins, mais seulement à la façon de développer l’école du socle en sacrifiant un peu plus les classes populaires.
La lutte paie !
Dans un cadre d’austérité générale, des écoles et collèges luttent pour ne pas sortir de la carte de l’éducation prioritaire alors qu’ils remplissent tous les critères, d’autres classés REP luttent pour être classés REP +, et les préfigurateurs REP + dénoncent une réforme sans moyens.
Grâce à la mobilisation de toutes et tous les acteurs-trices de l’école : parents, enseignant-e-s titulaires ou précaires, AED, personnels des collectivités territoriales et de l’animation (CLAE) :
 Des écoles ont été réintégrées dans le dispositif d’éducation prioritaire même après la tenue du Comité Technique Ministériel du 17 décembre dernier.
 Des établissements se sont vus doter d’une DGH inattendue, mais avec un volant d’ HSE important.
Cependant, cette réforme est menée à moyens constants ce qui signifie qu’il s’agit seulement d’un redéploiement des moyens. Nous ne sommes pas dupes : ce qui est donné à l’un est enlevé à l’autre.
Les conventions proposées par l’administration aux écoles en lutte, comme le volant important d’HSE sont des réponses inacceptables.
SUD éducation revendique
 l’attribution immédiate des moyens nécessaires à l’ensemble des actrices/teurs de l’éducation (agents territoriaux, animatrices/teurs CLAE, personnels médicaux sociaux, d’enseignement...) en fonction des besoins réels territoriaux et sociaux.
 un renforcement des équipes, avec du personnel statutaire et formé et donc la fin du recours aux précaires.
 l’arrêt du « management » du rectorat et des hiérarchies qui veulent diviser les personnels et mettre en concurrence les établissements.
Nous sommes tous et toutes concerné-e-s pour la défense du service public d’éducation de la maternelle à l’université.

Réforme du collège

La réforme du collège devrait être détaillée dans les prochaines semaines. Les premières annonces de la Ministre de l Education nationale montrent une volonté de soumettre encore davantage l’école aux logiques de l’employabilité.
En témoignent l’ouverture d’un chantier des métiers et le futur « parcours de découverte du monde professionnel » ayant pour but de stimuler « l’esprit d’entreprendre » des élèves, en les plongeant dès le collège dans le monde de concurrence et de compétitivité des entreprises. Pour Sud éducation, c’est aux antipodes de l’objectif émancipateur de l’école.
De plus, l’implication financière et pédagogique de l’État dans le numérique pose question : logiques économique et managériale, flicage des élèves et des personnels, partenariats avec des entreprises privées, appel à des prestataires privés, promotion de logiciels et formats propriétaires au détriment des logiciels et formats libres...

SUD éducation revendique une ouverture sur le monde qui ne se limite pas à l’entreprise. La vie ne se réduit pas à l’emploi et les élèves à de futur-e-s travailleuses et travailleurs. Les élèves pourraient en revanche être incités à découvrir d’autres milieux (militant, associatif, syndical, politique...).

Le moyen en est un collège et un lycée uniques avec un enseignement polytechnique pour toutes et tous basé sur des pédagogies coopératives et émancipatrices.

Voie professionnelle  

Le nouveau décret sur les missions et services des enseignant-e-s dans le second degré fait la part belle a la logique indemnitaire au lieu de tendre vers une réduction du temps d enseignement.
Dans l’immédiat, les indemnités générales (de type ISOE part fixe) doivent être intégrées au traitement et les indemnités particulières doivent être attribuées selon des règles nationales définissant les situations donnant lieu à indemnités, et non dépendre de l’arbitraire des rectorats ou des établissements. Nous refusons les indemnités qui cherchent à hiérarchiser les personnels du type « préfet des études » ou « membre du Conseil pédagogique » et nous nous opposerons à tout texte qui en instituerait.
Nous refusons également la généralisation des modalités de contrôles en cours de formation (CCF) et revendiquons son abandon avec le retour aux épreuves ponctuelles.

Néanmoins, dans l’attente d’obtenir satisfaction sur ces revendications :
SUD éducation revendique une pondération à 1,1 des heures effectuées en terminale bac pro et dans les deux années de CAP.
SUD éducation dénonce le taux scandaleusement bas de l’indemnité forfaitaire de 300 euros. Cette somme dérisoire constitue une aumône faite aux enseignant-e-s. De plus, cela contribue à dévaloriser des diplômes peu reconnus, déjà écornés par les modalités d’examen en CCF.
SUD éducation revendique une compensation proportionnelle à la charge de travail effectuée, prenant en compte le nombre d’épreuves, de sous-épreuves et le nombre d’élèves concernés.

Créations de postes 2015

Créations de postes 2015 : encore de la poudre aux yeux !
Le budget de l’État pour 2015, voté le 18 novembre, prévoyait une hausse de 2,4% du budget de l’éducation avec la création de 9400 postes. Le détail des créations de postes fourni en Comité Technique Ministériel le 17 décembre montre qu’il s’agit d’un trompe-l’œil.
Les 5061 créations de postes d’enseignant-e-s prévues ne couvrent pas la hausse démographique, continue ces dernières années.

Rapportés aux 80 000 postes supprimés durant le précédent quinquennat et même pour tenir la promesse des 60 000 postes sur le quinquennat, les postes créés cette année sont très insuffisants,
d’autant que ces créations de postes devront aussi servir à financer les pondérations en REP+ et pour classes à examen dans le second degré ainsi que la concertation dans le premier degré.

Au total, ces créations de postes n’amélioreront pas le quotidien des enseignants et pour obtenir les moyens nécessaires dans toutes les écoles, dans tous les établissements, dans toutes les universités, il faudra construire la convergence des mobilisations locales vers une lutte d’ensemble, pour imposer une rupture avec l’austérité et un budget à la hauteur des besoins pour le service public.


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