Bulletin hebdo Isère du 27 février 2015

mardi 3 mars 2015

1- Le rythme (scolaire) des dépenses s’accélère…
Rappelez-vous les nouveaux rythmes scolaires : c’était pour améliorer le rapport des élèves à l’école, développer les initiatives censées rapprocher les élèves éloignés de la culture scolaire de la noble institution dont le devoir est de les instruire. Rappelez-vous aussi que la mairie de Paris était la figure emblématique de cette réforme. Mais tout ça c’était avant… enfin avant rien du tout car en fait, du bien être des enfants il n’en a jamais été question.
Et d’ailleurs regardez un peu comment la mairie de Paris s’y prend. Le périscolaire coûtant tellement cher la caisse des écoles regroupant différents arrondissement (9èmeème, 10ème, 18ème) a décidé de réduire de 40% le budget alloué aux transports en car des élèves. Le corollaire ce sont toutes les actions, coordonnées par les éducateurs sportifs de la ville de Paris et les enseignants, remises en cause (notamment les sorties escalade ou orientation à Fontainebleau). On le voit clairement à travers cette exemple la réforme des rythmes scolaires, par les coûts qu’elle implique, siphonne les activités prévues dans le cadre scolaire. Une preuve, s’il en fallait encore, de l’inanité de cette mesure qui n’est plus à une contradiction près et qui n’en finit plus de dégrader les conditions d’enseignement.

2- Le rythme des expulsions aussi :
Notre gouvernement fait fort, très fort ! Plus fort que Pasqua, Debré, Hortefeux, Sarkozy et Cie, fallait le faire ! Le PS veut le retour de la croissance ? Il l’a en matière de coup de pieds au cul des étrangers : record de reconduites à la frontières en 2013 (le ministère de l’intérieur revendiquait même un record relatif d’expulsion : « Le chiffre des retours dits contraints en métropole en 2013 est supérieur au chiffre constaté en 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 »), les chiffres de 2014 ne devraient pas tarder à paraître.
Tout cela pourrait passer inaperçu parce qu’on est quand même les champions en matière de « Cocorico pays des droits de l’Homme » à grands coups de leçons à donner, surtout aux autres...
Mais d’après le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, la France est coupable « d’insuffisances graves » dans l’accueil des demandeurs d’asile.
Pour celles et ceux qui en doutent : http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/l-europe-epingle-la-france-sur-son-accueil-des-refugies-645381
« »
L’occasion nous est donnée ici de vous rappeler que le RESF s’active encore et toujours à soutenir les familles d’enfants scolarisés dans nos écoles.
Des pétitions en lignes à foison sur le site du RESF, dont ces deux, à signer d’urgence pour des familles de notre département :
- La première pour la famille Shirinov qui n’a pas de solution logement et risque d’être expulsée
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52255
- La deuxième pour faire sortir ce papa du centre de rétention de Lyon et qui risque l’expulsion à tout moment
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52256

3- Licenciements et augmentation des prix : « à la SNCF, c’est possible ! »
Fin décembre, la direction SNCF annonçait une augmentation des tarifs Voyageurs de 2,6%. Une fois cette décision mise en application, Ségolène Royal multiplie les sorties médiatiques pour dire son prétendu désaccord. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Pourquoi cacher que les décisions tarifaires de la SNCF sont validées par l’Etat ? Pourquoi ne pas dire que le budget SNCF est présenté au Conseil d’Administration où les représentants de l’Etat sont majoritaires ?
SUD-Rail n’a de cesse de dénoncer la désorganisation du système ferroviaire, consciemment organisée depuis des années, et qui est telle que cela a aussi des conséquences sur le niveau du trafic : allongement de temps de parcours, ouverture tardive à la vente, suppressions de trains, retards, gares sans personnel, trains sans personnel de bord autre que l’agent de conduite, nettoyage très insuffisant, tarification incompréhensible… Les usagers en subissent directement les conséquences. Mais ce n’est qu’un début...
Hier, un rapport d’expertise réalisé par le cabinet Degest pour le compte du comité central d’entreprise tirait la conclusion sidérante que « la réforme ferroviaire accélérera les suppressions de postes au sein de la SNCF. Au moins 10 000 équivalents temps plein pourraient disparaître sur les 150 000 emplois que comptent aujourd’hui la compagnie nationale ». Tout devrait donc s’arranger rapidement...

Pendant ce temps-là, SUD-Rail continue d’exiger l’inimaginable en 2015 dans la 5ème puissance économique mondiale : « Nous voulons des trains moins chers, non supprimés, à l’heure, propres et avec du personnel de bord statutaire et formé, des dessertes améliorées, des gares ouvertes, accessibles et avec, là aussi, du personnel statutaire formé, des travaux de rénovation programmés dans la durée et non dans l’urgence (quand ils ne sont pas abandonnés pour faciliter les fermetures de
lignes)… »

4- L’université coule en silence...
Tandis que la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, empile virtuellement ses diplômes, la crise s’enlise bien réellement à l’université Lyon-2. Depuis six mois, plusieurs dizaines d’enseignants vacataires travaillent sans salaire et parfois sans contrat de travail. En signe de protestation, ils ont d’abord décidé d’une rétention des notes des partiels de janvier, avant d’amplifier leur mouvement par une grève. Les départements touchés sont ceux qui ont le plus recours à ces jeunes travailleurs précaires : sciences politiques, anthropologie et sociologie.
« Depuis l’adoption de la LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités) en 2007, il y a une déperdition des moyens, les budgets se resserrent, mais les besoins en enseignants restent les mêmes, explique un professeur de sciences sociales. Nous devons faire appel en permanence aux vacataires, moins chers, dont le recrutement est moins contraignant que celui d’un titulaire mais dont le statut est beaucoup plus précaire. »
Les étudiants précaires mobilisés participeront à la journée d’action nationale du 5 mars contre la pénurie budgétaire dans les universités et pour dénoncer le recours croissant aux vacations dans les universités : estimés entre 80 000 et 100 000 il y a deux ans, les vacataires étaient 130 000 en 2014. Lentement mais sûrement, les pouvoirs publics successifs abandonnent les universités françaises. Sous Sarkozy, cela fut fait en claironnant que les moyens étaient en hausse, au mépris de toute réalité. Sous Hollande, cela se fait dans le silence. Mais la réalité est la même.

5- Le mot de la semaine : Coïtus interruptus
Coïtus interruptus, expression latine : « coït interrompu » en bon français. Pratique sexuelle qui consiste à interrompre le rapport sexuel avant l’éjaculation dans le but d’éviter la transformation de l’essai. En politique, un des plus célèbres coïtus interruptus de notre histoire contemporaine est le fameux « je me retire de la vie politique... » de Lionel Jospin. Cet article n’étant pas très fécond, nous décidons d’y mettre un terme brutalement.

L’équipe de sécurité au client aviné ne tenant même plus sur ses frêles gambettes :
« Va falloir te retirer sans tarder espèce de gland, on ferme ! »
Un samedi soir comme les autres à la fermeture du Macumba Paradise...


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