Bulletin hebdo Isère du 6 mars 2015

mardi 10 mars 2015

1- Ça bloque toujours à l’ESPE (ex-IUFM) :
Le recteur de l’académie serait-il comme le doyen dans l’histoire de Coluche ? N’aurait-il plus toutes ses facultés ?
Et faudrait-il le secouer comme la petite bouteille de jus d’orange gazeux ?
En tout cas, malgré la mobilisation des stagiaires et le blocage de l’ESPE de Grenoble, on fait la sourde oreille au rectorat. Les revendications engageant les conditions de travail et de vie des stagiaires sont très loin d’être satisfaites et pour contourner la mobilisation l’ESPE et le rectorat délocalisent les enseignements sur le campus.
Encore une fois, la ministre pourra nous faire toutes les envolées lyriques qu’elle voudra sur l’Ecole et l’Education, la réalité est bien sinistre dans les classes et en formation continue.
Face à ce mépris , Sud Education continuera à soutenir les revendications de stagiaires et leurs actions. Prochaine journée d’action ce mercredi 11 mars !

À ce sujet, le quotidien l’Humanité a publié ce jeudi 5/03 une tribune des étudiants de l’ESPE de Grenoble intitulée « Entre espoir et désESPErance

 » (voir pièce jointe) à propos de leur formation. Ceux-ci étudient à la fois à Chambéry ou à Grenoble, en M1 ou en M2, dans le 1er ou le 2nd degré. A lire et à diffuser de toute urgence !

2- Contre l’échec scolaire, la solution : flexibilité et génuflexion !

La Cour des comptes rend public, le 4 mars 2015, un rapport sur le suivi individualisé des élèves. En 2013, la Cour avait déjà appelé à « gérer les enseignants autrement », pour enrayer la dégradation des performances du système scolaire. Entendez : « je ne veux voir qu’une tête ! »
Cette fois, elle y va à grands coups « d’individualisation » et « d’efficacité » et n’hésite pas à murmurer quelques bons conseils à l’oreille de la Ministre. Par exemple :
- revoir la définition du temps de service des enseignants du second degré ;
- annualiser au moins pour partie le temps de service des enseignants du secondaire ;
- systématiser la formation des enseignants à la démarche d’individualisation ;
- évaluer les enseignants sur leur pratique de suivi individualisé des élèves.
L’Education nationale n’en a donc pas fini de voir défiler des « pilotes » d’un peu tout et n’importe quoi, de caporaliser et « flexibiliser » ses personnels en annualisant le temps de travail.

3- Septième jour de grève des facteurs d’Échirolles contre la délocalisation

Communiqué de SUD-PTT, 5/03/2015
Spoliation de bien public et gabegie financière !
Depuis vendredi 27 février, les facteurs d’Échirolles ont entamé un mouvement de grève illimité contre la délocalisation de leur centre et la pause méridienne.
Monsieur Evain, directeur du centre courrier, est très pressé de dégager ses facteurs du bureau d’Échirolles, pourquoi tant d’empressement ? Parce que La Poste a décidé de faire une importante opération financière sur le terrain du centre courrier. Ce terrain lui a été cédé, il y a de nombreuse année, pour 1 franc symbolique par la commune pour le service public postal. Aujourd’hui, La Poste veut construire un immeuble à la place du centre pour faire une juteuse opération financière, sans faire aucun cas de ses missions de service public. La Poste spolie la collectivité pour se faire du fric !
Mais d’un autre côté, La Poste dilapide de l’argent : en effet, elle vient de rénover les locaux de la partie guichet à hauteur de 120 000 euros alors que selon ses propres plans, ce bâtiment est promis à la destruction dans un avenir proche !
Qui fera entendre raison à La Poste et à son exécutant local Monsieur Evain ? Faudra-t-il des mois de conflit pour la direction recule ?
C’est ensemble, facteurs et usagers, que nous allons gagner contre une entreprise publique qui a perdu le sens de sa mission.
Les facteurs appellent la population, les associations, les élus à venir nombreux au grand loto de soutien qui aura lieu samedi 14 mars 2015 à partir de 18h salle Pablo Picasso à Échirolles.

Samedi 7 mars, ils organiseront un petit déjeuner pour la population devant
La Poste d’Échirolles (17 av du 8 mai 45) à partir de 9h30.

Caisse de solidarité :
Vous pouvez soutenir les facteurs en grève en envoyant un chèque à l’ordre de SUD-PTT (en mentionnant au dos « soutien aux facteurs d’Echirolles ») à l’adresse suivante : SUD-PTT Savoie-Isère, 12 bis rue des trembles, 38100 GRENOBLE.

4- Parution : « La comédie humaine du travail » de Danièle Linhart.

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Avec Taylor, le « père » de l’organisation scientifique du travail, les ouvriers devenaient un rouage passif, astreint à une stricte conformité aux consignes et modes opératoires. Leur travail devait se dérouler indépendamment de leur état d’esprit, de leurs états d’âme et de leurs savoirs. Le management moderne semble aux antipodes d’une telle orientation. Il clame sa volonté de reconnaître la dimension humaine des salariés, mise sur leur subjectivité, leur personnalité et tend à « psychologiser » les rapports de travail. Pourtant Danièle Linhart, sociologue, soutient que la logique reste la même : dans les deux cas, une disqualification des métiers et un renforcement de la domination et du contrôle exercés par les dirigeants.

5- Le mot de la semaine : fessée.

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Souvenirs d’enfance – Tournée de fessées de la soeur infirmière au pensionnat Sacré Cœur .
Fessée, nom f. : administration à main nue ou munie d’un instrument, de coups donnés sur les fesses. Elle est actuellement le plus souvent utilisée comme punition envers les enfants revêches, mais également entre adultes consentants dans une option érotique ("Avez-vous remarqué que j’avais un beau cul ?” Et ma main vengeresse est retombée, vaincue ! chantait Brassens). Médic : le dictionnaire universel Larousse du XIXe siècle notait que la flagellation modifiait avantageusement « l’incontinence d’urine, la paralysie de la vessie, la constipation, l’impuissance, la frigidité et les paraplégies ». Actuellement le débat est vif en France autour du droit, ou non, d’administrer la fessée à seize enfants. En gros, si on a bien compris, jusqu’à quinze ça va.

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