Bulletin hebdo Isère du 26 juin 2015

dimanche 28 juin 2015

1- « La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse »

C’est la conclusion du rapport (voir l’intégralité là : http://cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la) de la Commission pour la vérité sur la dette grecque que le parlement grec avait mise en place en avril 2015. Jusqu’ici, aucune autorité, grecque ou internationale, n’avait cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix. Les éléments dont il est fait état dans ce rapport montrent que de toute évidence la Grèce, non seulement n’est pas en capacité de rembourser cette dette, mais qu’elle ne doit pas la rembourser car la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, la commission est parvenue à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux.
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À l’issue de ses premières investigations, la Commission considère que la Grèce a été et est toujours la victime d’une tentative de meurtre froidement préméditée par le trio que sont le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Cette attaque violente, illégale et immorale a été réalisée avec l’assentiment et la complicité des États européens qui, au lieu de servir et défendre l’intérêt général, ont préféré se mettre au service des banques et des intérêts particuliers d’une minorité.
En mettant ce rapport à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, la Commission considère avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision de la Présidente du Parlement du 4 avril 2015. La Commission espère que son rapport constituera un outil utile pour toutes celles et tous ceux qui veulent sortir de la logique mortifère de l’austérité et qui se lèvent pour défendre ce qui ce qui est en danger aujourd’hui : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples et l’avenir des générations à venir.

Notre conclusion à nous, c’est que pour Hollande, Valls et Cie, être « progressiste », c’est tous les jours étrangler un grec !

2- La République mobilisée contre le racisme et l’antisémitisme !

Dans une lettre adressée aux recteurs d’académie et publiée au Bulletin officiel spécial du 18 juin 2015, Najat Vallaud-Belkacem revient sur la mobilisation du Gouvernement pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Le plan national d’action 2015-2017 est décliné en quatre priorités et quarante actions.
Selon nos sources, suite à cette lettre, les forces de police auraient envahi les médiathèques de l’agglomération grenobloise afin de recenser les Cd-Roms en vue d’une prochaine expulsion.

3- Blague belge :

Bernard Legros, enseignant à Bruxelles une fois, livre sur le site de l’APED (Appel pour une école démocratique) une information réjouissante : dans une école bruxelloise, un projet-pilote a équipé cinquante élèves de 5ème et 6ème primaire de bracelets électroniques connectés à l’ordinateur central de l’établissement. Leurs déplacements sont enregistrés en temps réel, permettant de mieux gérer les absences et les présences, ainsi que la sécurisation des lieux. Même la cantine est « smart », délivrant à certains élèves des repas diététiquement sur mesure, le bracelet calculant, entre autres, le poids, la taille et l’indice de masse corporel de l’enfant, et tenant compte de son emploi du temps, encodé : par exemple, s’il fait du sport l’après-midi, et hop voilà un repas plus riche en calories !

Le directeur de cette école a rassuré tout le monde en déclarant que ça n’est « pas fait pour fliquer, mais pour avoir des yeux derrière la tête ». (NDLR : Si vous avez compris la nuance merci de nous expliquer...).

4- Le cri du peuple :

Jean Vautrin, décédé la semaine dernière, évoquait en 2011 la Commune de Paris :

En deux mois et demi, les 
communards ont pris une torche et foutu le feu à la société de manière totalement irréversible. Ils ont légiféré, ils ont réinventé la démocratie, alors même qu’ils étaient assiégés par les versaillais et par les Prussiens. C’est le meilleur et le plus bel exemple de démocratie directe que la France ait connue. C’est aussi la première. Les communards, en soixante-douze jours, ont créé une assemblée, ont supprimé la peine de mort, mis en place l’autogestion des entreprises. Ce sont des choses absolument fantastiques, une période exemplaire. Non seulement c’était moderne, mais ça l’est encore aujourd’hui ! Je crois que c’est depuis la Commune de Paris que le mot «  révolution  » fait encore plus peur aux Français. C’est une vraie révolution, du latin «  revolvere  » qui signifie retourner. Oui, c’est un retournement. De situation, de constitution, du rôle du peuple qui gouverne par lui-même et pour lui-même. C’était sauvage, c’est vrai. L’épilogue a été rude et sanglant mais les communards étaient des gens incroyables, en avance sur tous les temps, d’un grand modernisme. On les décrit volontiers comme des soiffards, c’est un peu l’ivrogne et la putain. Il y a tout un aspect caricatural mais c’est une lutte des classes. C’est ce que j’écris dans « Le cri du peuple » : la Commune, « elle est gueuse. Elle est crâne. Elle est spontanée. Elle est piquante comme un rire heureux. Elle n’est pas coiffée. Elle n’a pas trop de redingote. Pas de raie au milieu. Elle ne commande pas à une réunion de beaux messieurs cravatés de blanc. C’est un troupeau d’inconnus lâchés dans les rues. C’est un bouillon rouge. Elle est le rassemblement des malheureux, des bannis de la spéculation, des exploités de fabriques, des habitants des faubourgs et de la grande réserve des pauvres ».

5- Le mot de la semaine : lèche-cul.

« Le management pour les nuls », conseil n°5 : La prime au fayotage ça paye ! Sachez repérer le fayot qui sommeille chez vos subordonnés les plus loyaux.
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Lèche-cul, nom masc. ou fém., vulg.  : Personne servile envers ses supérieurs ou ceux qui ont du pouvoir. Les petits chefs étant de plus en plus nombreux dans notre noble institution, nous voyons depuis quelques temps se développer le phénomène de « lèche-cul ». La plus grande vigilance est conseillée ! Syn. : fayot, lèche-botte.
Tiens, en parlant de lèche-cul, ça nous rappelle cette bonne vieille devinette : « Qu’y a t-il de pire qu’un suspect ? »... Voilà, ça c’est fait. Reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes vacances et vous donner rendez-vous à la rentrée de septembre !


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