Bulletin Hebdo Isère du 25 septembre 2015

mardi 29 septembre 2015

1- Plus tu pédales moins fort, moins t’avances plus vite !
Les discours péremptoires des différents ministres de l’Education Nationale n’y font rien, la réforme des rythmes scolaires est un échec. Cette réforme qui devait soi-disant apporter plus de culture et plus d’activités à ceux qui en ont le moins, est en train de sombrer corps et biens car les charges induites par la mise en place des activités périscolaires plombant les comptes des collectivités.
A Grenoble, même si elle essaye de donner un habillage généreux à son tour de vis financier, la Mairie réduit les sorties de ski. A Seyssins, la ville du « Herr Kommissar » aux comptes Didier Migaud, ce sont les sorties à la patinoire qui sont supprimées et les possibilités de reprographies des enseignants contingentées. Il n’est pas question de dresser l’inventaire de toutes les coupes sombres faites dans les moyens proposés par les mairies ni d’intenter un procès aux communs asphyxiées par cette réforme. Il s’agit juste d’en appeler à l’honnêteté des mairies qui ont affiché leur soutien à ce dispositif et les difficultés rencontrées par celles-ci pour honorer leurs engagements. On notera au passage que la série d’arguments alignés par les édiles grenoblois est gratinée avec un sophisme tendant à démontrer que « quatre sorties de ski c’est mieux que six car il y a moins de risques d’avoir du mauvais temps  »… fallait oser, ils l’ont fait ! Cela nous rappelle l’aphorisme (trop peu connu) d’un célèbre penseur Grenoblois, inventeur du vin chaud « Si tu te prends la neige quatre fois de suite tu seras moins mouillé que si tu l’as prise six fois et tu auras chaud deux jours de plus ». In vino veritas.
Sur le fond aussi, cette réforme dégrade les conditions de travail. Combien d’équipes constatent que les réunions sont bâclées, qu’elles ont l’impression de courir après le temps ? Quand on vient cinq fois par semaine sur son lieu de travail, que la pause méridienne est prise par les APC (quand ce n’est pas le soir après la classe), il est bien logique que le travail d’équipe en pâtisse.
Le corollaire de cette réforme c’est toujours sur le manque de moyens et le recours au bricolage maison devant chaque situation difficile ou bien les remplacements non-assurés. Que dire de la formation continue qui se réduit chaque année à peau de chagrin ? Les inspecteurs s’amusent à décliner les offres de formation en fonction des quotités de services des enseignants, se donnant l’impression de servir à quelque chose.
Mais arrêtons là cette oraison funèbre qui nous amène droit à l’orgie de Prozac le vendredi venu. Car il existe encore deux ou trois choses qui doivent nous redonner de l’espoir, notamment notre capacité et notre volonté à nous unir pour dézinguer cette réforme.
Sud éducation continue de demander l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires.
http://www.sudeducation.org/Rythmes-scolaires-un-combat-pour-l.html

2- « GRRRE » !
… un rugissement de plaisir ! « GRRRE » c’est notre journal académique et le numéro de rentrée est tout chaud sorti des presses. Vous pourrez le découvrir sous enveloppe la semaine prochaine dans vos écoles.

3- Information aux collègues d’Ulis-école (ex-CLIS) :
Nous avons eu connaissance, dans certaines circonscriptions, d’injonctions données aux collègues exerçant en Ulis-école, de participer aux animations pédagogiques. Or, la circulaire toute neuve des Ulis date d’août 2015 et il y est écrit clairement :
" Service des enseignants des Ulis écoles : Les obligations réglementaires de service des enseignants affectés dans les Ulis écoles sont régies, comme pour les autres enseignants du premier degré, par le décret n° 2008-775 du 30 juillet 2008.
Dans ce cadre, l’IEN chargé de la circonscription veille à ce que le coordonnateur bénéficie d’’un temps de concertation avec les autres acteurs de la scolarisation des élèves bénéficiant de l’Ulis (…). En tout état de cause, le temps consacré par les coordonnateurs des Ulis école à la concertation, aux travaux en équipe pédagogique, aux relations avec les parents ou aux participations aux conseils d’école est égal à 108 heures annuelles conformément à la circulaire n° 2013-019 du 4 février 2013 relative aux obligations de service des personnels enseignants du premier degré.
Les coordonnateurs des Ulis école peuvent participer aux animations et formations pédagogiques de la circonscription, mentionnées au 3 de l’article 2 décret du 30 juillet 2008."

Il est donc bien écrit "peuvent", et pas "doivent", nuance de taille ! Donc, collègues d’Ulis-école, si vous subissez les tentatives d’intimidation de votre IEN, n’hésitez pas à lui rappeler le cadre règlementaire et/ou à nous contacter !

4- ESPé (ex-IUFM), c’est toujours un SACRé bordel !
Volumes horaires intenables, nouvelles certifications imposées, parcours de formation inadaptés… A cela s’ajoutent de nombreux dysfonctionnements qui ne font qu’aggraver les conditions de travail des enseignants et CPE stagiaires. Visiblement à l’Education nationale, il faut souffrir pour être formés...
Vous trouverez en pièce jointe le tract de Solidaires EtudiantEs et SUD éducation qui vous permettra certainement de mieux comprendre les conditions de formation des collègues stagiaires avec qui vous travaillez dans certaines écoles ou établissements.

5- En finir avec la répression des grèves dans l’Education Nationale !
Rentrée 2014 : la ministre Najat Vallaud-Belkacem présente sa « réforme » de l’éducation prioritaire qui s’accompagne d’un nouveau classement REP/REP+. Que ce soit au collège Gay-Lussac de Colombes (92) ou au collège Bellefontaine de Toulouse, les enseignants et les parents d’élèves dénoncent une réforme qui sur le terrain se traduit par un désinvestissement de l’Etat. Ils se mobilisent pour maintenir les moyens nécessaires à la réussite des élèves issus entre autres des quartiers populaires. Un mouvement de grève démarre dans les deux collèges le 27 novembre 2014. Il sera marqué par plusieurs semaines de grèves reconductibles, de mobilisation avec les parents. Une seule réponse à la mobilisation enseignante : la répression… Alors que les personnels, du collège Gay-Lussac à Colombes, poursuivent leur mobilisation contre la répression antisyndicale qui frappe deux d’entre eux, la fédération SUD éducation s’associe à leurs revendications, soutient pleinement leur lutte et exige l’abandon de toutes les sanctions et procédures disciplinaires à l’encontre de nos collègues.
Toutes les infos sont là : http://www.sudeducation.org/Alors-que-les-personnels-du.html

6- Le mot de la semaine : Mensonge.
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Illustration de l’époux outragé (in Le Lys dans la vallée, Balzac,1836)
« Elle prétendit d’abord avoir la migraine ; puis elle rougit de ce mensonge... »

Mensonge, nom masc. : du latin mentiri, mentir. Action de mentir, de déguiser, d’altérer la vérité. Orfèvres en la matière, les capitalistes en tout genre (financiers, banquiers, fabricants de bagnoles, Hollande et ses ministres, ...) se reconnaissent à vue d’oeil car ils ont l’habitude de se draper dans un tissu de mensonges. Eux sont autorisés à « faire le choix de mentir » pour maintenir une image de réussite ou s’enrichir personnellement. Mais pour les gens pas autorisés, mentir c’est mal. Syn. : craque, bobard, menterie. Exemple : « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » c’est un mensonge. Prenez les éboueurs...


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