Grève du 8 octobre 2015

samedi 3 octobre 2015

Voici les rendez-vous de manifs pour la journée du 8 octobre

ARDECHE : Annonay 14H00 gare routière ; Aubenas 14H30 Champ de mars ; Le Cheylard 15H00 devant la mairie ; Privas 10H30 devant la préfecture
DROME : Montélimar 10H30 place de la mairie ; Valence 14H00 Champ de mars
ISERE : Grenoble 10H00 place de la gare ; Roussillon 10H00 place de la République
SAVOIE : manif a partir ​de 14H​30 devant la sécurité sociale direction place des éléphants ; avant il y a pique -nique revendicatif ​à 12h ​devant la sécu, confirm​é​, rassemblement à 10h à Albertville ou La Léchère
HAUTE-SAVOIE : ​manif à 14h devant la préfecture d’Annecy​

MOI,professeur au lycée Liliane Bettencourt de Neuilly sur Seine...

Le 8 octobre prochain, les syndicats CGT, FSU et Solidaires appellent à une journée de grève interprofessionnelle sur une base revendicative large qui inclue, entre autre, l’augmentation des salaires et des retraites, l’égalité salariale femmes/hommes, la défense des services publics et l’amélioration des garanties collectives. Rien de bien nouveau en somme dans ce climat d’austérité générale si ce n’est que sur le dernier point revendicatif, le passage de la loi Macron a sérieusement aggravé la situation : depuis son adoption en juillet dernier et pour la première fois depuis
1806, un employeur et un/une salarié-e pourront signer une convention amiable dans le cadre du code civil, sans référence à celui du travail. Or ce dernier, si imparfait soit-il, limite l’arbitraire patronal et le déséquilibre des forces entre un employeur qui « offre » un emploi et un/une employé-e qui doit gagner sa vie. Formellement, le ministre s’est contenté de supprimer un petit alinéa dans l’article 2064 du code civil. Mais ce simple trait de plume change tout. L’alinéa passé à la trappe précisait : « Aucune convention ne peut être conclue à l’effet de résoudre les différends qui s’élèvent à l’occasion de tout contrat de travail soumis aux dispositions du code du travail entre les employeurs, ou leurs représentants, et les salariés qu’ils emploient. » Désormais,

l’obstacle est levé. Il suffit qu’un employeur voulant, par exemple, réduire le paiement des heures supplémentaires signe une convention avec un/une salarié-e « volontaire » pour qu’elle s’applique sans recours possible.

« En quoi cela nous concerne-t-il ? » pourraient rétorquer les fonctionnaires, et particulièrement les enseignant-e-s, qui ne sont pas assujetti-e-s au code du travail. D’abord la solidarité entre salarié-e-s, quel que soit leur patron, est une condition absolue de la lutte de classe. Ensuite, c’est oublier qu’en ces temps d’autonomisation des universités, de l’entrée massive des collectivités territoriales dans l’organisation des écoles, rien ne garantit que l’éducation reste nationale à terme. Le projet « d’ écoles du socle » prévoit une autonomisation accrue des établissements primaires et des collèges. Ce n’est donc pas de la science-fiction que d’imaginer des écoles, des collèges ou des lycées dont les enseignant-e-s seront devenu-e
- s des employé-e-s territoriaux, des établissements dirigés par un conseil d’administration présidé par un maire ou un chef d’entreprise aux idées très « libérales ». Il est donc très important de montrer notre détermination à préserver le cadre national de l’éducation et d’être de ceux qui luttent contre les déréglementations qui se font toujours au profit des patrons et qui ne tarderont pas à se généraliser.

En grève le 8 octobre pour ne pas risquer de travailler un jour dans l’école Vincent Bolloré de Saint Quentin en Yvelines ou le collège François Pinault de Rennes.


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