bulletin hebdo Isère du 13 novembre 2015

mardi 17 novembre 2015

1- « 10 minutes ça compte : on décompte ! »
Pour la troisième année consécutive SUD éducation académie de Grenoble lance la consigne de décompter les temps d’accueil (8H20-8H30 et 13H20-13H30) des 108H. Vous avez reçu dans les écoles, ce mercredi, un mail explicatif à ce sujet.
Ce rappel d’aujourd’hui vient enfoncer un peu plus le clou grâce à une magnifique affiche toute neuve concoctée par notre service communication ultra-efficace !
Elle vous attend en pièce jointe ! À diffuser et utiliser sans modération avec les modèles de courriers à adresser à la DASEN (également en pièces jointes).

2- Ça plane pour eux !
Au moment où la direction d’Air France veut supprimer près de 3 000 emplois, et s’acharne (voir point 3) contre des salariés qui dénoncent ces licenciements ou arrachent trois bouts de chemise, la compagnie annonce qu’elle devrait engranger, cette année, près de 900 millions d’euros de bénéfice avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,2%, et un trafic est en hausse de 3%. Des chiffres qui devraient permettre de ne pas se laisser avoir par les mensonges des dirigeants d’Air France relayés avec zèle par le gouvernement et les médias.
Une petite vidéo instructive de 3 minutes de SUD-aérien : http://www.sud-aerien.org/?Air-France-c-est-ca

3- « la violence c’est chose grossière chez les ouvriers » :
Suite, donc, au déchirage de chemise de début octobre, les sanctions d’Air France sont tombées aujourd’hui : quatre salariés ont été licenciés « pour faute lourde » et un cinquième, représentant du personnel, fait l’objet d’une procédure de licenciement spécifique en raison de son statut de salarié protégé. Par ailleurs, onze salariés, tous salariés au sol également, ont également écopé d’une mise à pied sans solde de 15 jours pour avoir participé, selon la compagnie, à l’ « effraction » d’une grille d’accès.
Un témoignage presque-twitté il y a 109 ans, vient pourtant éclairer la situation :
« Oui, monsieur le ministre, la violence c’est chose grossière, palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est noté. Un acte de brutalité, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder en effet par la brutalité visible et saisissable des actes.
Ah, le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour d’un tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle broie. »

Il s’agit là de la réponse de Jaurès, alors qu’il était attaqué à propos de la violence ouvrière, à Clémenceau le 19 juin 1906...

4- « Le Medef, un rouage essentiel pour avancer (ou reculer) ! »
Voilà un plan com’ bien moderne ! Depuis le 9 novembre, le Medef a lancé une campagne à destination des petites et moyennes entreprises via un site internet Monmedef.com, des spots à la radio et un bel affichage urbain avec la photo de Sébastien et son petit panneau.
Problème : les communicants du Medef ne sont pas des flèches, c’est le moins qu’on puisse dire...
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5- Elle est pas belle la vie ?
Parce qu’en tant que syndicat, nous oeuvrons avant-tout au bien-être de l’ensemble des collaborateurs de l’éducation nationale, voici une proposition plus qu’alléchante dont nous nous faisons le relai ici, pour vous servir... Dépêchez-vous, ça part comme des p’tits pains (dans leur gueule) ! De rien.
http://boutique.lefigaro.fr/produit/124551-croisiere-anniversaire-190-ans-du-figaro

6- Le mot de la semaine : con.
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Visite guidée au musée de la connerie - Le guide : « Observez-moi ce spécimen mesdames ! Il est con comme un iceberg. Sept fois plus con qu’il ne paraît... »

Con, adj. et nom : con provient du latin cunnus (« gaine, fourreau », par analogie le sexe de la femme). Ex : « mais quel con ! » (Rocco à sa femme). Toutefois, au XIXème siècle, ce mot prend un sens figuré injurieux, voire un chouilla misogyne, exploitant l’impuissance et la passivité supposées de la Femme, afin de désigner un imbécile. Ex : « mais quel con ! » (sa femme à Rocco). Certains chansonniers ne manqueront pas de dénoncer cette injustice : « C’est injuste, Madame, et c’est désobligeant, que ce morceau de roi de votre anatomie 
porte le même nom qu’une foule de gens. » dira l’ami Georges. Pierre Perret, spécialiste en zizi, ajoutera à la littérature un gracieux « établissez vite son vrai sens profond car, si on l’ausculte, au lieu d’une insulte on peut faire un culte du joli mot con. »
Précision : traiter son prochain de con n’est pas un outrage, mais un diagnostic nous explique F. Dard.

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