bulletin du 4 décembre : répression pour délit de grève ou solidarité...

vendredi 4 décembre 2015
par  Alixe

répression pour délit de grève ou solidarité...

Au menu : tour d’horizon des derniers mois :
1) répression à Air France
2) répression de la solidarité avec les migrants
3) répression d’une Inspectrice du Travail
4) répression dans l’Education nationale
5) répression chez les écolos
6) violence managériale à la Poste

1) répression à Air France
La direction d’Air France a supprimé 3000 emplois, tout en engrangeant 900 millions d’€ de bénéfices. Des chiffres qui devraient permettre de ne pas se laisser avoir par les mensonges des dirigeants d’Air France relayés avec zèle par le gouvernement et les médias.
résumé dans une petite vidéo de 3’
Pour s’être opposé à une situation inacceptable, 5 salariés ont été licenciés ’pour faute lourde’, 11 autres ont écopé d’une mise à pied sans solde de 15 jours.
caisse de solidarité avec les collègues sanctionnés

2) répression de la solidarité avec les migrants
Une militante associative a été interpellée cet été en gare d’Antibes alors qu’elle accompagnait un mineur et une jeune femme réfugiés qui souhaitaient prendre le train : menottée, interrogée, placée en garde à vue pendant 24 heures, son domicile perquisitionné. Elle comparait devant le tribunal en décembre, pour avoir facilité, par aide directe ou indirecte, l’entrée irrégulière, la circulation irrégulière, le séjour irrégulier de deux étrangers en France, c’est-à-dire, être un passeur.
article complet et pétition
Fin novembre, 58 personnes (et ensuite d’autres venues les soutenir) ont été convoquées pour être interrogées par la police pour avoir participé le 22 novembre à une initiative de solidarité avec les migrant-e-s et pour le droit au logement pour toutes et tous, alors que la manifestation avait été interdite au nom de l’état d’urgence. À cause de l’état d’urgence, toutes risquent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 mois fermes et des amendes très élevées.
Pour la fédération SUD éducation, les terribles tueries du 13 novembre ne doivent pas servir de prétexte à une restriction des libertés publiques. La répression de celles et ceux qui continuent à utiliser leur droit de manifester ne peut pas rester sans réaction massive de l’ensemble du mouvement social.

3) répression d’une Inspectrice du Travail
Une Inspectrice du Travail de Haute-Savoie vient d’être condamnée pour avoir dénoncé des infractions dans l’entreprise Téfal. Elle avait, avec un salarié lanceur d’alerte - licencié depuis - dévoilé des documents internes prouvant le comportement délictuel de Téfal vis-à-vis du Code du Travail. Ils ont été condamnés chacun à 3500 € d’amende avec sursis ; cette condamnation sera inscrite sur leurs casiers judiciaires, ce qui entraine une interdiction d’exercer pour l’Inspectrice.

4) répression dans l’Education nationale
A Toulouse, au collège Bellefontaine, suite à une grève, 5 collègues ont été sanctionnés : 1 collègue suspendue 4 mois, 5 collègues mutés d’office ’dans l’intéret du service’ avec une procédure disciplinaire.
Dans les Hauts-de-Seine, 2 collègues devaient passer en commission disciplinaire pour faits de grève ; sous la pression des collègues et des parents (grève reconductible, manif, grève de la faim), les procédures disciplinaires ont été abandonnées.
Dans le Loiret, un formulaire de « signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire » a été envoyé aux directeurs d’établissements, leur demandant notamment de repérer pour « atteinte à la sécurité ou au climat de l’établissement » les « grèves, blocages, manifestations, rassemblement, perturbations ». L’inspection a du rapidement faire machine arrière...
En septembre, l’Inspection académique de l’Isère a envoyé un mail aux enseignants déclarant illégale la grève du 17 septembre, alors que des préavis nationaux étaient déposés... Il s’agit bien pour nous d’une tentative d’intimidation pour empêcher les collègues d’exercer leurs droits.

5) répression chez les écolos
Les spectacles sportifs et les rencontres commerciales sont autorisés, mais pas les manifestations... Des centaines de manifestant-e-s pour la justice sociale et climatique se sont retrouvé-e-s à Paris. Encerclés puis chargés par la police, qui a lancé des lacrymogènes sur la foule, 208 manifestants ont été interpellés et 174 mis en garde à vue.
Précédemment, 24 militants écolos ont été assignés à résidence - et leur domicile perquisitionné - pour volonté d’aller manifester contre la COP21.
Nous demandons la relaxe de l’ensemble des militant-e-s arrêtés suite à l’exercice de leur droit à manifester et de l’ensemble des assigné-e-s à résidence suite à leur engagement pour la justice sociale et climatique.
Comme nous l’avons affirmé depuis la mise en place de l’état d’urgence, celui-ci est détourné de la lutte contre le terrorisme. SUD éducation réaffirme sa demande de levée de l’état d’urgence.

6) violence managériale à la Poste
Pour licencier un postier, la Poste de Villard-Bonnot (Isère) n’hésite pas à produire un faux document. Vincent est en procédure disciplinaire pour licenciement, parce qu’il respectait son temps de service (et du coup ne distribuait pas tous les colis).
La Poste continue sa politique d’étouffement des contestations : assignation de 19 facteurs au tribunal pendant une grève pour « entrave à la liberté du travail » ; multiplication des sanctions (avertissements, blâmes, mises à pied de 3 mois sans salaire, …) ; refus - illégal - d’un préavis de grève...


Documents joints

bulletin du 4/12 : répression !

Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Sur le Web

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 13 novembre 2018

Publication

660 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
13 Auteurs

Visites

19 aujourd’hui
66 hier
196870 depuis le début
3 visiteurs actuellement connectés