Bulletin Hebdo Isère du 11 décembre 2015

mardi 15 décembre 2015

1- Idée cadeau : 10 minutes d’accueil, on ne lâche pas le morceau !
Et si vous vous faisiez un joli cadeau en cette fin d’année ? Pour celles et ceux qui n’attendent plus rien du Père Noël, un lien qui devrait bientôt être remboursé par la sécurité sociale :
http://www.sudeducationgrenoble.org/spip.php?article615
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2- Animations pédagogiques « obligatoires » :
Vous êtes nombreuses et nombreux à subir des animations pédagogiques, dites « obligatoires » par votre IEN. Or, s’il y a obligation à faire 18H d’animations pédagogiques, pour un temps plein, sur l’année, rien n’indique dans les textes règlementaires que certaines de ces animations puissent vous être imposées ! (Voir circulaire n° 2013-019 : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=67025 ).
Sud éducation considère les agissements de certains IEN comme des abus de pouvoir et encourage les personnels à ne pas céder devant leurs injonctions.
En bref, que faire ?
- Vous pouvez tout à fait ne pas aller à une animation à laquelle vous êtes inscrits !
- Vous pouvez tout à fait aller à une animation à laquelle vous n’êtes pas inscrits ! En n’oubliant pas de signer la feuille de présence !
- Vous pouvez tout à fait ne vous inscrire nulle part, et aller où vous voulez... en n’oubliant pas de signer la feuille de présence !
- Vous pouvez tout à fait aller à 3 réunions d’information syndicale (RIS) de 3 heures (une par trimestre) et décompter ces 9H des 18H dues.

Quelle que soit votre situation, l’important est d’effectuer ces 18H annuelles comme vous y oblige la circulaire. Mais tant que l’année n’est pas finie, l’IEN ne peut rien vous reprocher car n’est pas en mesure de prouver que vous n’avez pas fait vos heures !

Dans tous les cas, si vous subissez des injonctions, il est nécessaire d’envoyer un courrier à l’IEN en expliquant que l’année n’est pas terminée et que vous irez à une autre animation pédagogique pour compenser. Pensez à envoyer copie de ce courrier à Sud éducation académie de Grenoble et à nous contacter si vous le souhaitez !

3- Une inspectrice du travail et un salarié condamnés : un jugement honteux !
Nous vous avions fait part en octobre du procès qui opposait Tefal (oui, les poêles) à une inspectrice du travail, Laura Pfeiffer et un ancien salarié lanceur d’alerte. Suite à l’audience du 16 octobre 2015 où un millier de manifestants s’étaient rassemblés à Annecy pour soutenir Laura Pfeiffer et l’ex-salarié mis en cause par une plainte de l’entreprise Tefal, la décision a été rendue : l’inspectrice du travail a été condamnée, sur les deux chefs d’accusation, à 3500 euros d’amende avec sursis. De plus l’ex-salarié lanceur d’alerte poursuivi pour vol a été condamné à 3500 euros d’amende avec sursis. Ces condamnations sont inscrites au casier judiciaire. L’ensemble des condamnations est bien au delà des réquisitions déjà fortes du procureur.

Les organisations syndicales CGT, SUD, SNUTEFE, CNT et FO dénoncent la condamnation d’une inspectrice du travail pour n’avoir fait que son travail et la condamnation d’un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel d’aiguillon.

Le déroulé de cette procédure et du procès lui-même, constitue une sévère mise en garde à destination des salariés et des agents qui ont pour mission de contrôler les entreprises. En effet, l’audience du 16 octobre a vu la mise en cause d’un lanceur d’alerte pour avoir mis en œuvre ce droit ainsi que celle d’une inspectrice du travail pour avoir exercé ses missions de base puis dénoncé les pressions visant à faire obstacle à son travail. Cette audience à sens unique, éprouvante et humiliante pour les intéressés, aura malheureusement été l’occasion d’envoyer un signal fort à tous les travailleurs et travailleuses : L’inspection du travail dérange et il convient de la mettre au pas ! Selon le procureur, il faut y faire le ménage. Il en est de même pour les syndicats, voire le droit du travail comme ont pu dire ou laisser entendre l’avocat de Tefal dans sa plaidoirie, le procureur dans son réquisitoire ou encore la juge dans ses questions. Ainsi que l’a relevé l’avocat de notre collègue, Maître Leclerc, lors de sa plaidoirie le 16 octobre, « certes nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des inspecteurs du travail », avant de poursuivre « le problème qui est posé ici c’est la place des syndicats dans notre société ».
L’intersyndicale demande en appel la relaxe pour l’ex-salarié lanceur d’alerte et l’inspectrice du travail, la condamnation publique par la Ministre de l’entreprise TEFAL pour les pressions inacceptables qu’elle a mis en œuvre à l’encontre de l’inspectrice du travail.

4- On ne le dira jamais assez...
… ils sont contre la capote mais honnêtement, si c’est pour engendrer ça ben c’est chelou : https://www.youtube.com/watch?v=mURBOBHNR24#t=126

5- « Petit papa Manuel, des sous siteuplé »

Bouygues Telecom vient de demander 2,285 milliards d’euros à Manuel Valls. Cette somme serait l’indemnisation de ce que la grosse boîte a perdu sur ses profits et marges depuis l’arrivée de Free sur le marché. Ben allons-y les gars, vous avez raison d’essayer, il vous aime bien Manu. Et pourquoi pas modifier la Constitution aussi, un peu d’audace que diable !! « Le manque à gagner dû à la concurrence entre capitalistes doit être payé par l’État  » ça en jetterait non ?

6- Le mot de la semaine : amerthune.

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Brice, atterré devant sa fiche de paye, recevant le soutien narquois de sa hiérarchie gavée de primes !
Amerthune, n.fém. : Sentiment de fin de mois.


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