Bulletin mensuel Haute Savoie janvier 2016

jeudi 21 janvier 2016
par  Laure

Au sommaire :

1-Appel intersyndical grève du 26 janvier
2-Dans le premier degré, les raisons de se mobiliser ne manquent pas !
3-Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels Réussir la grève du 26 janvier !
4- Good Year, happy New Year

1- GREVE FONCTION PUBLIQUE DU 26 JANVIER : appel intersyndical

Les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires de Haute-Savoie des trois versants de la Fonction Publique (État, Territoriale, Hospitalière) appellent les fonctionnaires à participer à la grève nationale et à manifester à 14H 00 devant la préfecture d’Annecy
Les nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé) vont avoir de nouveaux impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels, tout en développant la précarité des agents publics.
Les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires de Haute-Savoie des trois versants de la Fonction Publique (Etat, Territoriale, Hospitalière), réunies le 8 janvier 2016 appellent à la grève et à la manifestation à Annecy le 26 Janvier 2016.
Le salaire des fonctionnaires diminue à nouveau au mois de janvier 2016 suite à l’augmentation des cotisations retraites. La Loi de Finances 2016 vient d’entériner, à ce stade, le gel de la valeur du point d’indice, et l’allongement des carrières des fonctionnaires.

Les organisations départementales demandent à cette occasion une audience au Préfet pour exposer leurs revendications :
• un statut et un véritable déroulement de carrière
• une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat suite à l’augmentation des cotisations retraites
• un service public de proximité garant de la cohésion sociale
• compte-tenu du coût de la vie en Haute-Savoie, le classement de la Haute-Savoie en zone de vie chère.

2-Dans le premier degré, les raisons de se mobiliser ne manquent pas !

Des moyens en deçà des besoins

Pour la rentrée 2016, le MEN annonce triomphalement un effort sans précédent pour le 1er degré avec la création de 3835 postes sur les 6639 postes de la dotation globale alors que la démographie est en baisse de -513 élèves. Une baisse de 0,01 %, somme toute assez relative rapportée aux 6788600 écoliers de l’ensemble du territoire. Et si on considère la très grande fiabilité des chiffres du ministère, il s’agit de stabilité plus que d’une baisse. Cette dotation s’inscrit dans une situation déficitaire globale depuis plusieurs années.Elle sera très insuffisante pour améliorer les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des enseignant-e-s : compenser les départs en retraite, ouvrir des classes et en baisser les effectifs, créer des postes de remplaçant-e-s, prévenir et remédier aux difficultés scolaires et à l’échec scolaire avec des personnels formés et en nombre suffisant en restituant et créant des postes pour les RASED, réduire les inégalités territoriales, par ailleurs aggravées par la réforme des rythmes scolaires.

Rythmes scolaires et inégalités territoriales

Cette réforme est un échec et son bilan est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves avec : des emplois du temps absurdes, une amplitude horaires augmentée, la confusion entre périscolaire et scolaire, des municipalités intrusives avec les PEDT, une fatigue accrue pour les élèves et les personnels. Qu’importe la réalité du terrain ! Le MEN s’acharne à essayer de démontrer que la réforme des rythmes scolaires est avant tout pédagogique et en cela bénéfique pour les apprentissages des élèves.
Cette réforme n’est que le cheval de Troie d’une territorialisation déjà bien avancée du premier degré, qui ne cesse de s’accentuer.

Territorialisation de l’école : autonomie et hiérarchie supplémentaire

Elle risque même de brutalement s’aggraver si le MEN suit les propositions faites dans un rapport de l’IGEN sur le « pilotage et fonctionnement de la circonscription du premier degré », publié en novembre 2015. Ce rapport préconise la remise en cause des circonscriptions, la mise en concurrence des écoles et des personnels, ainsi que l’instauration d’un nouvel échelon hiérarchique.
Le statut de l’école publique en serait modifié, avec des conséquences sur le statut des personnels : il pourrait soit prendre la forme d’un EPEP (établissement public du premier degré) où le directeur ou la directrice deviendrait des chef-fe-s d’établissement d’un groupement d’écoles dont la gestion des moyens et des personnels serait autonome et mutualisée avec des orientations pédagogiques uniformisées. Dans ce cadre, les directions seraient associé-e-s à l’évaluation des enseignant-e-s dans le cadre des inspections. La seconde solution envisagée par ce rapport serait celle d’un EPSC (établissement public du socle commun) qui comprendrait un collège et les écoles élémentaires et maternelles de son secteur dont le modèle serait celui de l’organisation des REP +.
Là encore la gestion des moyens et des personnels serait autonome et mutualisée, avec des orientations pédagogiques uniformisées entre l’école et le collège. Une uniformisation qui serait simplifiée grâce au cycle 3 commun à l’école et au collège. Le troisième scénario serait la transformation des circonscriptions en pôles avec des contrats d’objectifs établis avec les collectivités territoriales.

Casse des statuts et augmentation des obligations de service

Dans le même temps, le MEN s’attaque aux statuts des enseignant-es du 1er degré comme il l’a déjà fait pour ceux du second degré, en décidant d’augmenter purement et simplement dans un même temps contraint les obligations de service et les missions des enseignante-s du 1er degré déjà pléthoriques. Un certain nombre de missions et d’obligations statutaires des enseignant-es du 1er degré, comme les réunions de liaison entre l’école et le collège, s’inscrivent directement dans le cadre de la réforme du collège. Cette attaque contre les statuts n’est qu’une illustration supplémentaire de la dérive managériale du MEN et de sa volonté d’augmenter toujours plus les prérogatives de la hiérarchie.
Et ce ne sont pas les quelques miettes de la prime d’ISAE et son hypothétique augmentation annuelle, en échange de régressions statutaires et de la dégradation des conditions de travail des personnels, qui vont améliorer la situation.

1er et 2nd degré : même combat !

La même logique de territorialisation et d’autonomie est à l’œuvre, aussi bien dans la réforme du collège que dans celle de la réforme des rythmes scolaires ou dans la modification statutaire du second degré : " casse des statuts, " aggravation des inégalités, " augmentation de la charge de travail, " division des personnels, " multiplication des pouvoirs hiérarchiques, ....
L’ « autonomie » accordée aux établissements (en réalité celle des chef-fe-s d’établissement) généralise la concurrence entre eux, par le même processus qu’ont vécu les universités et les lycées ces dernières années. Ainsi, le service public d’éducation est peu à peu déréglementé, l’Etat se faisant désormais le principal agent des politiques libérales.

Sud éducation exige des créations de postes à la hauteur des besoins avec :

- Une réduction du nombre d’élèves par classe en école, collège et lycée
- Plus d’enseignant-es que de classes, renforcement du travail en équipe, regard croisé sur les élèves et les pratiques...
La diminution du temps de travail hebdomadaire des enseignant-e-s : 18 h devant les élèves et 6 h de concertation.

3-Collège, lycées généraux, technologiques et professionnels Réussir la grève du 26 janvier !

Contre la « Réforme » du collège et ses inégalités, c’est maintenant ou jamais... Si vous ne voulez pas :

de la modulation des horaires disciplinaires et de la « marge d’autonomie »
- des EPI qui vont creuser les inégalités entre collèges et exploser notre temps de travail
d’une AP inefficace au lycée, dupliquée au collège
d’une réduction de l’offre de formation en LV2, langues anciennes, enseignements artistiques et scientifiques.

Hiérarchies intermédiaires, explosion du temps de travail : dangers pour toutes et tous !

Avec la refonte des statuts de 2014 au-delà du conseil pédagogique, sont multiplié-e-s les référents-e- de cycles, de niveau, culturel-le-s etc. Autant de tentatives pour nous diviser et créer des relais rétribués à coût de primes (IMP).

5 à 8 jours de formation collège, souvent hors temps de service : un plan inacceptable, possible demain pour tout le second degré si on laisse faire !

Réforme des lycées, faisons entendre notre « bilan »

Le ministère vient d’ouvrir le bilan de la reforme des lycées. Le 26 janvier, c’est aussi l’occasion de refuser le statu quo qui s’imposerait dans les 3 lycées si cette réforme du collège, inspirée des même principes, s’appliquait en 2016.

La globalisation des horaires et « l’autonomie », c’est la concurrence entre disciplines et établissements. La territorialisation avance, avec notamment la régionalisation de la carte des formations professionnelles et les projets contre les statuts des PLP.
L’accompagnement faussement « personnalisé » est un contenu fourre-tout, déconnecté du groupe-classe, sans heures de concertation, qui ne permet pas l’aide aux élèves.
Le CCF, au Lycée professionnel mais aussi en langues vivantes au Lycée général et technologique, alourdit la charge de travail des collègues et sape un peu plus le caractère national des baccalauréats.

Créations de postes, effectifs en collèges et lycées, c’est maintenant qu’il faut agir !

Des créations de postes loin du compte :

2804 créations de postes annoncées dans le second degré, mais selon le ministère 2000 postes sont déjà nécessaires dès 2016 pour la réforme du collège.
C’est très insuffisant pour le collège (moins d’un poste par établissement), mais cela veut aussi dire qu’il n’y aura rien pour les 3 lycées. Inacceptable compte tenu des conditions de travail des collègues et d’étude des élèves !
Enfin, resurgit en collège l’attribution des moyens selon les « projets » d’EPI !

Rien sur les effectifs :

La baisse des effectifs par classe et le rétablissement de dédoublements nationaux sont des conditions préalables pour faire progresser nos élèves et lutter contre la sélection par l’origine sociale.
Pour SUD éducation, qui lance une campagne nationale sur la réduction des effectifs, il faut par nos mobilisations remettre cette question au centre de nos revendications pour changer l’école.

Réussir la grève du 26 janvier, un enjeu pour toutes et tous !
- Montrons au gouvernement notre refus intact de la réforme du collège et du statu quo dans les 3 Lycées.
- Exigeons des DHG qui permettent d’enseigner et de baisser enfin les effectifs !
- Construisons d’ici le 26 janvier une grève massive, dans l’unité, par les AG, les tournées d’établissements...
- Mettons en débat les suites à donner pour gagner et notamment la généralisation et la reconduction de la grève.

Vous lirez en pièce jointe l’appel à la grève de l’ensemble de la fonction publique pour nos salaires, le tract d’appel intersyndical second degré ainsi que celui du 1er degré.

4- Good Year, happy New Year

Sud éducation académie de Grenoble, réuni en congrès académique les 13, 14 et 15 janvier 2016, est scandalisé par la condamnation, le mardi 12 janvier, des huit camarades de Goodyear à neuf mois de prison ferme.
Nous dénonçons avec force la violence sociale des licenciements et la violence de l’Etat qui condamne la contestation syndicale. Nous soutenons celles et ceux qui luttent pour plus de justice sociale.

Cette répression et la criminalisation du mouvement syndical est à relier à celles — policière, juridique, patronale — que subissent les salarié.e.s d’Air France, l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer et le salarié de Tefal, pour ne citer que les exemples les plus récents. À chaque fois, le même acharnement à considérer comme des criminels les travailleurs-euses qui défendent leurs emplois.

Solidarité et relaxe pour tous les militants syndicaux et les travailleurs-euses poursuivi.e.s.
Arrêt de la criminalisation des mouvements sociaux.
Pour une réponse syndicale et sociale d’ampleur !
Un événement très grave a eu lieu mardi 12 janvier, la condamnation de salariés, dont des syndicalistes, à des peines de prison ferme, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. Cela pour avoir défendu leur entreprise et leur travail.

Sud éducation était à Chambéry pour les soutenir. Voici un reportage :
http://www.tvnetcitoyenne.com/webtv.php

Nous relayons la pétition à l’initiative de la CGT Amiens Nord : https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear


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