Bulletin mensuel Haute Savoie avril 2016

mardi 5 avril 2016
par  Laure

1 Après le 31 mars :

Suite à la réussite de la journée de grève du jeudi 31 mars, avec plus de 5000 participants à Annecy, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL restent déterminées à obtenir le retrait du projet de loi « travail ».
Des lycéens venus d’Annemasse ont renforcé le cortège. Ils ont été acheminés vers Annecy grâce à un bus que Sud PTT a mis à leur disposition. Comme ce fut le cas à Annemasse le jeudi 24 mars, les événements se sont bien déroulés, mêlant festivités, détermination et envie de s’exprimer contre la précarité sociale amenée par la loi El Khomri.
A l’issue de la manifestation, une assemblée générale s’est tenue devant la préfecture dans le but de se réunir et de pouvoir ainsi échanger des suites du mouvement.

La lutte continue ! La grève du 9 avril se prépare activement dans les départements ! En plus de l’appel interprofessionnel national, un appel à la grève des organisations syndicales de la fonction publique a été lancé, ainsi que deux appels Education nationale (premier degré, second degré, enseignement supérieur et recherche).

Manifestations le samedi 9 avril à
10h à Thonon(du lycée de la Versoie jusqu’à la place des Arts)
14h à la préfecture d’Annecy

Vous trouverez en pièce jointe le tract de Solidaires concernant cette journée.

D’autre part, nous condamnons les violences policières qui ont eu lieu à paris, à Toulouse...et à Grenoble : https://solidairesetudiantsgrenoble.wordpress.com/tag/violences-policieres/

Et si vous aussi vous voulez rester debout : http://nuitdeboutgrenoble.gandi.ws/

2 RESF

Une délégation sera reçue parle préfet le 6 avril, la délégation reçue le 24 février n’ayant pas obtenu de suites favorables concernant le sort d’un jeune lycéen de Rumilly. Il a été expulsé le lendemain, 4 mois avant qu’il termine un parcours scolaire réussi sur lequel il avait été lancé par notre pays. Resf s’inquiète vivement du sort d’autres jeunes sans autorisation de travail.
Un article de Médiapart sur le sujet : https://blogs.mediapart.fr/resf/blog/230316/cogne-fort-lavion-attend
RESFa également écrit aux élus de Haute Savoie au conseil régional pour leur exprimer
leur préoccupation concernant le sort de nombreux jeunes arrivés mineurs isolés sur le
territoire français, et donc pris en charge à ce titre par les services départementaux d’aide à l’enfance, et dans une situation difficile lorsqu’ils atteignent leur majorité.
Vous trouverez en pièce jointe un modèle de vœu à soumettre au CA de votre établissement.

3 Classes bilangues : la grande lessive

Bilangues low cost…

Vouées à disparaître dans la version initiale de la réforme du collège, les classes bilangues devraient pour la plupart être maintenues à la rentrée 2016. C’est du moins ce qu’affirme le
ministère depuis janvier dernier, mais comme pour les langues anciennes, cette reculade apparente relève plutôt de l’enfumage :
Parler de maintien est un abus de langage puisque le dispositif bilangue actuel, qui s’applique de la 6ème à la 3ème à raison de 3 heures d’enseignement hebdomadaire disparaît bel et bien.
Dans la nouvelle formule, l’option bilangue ne concernera plus que les seules classes de 6ème puisque à l’issue de cette première année, les élèves concernés se retrouveront avec les débutants de LV2 et perdront par là-même une grande partie du bénéfice acquis précédemment.
En outre, ces nouvelles classes bilangues dites « de continuité » ne seront désormais accessibles qu’aux élèves ayant appris dans le premier degré une autre langue que l’anglais. Seuls ceux qui auront suivi cet enseignement élémentaire pourront donc le prolonger en 6ème. On est prié au passage d’oublier les discours de circonstance de notre ministre sur l’élitisme supposé de cette filière qu’il s’agissait hier de supprimer. C’est désormais dès le primaire que tout se joue. Le nombre d’écoles proposant une autre langue que l’anglais étant notoirement insuffisant pour pouvoir annoncer le maintien dans les collèges d’une majorité de classes bilangues, il a fallu « élargir l’offre linguistique » dans le premier degré. C’est ce qu’ont fait les rectorats, le plus souvent en se contentant de remplacer dans certaines écoles l’anglais par une autre langue.

Tous perdants...

Si ce tour de passe-passe permet au ministère d’annoncer le maintien de plus de 70 % des classes bilangues, les inégalités territoriales, elles, explosent : le rectorat de Paris a pu ainsi promettre que la totalité des classes bilangues seraient maintenues à la prochaine rentrée tandis que la plupart d’entre elles disparaitront dans les académies de Caen, Lyon, Lille ou dans la nôtre. Rien ne justifie une différence de traitement aussi scandaleuse, sinon peut-être le souci d’éviter à notre ministre de voir se répandre sous ses fenêtres des cohortes de parents et d’enseignants mécontents. Il est vrai qu’à la périphérie du royaume, on est loin de partager ce genre de tracas.
Au palmarès des perdants, l’académie de Grenoble occupe l’une des toutes premières places.
Jusque-là plutôt bien dotés, nous perdons en effet plus de 65 % de nos classes bilangues, juste
derrière les académies de Caen et de Rouen. En nombre de classes supprimées, Grenoble se situe même à la deuxième place après Lyon et avec plus de 140 sections qui disparaissent ! En privilégiant les rares maintiens dans les collèges réputés difficiles, où les demandes sont les plus faibles, on a certes « donné plus là où il y a des besoins » comme le revendiquait le ministère, mais on a aussi et de manière totalement illégitime retiré tout partout ailleurs…
Pour les collègues impactés par ces coupes franches, la prochaine rentrée sera particulièrement difficile. Souvent nommés sur deux, voire trois établissements, ils vont devoir faire face à des baisses drastiques d’heures de cours qu’on va leur demander de compenser à grands coups d’aide personnalisée ou d’EPI. Quand il ne n’agira pas de les inciter à enseigner dans le premier degré ou à compléter leur service dans d’autres disciplines !

Nous ne pouvons accepter une telle atteinte à nos conditions de travail et exigeons le retrait immédiat de la réforme des collèges et le rétablissement de toutes les classes bilangues, dans l’académie et partout ailleurs.


Documents joints

PDF - 65.7 ko
OpenDocument Text - 27.3 ko
PDF - 1.3 Mo

Agenda

<<

2018

 

<<

Juillet

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 26 juin 2018

Publication

651 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
13 Auteurs

Visites

68 aujourd’hui
85 hier
184959 depuis le début
3 visiteurs actuellement connectés