Journal Académique N°49

mardi 25 novembre 2008

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Journal Académique N°49

p. 1 : La bourse ou la vie

p. 2 : Réforme du lycée

p. 3 : Recrutement des enseignants / Élections professionnelles

p. 4 : Enseignement professionnel

p. 5 : Appel pour la défense des SES

P. 6 : Veille de l’opinion / International

P. 7 : Brèves / Culture

p. 8 : SOMMAIRE/ADHESION

La bourse ou la vie !

Il y a quelque chose d’indécent dans le fait que chaque fois qu’il est question de notre santé, de nos retraites, des banlieues ou encore de l’éducation de nos chères têtes blondes, il faille pleurer misère, pour ne rien obtenir. Et quand on daigne lâcher un peu d’oseille c’est si peu que ceux qui en sont les bénéficiaires le ressentent souvent comme une forme d’humiliation.

Rien de tel quand il s’agit de renflouer les caisses de ces spécialistes de l’arnaque en tous genres que sont les banquiers et les assureurs. Là, on ne compte pas ! On offre la garantie de l’Etat pour 400 milliards d’euros, excusez du peu, et on injecte immédiatement en liquide 10 milliards ! Les caisses n’étaient donc pas vides ? Pour couronner le tout on essaye de nous faire avaler que tout cela ne coûtera rien à personne ? Tu parles, Charles !

Les milliards qui se sont évaporés à cause de la rapacité de nos apprentis sorciers et autres maîtres boursicoteurs, il faudra bien les récupérer. Ce ne pourra se faire que sur le dos de ceux qui sont vraiment les seuls à produire la richesse sur laquelle spéculent tous les affairistes du monde, les travailleurs. Il ne faut donc pas nous attendre à beaucoup de générosité, nous on ne va pas nous faire de cadeaux.

D’ailleurs il n’y a pas une seconde à perdre : l’adage n’affirme-t-il pas que le temps, c’est de l’argent ? Notre beau parlement l’a bien compris puisqu’il vient de voter fin octobre, une loi qui autorise les patrons de toutes espèces à exploiter la main d’œuvre jusqu’à 70 ans !

Pour ce qui nous concerne, Darcos, droit dans sa couche culotte a confirmé, au soir de la dernière grande ballade dominicale dans la capitale, qu’il n’était pas question de revenir sur la moindre de ses opérations
de démolition. La suppression supplémentaire de 13500 postes cette année est maintenue. Les premiers qui sont invités à mettre leurs têtes sur le billot sont les enseignants du RASED (Réseau d’aide aux élèves en
difficulté). Un tiers de l’effectif (3000) sera sacrifié dès la rentrée prochaine. Les 2/3 restants n’ont plus qu’à attendre les rentrées suivantes. A quoi peuvent bien servir des enseignants formés spécifiquement à un type défini de public si ce n’est à hérisser le poil dru de notre ministre, comme pour nos collègues de maternelle ? Si à la suppression des heures de classe le samedi et les nouveaux programmes unanimement critiqués, on rajoute le service minimum et la lutte toujours en cours contre le
fichage des élèves, on peut dire que les enseignants du primaire sont particulièrement soignés.

Dans les collèges la suppression de la carte scolaire et l’inéluctable montée des effectifs par classe, commencent à produire des effets qui à terme ne
pourront qu’augmenter la stigmatisation dont souffre déjà un certain nombre d’établissements dans les zones défavorisées.

Dans l’enseignement professionnel le bac en 3 ans est une véritable arme de destruction massive de postes d’enseignants, le tout au détriment des intérêts des élèves issus des classes populaires.

Enfin le dernier chantier de déconstruction lancé par Darkos Vador a pour cible le lycée. C’est par pans entiers que le ministre entend démolir cette vieille institution. Certaines matières sont déjà dans l’œil du cyclone (Sciences économiques, histoire-géographie, certaines matières scientifiques...) Évidemment les justifications avancées pour imposer ce projet rivalisent toutes d’hypocrisie.

Ce qui motive toutes les agressions contre les enseignants aussi bien du primaire que du secondaire c’est essentiellement la volonté de faire des
économies, vous savez pourquoi et pour qui ; et de préparer le terrain pour que sur les ruines encore fumantes de l’Éducation nationale le secteur privé
récupère tout ce qui peut générer du profit.

Ces dernières années nous avons encaissé de rudes coups et nos ripostes, trop sporadiques et désordonnées, n’ont fait qu’effleurer la carapace de notre moloch. Face à la détermination affichée par ce gouvernement, notre réponse doit se placer sur le seul terrain qui peut le faire reculer : celui de la lutte directe. C’est cette orientation que Sud éducation est
décidé à suivre, en provoquant et en soutenant partout où cela est possible toutes les initiatives qui peuvent aller dans ce sens. Soyons certains que seule la convergence de toutes les luttes et de tous les mécontentements dans un vaste mouvement ne se privant d’aucun des moyens du combat syndical véritable peut freiner les ardeurs destructrices de nos gouvernants. La grève massive des enseignants du premier degré dans la région parisienne le 16 octobre et le sentiment de ras-le-bol qui progresse un peu partout, nous rendent optimistes pour les semaines qui viennent. Il
faut se tenir prêt.

C’est sur ces perspectives que nous appelons nos collègues à se lancer dans la bataille. Persuadés, comme Georges Orwell, en son temps, que « dans une époque d’erreurs universelles, dire la vérité est un acte révolutionnaire ».

et aussi :
- Réforme du lycée : assez d’hypocrisie !
- Recrutement des enseignants
- Élections professionnelles
- Enseignement professionnel : demain, la casse continue ? (tract complet ici)
- Appel pour la défense des SES
- Veille de l’opinion


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