Bulletin hebdo Isère du 20 mai 2016

mardi 24 mai 2016

1- Prix de la trahison :

L’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL opposée au projet de loi Travail appelle à deux nouvelles journées de mobilisation les jeudi 26 mai et mardi 14 juin.

Le jeudi 26 mai, il s’agira d’une journée nationale de grève, manifestations et actions dans toute la France.

Les sept syndicats appellent ensuite à une journée de grève interprofessionnelle, avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat sur le projet de loi.

Cette loi concerne tous les salariés : les contractuels, les précaires mais aussi les fonctionnaires ! La casse de tous les droits des salariés du privé prépare la destruction du statut de fonctionnaire. L’inversion des normes juridiques ouvre en effet la porte à la disparition du principe de la protection de tous par des lois supérieures aux accords signés en catimini dans les entreprises ou les collectivités.

2- Prix de l’humour :

La Direction générale des finances publiques (qui vient de supprimer plus de 4000 postes en trois ans) a annoncé que, d’ici la fin de l’année 2016, les centres des impôts ne recevront plus les contribuables en accueil personnalisé. Alors que plus de la moitié de ceux qui ont fait leur déclaration de revenus par internet avouent avoir eu des difficultés, quand ils iront à leur centre demander de l’aide, ils seront orientés vers... un ordinateur ! Hi hi !

3- Prix de la plus mauvaise interprétation de « l’homme qui souffre » :

Bon, impossible de départager ces deux-là :

- Philippe Brassac, le directeur général de Crédit agricole SA s’est dit « blessé » par les révélations des Panama papers. Ces dernières montrent, à son grand dam, que les grandes banques, dont le Crédit Agricole, grugent allègrement l’administration fiscale pour leur compte et pour celui de leurs clients fortunés.

- La semaine dernière, sur le plateau de TF1, Manuel Valls s’est justifié sur le passage en force à coup de 49-3 d’« une réforme essentielle pour les entreprises et importante pour les salariés  » en allant jusqu’à affirmer que le recours à cette arme constitutionnelle lui faisait « mal au cœur ».

4- La Palme de la naïveté est décernée à...

Au lendemain de la disparition du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (et désormais lanceur d’alerte en chef !), a déclaré que nous avions « un président de la République qui fait de la tactique politicienne, c’est pitoyable ». Merci David, on n’avait rien vu !

5- La Palme du « on ne change pas une équipe qui gagne » est attribuée à...

Joseph Spiteri ! L’ambassadeur du Vatican en Côte d’Ivoire a été porté dans un hamac (sorte de chaise à porteur) à son arrivée à Fresco ce samedi 14 mai.

La bonne nouvelle c’est que la photo est très réussie :
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La mauvaise, c’est que ça manque vraiment d’originalité...
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Allez, c’est dans le thème et c’est vendredi, ne nous privons pas d’un petit plaisir et relisons, réécoutons la (géniale) rapeuse Casey et son titre Sac de sucre : https://www.youtube.com/watch?v=R-SD10rMlLQ

(…) Et les blancs sont aisés, malins et rusés

Ont belles maisons et ti mômes scolarisés

Soi-disant qu’il ne faut rien leur refuser

Moi j’ai la peau sur les os, sous une chemise usée

J’ai hélé les voisins, rassemblé mon réseau

J’ai sorti mon coutelas, aiguisé mes ciseaux

Et pris la décision, sans trouble ni confusion

De baptiser le béké, d’une belle incision

Malfaisant, insolent, sur son trône installé

Estimant comme son bien, des terres qu’il a volées (...)

6- Le mot de la semaine : curé.
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Incident diplomatique à la crèche de l’ambassade chinoise : Ce dignitaire chinois pensait pourtant bien faire... « De bendais bouldant bien vaile en me déguidant en culé boul le Galnabal de la clèche ! »
Curé, nom masc. : Du latin curatus, « celui qui a la charge des âmes », dérivé de cura, « cure ». Le curé peut être de campagne, de Camaret ou défroqué (une bonne idée quand ce n’est pas devant un enfant...). Grâce à Cavanna, nous savons maintenant qu’un curé peut être un peu trop croyant très con. Il aimait en effet narrer cette anecdote délicieuse : Le lundi 1er décembre 1898, le curé d’une paroisse de la banlieue parisienne particulièrement touchée par l’athéisme grimpa sur la pointe du clocher de son église et annonça à l’assistance qu’il allait se jeter dans le vide et qu’il toucherait terre sain et sauf, ce qui prouverait l’existence de Dieu. Il sauta et se tua, ce qui prouve que Dieu fait relâche le lundi.