Bulletin mensuel Haute Savoie juin 2016

mercredi 8 juin 2016
par  Laure

Au sommaire :
Manifestation du 14 juin : tous à paris !
EREA en grève
Pot commun pour les grévistes des raffineries
Professeurs documentalistes en danger
Resf

Blocages, grèves, manifestations... Participons tous.tes à la semaine des luttes du 6 au 13 juin ! Grève générale le 14 juin !

Loi Travail : le blocage de l’économie s’amplifie

La lutte contre la loi travail s’intensifie. Des grèves sont reconduites dans plusieurs secteurs comme les transports, les raffineries, les centrales nucléaires, l’industrie du caoutchouc... Des actions de blocage se multiplient. La grève reconductible des cheminots est une réussite. La détermination des travailleurs-euses est intacte.

L’intersyndicale nationale (CGT, Solidaires, FO, FSU, UNL, UNEF) appelle à amplifier la mobilisation « en travaillant à des temps forts de convergences de luttes interprofessionnelles par la grève et les manifestations, en organisant ou en renforçant les journées déjà engagées du 6 au 13 juin dans les secteurs professionnels et sur tout le territoire ». Le 14 juin c’est la grève générale et interprofessionnelle avec une manifestation nationale à Paris !

Les annonces du Ministère dans l’Education nous donnent encore plus de raison de nous mobiliser

Le gouvernement multiplie les annonces catégorielles pour essayer d’empêcher la généralisation des grèves. Il espère acheter la paix sociale et les voix des enseignant-e-s pour les scrutins à venir avec des augmentations de salaires. Il ne parviendra cependant pas à acheter l’oubli des contre-réformes et la dégradation des conditions de travail.
Le projet gouvernemental est très insuffisant car il est loin de rattraper les pertes de salaires causées par la désindexation du salaire sur les prix puis le gel des rémunérations. Et cela même avec la hausse de l’ISAE pour les enseignant-e-s du premier degré et la hausse du point d’indice de 1,2%.
En renforçant l’évolution des carrières « au mérite », il creuse encore davantage les inégalités de revenus. Il met en concurrence les travailleurs-euses et augmente le poids de la hiérarchie.

Les contre réformes et les attaques se poursuivent !
L’autonomie des établissements et la territorialisation de l’école participent de la même logique que l’inversion de la hiérarchie des normes à l’œuvre dans la loi travail. Elle vise à briser les garanties obtenues.
 Les réformes du collège et des rythmes scolaires sont refusées par les personnels.
 Le manque de remplaçant-e-s est criant et se généralise sur l’ensemble du territoire.
 Les fermetures de classes et les suppressions de postes continuent.
 La précarisation s’accentue à grands pas avec l’embauche de centaines d’enseignant-e-s contractuel-le-s qui se retrouvent sans formation dans les écoles. - Des personnels AVS/AESH dont les contrats sont pour la grande majorité très courts, perçoivent un salaire dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté. La résistance se développe avec des grèves à ce sujet en Seine-Saint-Denis et dans les Bouches-du-Rhône qui ont vocation à s’étendre partout et que la Fédération SUD Education soutient.
 L’éducation spécialisée est attaquée. Dans les EREA, le ministère de l’éducation a déjà commencé à remplacer les professeur-e-s des écoles éducateurs-trices fonctionnaires par des assistant-e-s d’éducation précaires, mal payé-e-s et sans formation. C’est un mépris total pour les personnels et les élèves.
 Les lycées classés en éducation prioritaire sont aussi attaqués. La Ministre a annoncé qu’ils devront tous en sortir en 2017 !
 Pour tous-te-s les travailleurs-euses de l’éducation, les pressions hiérarchiques et les injonctions dans l’urgence sont monnaie courante.

Le sénat durcit la loi :

« Le 1er juin, le Sénat a réintroduit dans la loi des mesures prévues par le texte initial du ministère du travail, mais retirées par l’Assemblée lors de l’examen de la loi et sous la pression des mouvements anti-réforme.
C’est le cas de du plafonnement des indemnités de licenciement au conseil de prud’hommes, que la commission sénatoriale a rétabli (ils seraient limités à quinze mois de salaire) ; mais aussi, de la possibilité pour une entreprise internationale d’opérer des licenciements économiques au niveau national. Les députés PS avaient mis en avant le risque qu’une multinationale fasse exprès de se mettre en faillite dans un pays pour pouvoir licencier plus facilement, et obtenir gain de cause. Les sénateurs, majoritairement de droite, ne sont pas de leur avis, et sont revenus à la première version. »
Cf article du monde : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/07/a-quel-point-le-senat-a-t-il-modifie-la-loi-travail_4941114_4355770.html

Poursuivre la grève jusqu’au retrait par tous les moyens

Dans l’éducation aussi, la grève doit continuer de se construire. Et si cela signifie que des personnels sont en grève pendant les examens, le gouvernement en sera le seul responsable, et ils auront le soutien de SUD éducation !

Ne nous laissons pas endormir par les annonces électoralistes qui sont aussi le signe que les luttes en cours paient. Projet de loi Travail, salaires, temps de travail, conditions de travail : face à la faiblesse du gouvernement, c’est le moment d’amplifier les mobilisations pour obtenir satisfaction sur nos revendications !

Pour l’Union syndicale Solidaires et SUD éducation, il faut mettre toutes nos forces dans la lutte contre cette loi. La situation nécessite une grève générale reconductible. C’est le sens de l’appel « On bloque tout ! » signé par 120 structures syndicales et des centaines de militant-e-s CGT, CNT, CNT-SO, FO, FSU, SUD-Solidaires…

C’est le moment d’y aller tous et toutes ensemble !
Tous-tes en grève générale et en manifestation le 14 juin !

Des centaines d’enseignants d’EREA en grève le 1er juin

Voici la lettre envoyée aux falilles et aux partenaires éducatifs des élèves de l’EREA Amélie Gex

En ce mercredi 1er juin 2016, une grande partie des enseignants de l’EREA est en grève pour protester contre les dernières mesures prises à l’encontre des EREA à l’échelon national. Certains d’entre eux sont allés manifester à Paris.
Il nous paraît important de vous fournir quelques explications.

Au printemps 2014, un long mouvement social s’était déjà tenu à l’EREA de Chambéry pour les mêmes motifs. Il s’agissait alors de dénoncer le remplacement des Professeurs des écoles affectés à des postes d’enseignants éducateurs à l’internat par des postes d’AED (Assistants d’éducation). Nous dénoncions alors la seule logique comptable qui conduisait le ministère à préférer nommer sur ces postes des personnels précaires, non-formés, non-expérimentés, et dont le seul avantage était de permettre des économies de budget.
Nous avions alors reçu le soutien de nombreuses familles, collègues, partenaires éducatifs et de santé dans une pétition qui avait recueilli 1344 signatures.Nous expliquions alors que notre offre éducative spécifique ne pouvait que pâtir de ce changement. 
Après 2 années scolaires sous ce nouveau régime, force est de constater que nous avions raison :
 - roulement très important des personnels sur les postes d’AED ne permettant pas (ou peu) une action éducative continue et cohérente ;
comportements des élèves en très nette dégradation ;
- multiplication des conseils de discipline ;
- moments éducatifs perdus ;
- dégradation générale de l’ambiance de l’établissement ;
- des AED en grosse difficulté professionnelle.

Après avoir fait de l’académie de Grenoble son terrain expérimental, le ministère a pour projet d’étendre ces nouvelles dispositions dans toutes les structures comme la nôtre (et ce dès la rentrée 2016), soit 80 dans tout le pays.Dans chaque région, les réactions des personnels est la même, elle est de l’ordre du bon sens. Sur le terrain, les Professeurs des écoles spécialisés en poste en EREA savent bien la nature des besoins des élèves à besoins spécifiques dont ils ont la charge. Tous dénoncent les mêmes écueils vers lesquels cette réforme nous pousse, les mêmes que nous dénoncions à Chambéry il y a 2 ans. 
Nous ne trouvons toujours pas acceptable de sacrifier les moyens d’une action éducative à la hauteur des besoins de nos élèves, vos enfants, à l’impitoyable logique comptable dont souffre aujourd’hui toute l’éducation spécialisée, et, au delà, le service public d’éducation dans sa totalité.

Pot commun

Voici le pot commun en ligne pour aider les grévistes des raffineries :
https://www.lepotcommun.fr/pot/x9a9rzjr

Professeur documentaliste : faire respecter leurs droits !

L’intersyndicale CGT’éduc, SNALC, SNES, SNUEP, SUD éducation propose à la signature une pétition pour le respect des droits des professeur-e-s documentalistes :
http://www.sudeducation.org/Professeur-e-s-documentalistes.html

RESF :

Resf vient d’interpeller le préfet sur la situation d’une famille qui a été arrêtée la semaine dernière et expulsée vendredi 3 juin, alors que d’après Forum réfugiés qui intervient au centre de Rétention Administrative de Saint Exupéry l’annulation de la procédure de rétention avait été prononcée. Ils demandent un éclaircissement sur cet embarquement qui leur apparaît très étrange. 

http://www.rhone-alpesolidaires.org/structures/resf-74-reseau-education-sans-frontieres-haute-savoie


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