Bulletin hebdo Isère du 10 juin 2016

mardi 14 juin 2016

1- Contre la loi Travail, la mobilisation continue !

Des dizaines de milliers de travailleurs sont en grève, reconductible ou ponctuelle. Dans les raffineries, chez les éboueurs, les cheminots, les enseignants, les déchetteries, dans les aéroports ou chez EDF réclament le retrait de la loi Travail. La lutte continue donc plus que jamais contre des dirigeants politiques qui se disent socialistes mais qui agissent comme les valets des multinationales. Tout ce qu’ils veulent, c’est une force de travail docile qu’ils peuvent exploiter ou licencier à leur guise. Voilà ce dont le capitalisme a toujours eu besoin.

Manifestation nationale à Paris ce mardi 14 juin !

Pour celles et ceux qui ne peuvent se rendre à Paris, l’intersyndicale organise une manifestation à Grenoble : 14H à la gare.

2- Ne soyons pas dupes !

La ministre de l’Éducation nationale a annoncé à grand renfort de publicité la revalorisation du salaire des enseignants. « Du jamais vu depuis un quart de siècle ! », disait même la propagande gouvernementale.

Le gouvernement multiplie les annonces catégorielles pour essayer d’empêcher la généralisation des grèves. Il espère acheter la paix sociale et les voix des enseignants pour les scrutins à venir avec des augmentations de salaires. Il ne parviendra cependant pas à acheter l’oubli des contre-réformes et la dégradation des conditions de travail.

Le projet gouvernemental augmente encore les inégalités de revenu. L’augmentation des salaires ne vise en effet que les enseignants, laissant ainsi de côté tous les autres personnels de l’éducation et en particulier les agents, les personnels administratifs, les précaires de la vie scolaire et administrative, les AESH, bref toutes celles et ceux qui ont déjà les plus bas salaires. La logique de la carotte et du bâton est maintenue dans l’évaluation des enseignants. L’évolution des carrières « au mérite » est même renforcée.

Ne nous laissons pas endormir par ces annonces électoralistes qui sont aussi le signe que les luttes en cours payent. Projet de loi Travail, salaires, temps de travail, conditions de travail : face à la faiblesse du gouvernement, c’est le moment d’amplifier les mobilisations pour obtenir satisfaction sur nos revendications ! Voir communiqué Sud éducation en pièce jointe.

3- Piolle nous prend pour des cons :

Dans la novlangue capitaliste, vous le savez, on fait attention à ne pas appeler un chat un chat. Eric Piolle, Maire de Grenoble tout vert à l’extérieur, est un bon soldat. Très intelligent (le doute n’est pas permis), il a vite appris les usages. On connaissait les «  plans de sauvegarde de l’emploi  » qui remplacent aujourd’hui les «  vagues de licenciements » (beurk) d’autrefois. Nous connaissons dans l’éducation nationale la « refondation de l’école » qui, nous le voyons à l’oeuvre, signifie « précarisation, renforcement de la hiérarchie, augmentation du temps de travail, concurrence entre établissements, ... » (re-beurk). Tout est affaire de communication. Et bien notre Eric Piolle, pour annoncer le démantèlement du service santé scolaire, la suppression de 15 postes de bibliothécaires ou la suppression de maisons des habitants a trouvé la parade en dévoilant cette semaine son « Plan de Sauvegarde et de la Refondation ». Habile.

Voir communiqué de presse Solidaires Isère en pièce jointe.

4- La classe !
Camille Senon, 91 ans, est une rescapée du massacre nazi d’Oradour, militante cégétiste depuis 1944. Le 20 mai dernier, elle a refusé la décoration de commandeur de l’ordre du mérite que Valls voulait lui épingler, en expliquant qu’il n’était « pas question d’accepter une décoration venant d’un gouvernement qui ne respecte pas les salariés ». Et pan !

5- En marche avec Macron et ses amis milliardaires !
À peine Macron avait-il traité avec mépris deux travailleurs opposants à la loi El Khomri en leur lançant : « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler » qu’on apprenait qu’il avait menti au fisc en sous-estimant la valeur d’une villa afin d’échapper à l’impôt sur la fortune.
Le Canard enchaîné en a remis une couche cette semaine en publiant une liste officielle, mais secrète, émanant du ministère des finances sur laquelle figurent une cinquantaine de contribuables parmi les plus riches qui ont échappé à l’ISF en 2015, en toute légalité. Parmi eux, on trouve Liliane Bettencourt, dont la fortune avoisine les 32 milliards d’euros, Bernard Arnault, Hélène Darty ou la veuve d’Edouard Leclerc. .. Au total, le manque à gagner pour l’État serait de près de 200 millions d’euros.
Le ministre des finances Michel Sapin s’est indigné… OUF ! Ah non pardon, ce qui a choqué le ministre, ce ne sont pas les remises accordées à ces milliardaires sur l’ISF, c’est la publication de ces informations !
Bon, de là à dire que le gouvernement PS gère les p’tites affaires de la classe bourgeoise...

6- Est-ce que quelqu’un pourrait le faire taire ? Merci.

Le dalaï-lama, incontinent cérébral jusqu’auboudhiste, a déclaré à propos des réfugiés, qu’« il y en a trop à présent », et que « l’Allemagne ne peut pas devenir un pays arabe »

7- Les intermittents trahis par le MEDEF et... la CFDT* !
Un accord de branche avait été signé le 28 avril dernier par l’ensemble des partenaires sociaux du spectacle, employeurs comme salariés. Cet accord était jugé équitable par les intermittents car il défendait la solidarité interprofessionnelle, fondement de l’Assurance Chômage, et des droits décents pour tous les salariés, privés d’emploi ou non. Cet accord avait été validé par un comité d’Experts, par le Ministère du Travail et par le Ministère de la Culture ! Rien que ça.
Mais un mois plus tard, le 30 mai, dans le cadre des négociations pour une nouvelle convention UNEDIC, les confédérations CFDT, CFTC et CGC n’ont, elles, pas validé cet accord. Le MEDEF quant à lui, en refuse l’application au 1er juillet.
Le MEDEF et la CFDT (et leurs satellites CFTC et CGC), main dans la main encore une fois !
Nul doute que l’intermittent de base, un tantinet chafouin, songe à déchirer quelques chemises d’ici l’août...
*Bon, ça devient une habitude avec ce syndicat jouet du MEDEF...

8- Le mot de la semaine : costard
JPEG - 36.8 ko
Musée du mépris de classe - Macron s’adressant aux pauvres : « La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ! »
Costard, nom masc. : (Familier) Costume d’homme, complet-veston. Depuis le 27 mai dernier, on sait que toute personne désireuse de se vêtir d’un costard doit travailler. C’est noté. Expression : « tailler un costard » signifie dire du mal d’une personne. Ainsi, nous pouvons allègrement tailler un costard à tous les rentiers, bourgeois ou autres feignasses engraissés sur le dos des travailleurs en leur demandant de ramener immédiatement leur costards au magasin vu qu’ils n’ont pour la plupart jamais travaillé de leur vie. Cit. : «  L’artifice du costume et de la parure est de ceux qui, par la sotte vanité et le servile esprit d’imitation, entraînent le plus souvent à la corruption générale de la société  » (Jean Jacques Elisée Reclus in L’Homme et la Terre - 1905).

OpenDocument Text - 219.3 ko
PDF - 114.5 ko
PDF - 112.5 ko

Agenda

<<

2018

 

<<

Décembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Statistiques

Dernière mise à jour

jeudi 13 décembre 2018

Publication

669 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
13 Auteurs

Visites

53 aujourd’hui
107 hier
199409 depuis le début
5 visiteurs actuellement connectés