Ils en ont peur, nous en rêvons...

jeudi 29 janvier 2009

Notre avenir : travailler 65 heures par semaine, y compris le dimanche ; prendre sa retraite à 70 ans si on n’a pas crevé avant, faute de soins, dans les couloirs d’un hôpital ; pointer aux restos du cœur pendant le chômage suite à la fonte des allocations ; et dans les périodes fastes, accepter des
salaires de misère, qu’il faudra arracher dans des négociations individuelles avec les employeurs.
D’ores et déjà au niveau européen ou national, des accords ont été signés ou sont en négociation pour mettre en pratique ces funestes projets.

Pour imposer ce programme, il faut s’assurer que le monde du travail ne soit pas en état de s’y opposer efficacement. Pour cela, on s’arrange pour
rendre de plus en plus difficile l’usage de la grève en multipliant les formules de service minimum – dans les transports, l’éducation - et on stigmatise toutes les formes d’action qui se placent vraiment sur le terrain de la lutte réelle et tous ceux qui s’en saisissent (à l’exemple des camarades de Sud de la gare Saint-Lazare.) En fait, plus les conditions de vie des travailleurs se détériorent, plus la violence de la répression à toute forme de résistance devient acharnée.

Cette ambiance de plomb, on la sent bien à l’Éducation nationale, quand les inspections académiques multiplient les menaces et les sanctions à la moindre velléité de réaction (convocations de directeurs d’école qui refusent
d’appliquer la base élèves et retraits de salaire pour les professeurs des écoles qui refusent d’appliquer les nouveaux programmes.) Apparemment cela ne suffit pas à satisfaire les fantasmes autoritaires du Matamore Darcos. Il rêve d’un retour à la case Vichy en mettant en place des mesures pour que les collègues du premier degré ne puissent plus faire grève : annonce syndicale 11 jours avant la grève, par lettre recommandée ; participation à des négociations, puis 3 jours après la fin de celles-ci, dépôt du préavis qui ne peut plus désormais couvrir toutes les catégories de personnels... Il ne reste plus aux collègues qu’un jour pour faxer (sic !) leur intention
de faire grève pour qu’elle parvienne bien à l’IA 48h avant !
Pour les lycées, le report du début de sa casse ne doit pas nous endormir : Sarkozy a l’air d’y tenir, et son objectif principal en plus de la diminution des
postes, semble être la volonté affichée de mettre fin au statut de 1950 à travers notamment l’annualisation des services. Dans les lycées professionnels, la suppression du BEP et la généralisation du bac pro en 3 ans à la rentrée 2009 sont une véritable arme de destruction massive de postes. A l’université, le malaise se généralise, du recrutement au concours après le Master 2 à la privatisation du système universitaire, tout cela sur fonds de précarisation grandissante de la jeunesse. Dans la situation qui est la nôtre, nous devons tenir compte à la fois de la détermination de ceux qui
nous dirigent et des leçons que nous pouvons tirer des récentes mobilisations. L’acharnement à imposer leurs contre-réformes au prix et d’une remise en cause du droit de grève et de la criminalisation des formes les plus combatives de lutte sociale, nous renseigne sur le niveau auquel notre riposte doit se hisser. Nous avons appris que les répétitions à intervalle plus ou moins régulier de journées d’inaction et de processions tristes les jours de repos, ne sont d’aucune efficacité en face de la violence des coups
qui nous sont portés.

Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre. Si l’on ne veut pas se retrouver au milieu d’un champ de ruines dans un avenir proche, il est temps de construire une mobilisation d’ampleur et déterminée. Les réactions hystériques des Sarkozy, Darcos et autres Woerth chaque fois que des travailleurs se placent sur le terrain de la lutte réelle doit nous inspirer. Préparons donc dès aujourd’hui les esprits à comprendre que l’arme de la
grève perd toute efficacité si elle n’est qu’un rituel au lieu d’être un moment pour l’action, dans le but d’élargir et de reconduire la lutte. Aujourd’hui le monde du travail est écrasé par les effets conjugués de la crise et de la rage des possédants à ne pas voir leurs sacrés profits fondre comme neige au soleil.

La réponse des travailleurs dans ce contexte doit donc être la plus large et la plus résolue c’est-à- dire la grève générale reconductible .


Documents joints

Tract manif du 29 janvier 2009

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