Bulletin hebdo Isère du 9 janvier 2017

lundi 9 janvier 2017

1-La dinde a été sauvée pour le réveillon !

Ces derniers temps il vaut mieux refiler des millions à un voleur notoire qu’essayer de défendre son boulot. C’est sans doute ce qu’ont eu en tête les militants d’Ecopla, d’Air France ou de Good Year . En effet, les réquisitions d’ordinaire très sévères du ministère public ont été très clémentes envers Mme Lagarde soupçonnée d’avoir usé de son influence dans les très lourdes indemnités compensatoires versées à Bernard Tapie, à tel point que les sanctions prises à son encontre sont très symboliques .Et qu’on se rassure elle ne perdra passa chaire au FMI. On parle quand même de plusieurs centaines de millions d’euros. La justice est donc aveugle mais aussi asymétrique car une chemise arrachée ou quelques heures de séquestration valent pour les militants qui ont juste essayéde garder leur travail des peines qui ne sont pas symboliques. Victor Hugo réveille-toi, ils nous rejouentLesMisérables.

2-Bravo,bravo,bravo

En ce début d’année, nous avons voulu nous montrer très charitables et déférent pour notre heureuse collègue sélectionnée parmi 22 000 candidats pour le « Global teacher Prize », un prix doté d’un million d’euro et récompensant l’innovation pédagogique. Cela doit faire rire jaune les militants des mouvements d’éducation populaire à qui chaque année on demande de se serrer la ceinture. Mais le plus beau dans cette affaire c’est ce que cette collègue déclare avoir’toujours été soutenue par l’inspection et les proviseurs’. Là aussi ça doit au moins faire un enseignant sur 22 000 à partager ce sentiment mais il n y aura pas de pactole à la clé.

3-Touche pas à ma ZEP, la lutte continue.{{}}Nouveau temps fort de grève et de mobilisation le 10 janvier

Après 5 journées de grève en 2016, la mobilisation s’est intensifiée en ce début 2017. Le ministère n’a pas répondu à l’ultimatum posé par les lycées en lutte et depuis le 3 janvier la mobilisation se développe en continu, par la grève, les manifestations, les rassemblements, les occupations…

Le mardi 10 janvier 2017 sera le prochain temps fort de grève et de mobilisation des lycées qui sont classés ou qui revendiquent leur classement dans l’éducation prioritaire.
La fédération SUD éducation soutient les personnels en grève reconductible et appelle à participer massivement au 10 janvier pour amplifier le rapport de force et faire céder le ministère sur les revendications :

-  Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents,

-  Des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s,

-  Des postes et des seuils d’effectifs contraignants.

Notre préavis de grève spécifique couvre toute la période.

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire !

De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

4-Réforme du collège : un premier bilan calamiteux. SUD éducation alerte !
Toujours moins de moyens
La réforme s’est d’abord traduite dans de nombreux établissements par une diminution de la DHG (Dotation Horaire Globale), ce qui provoque des pertes d’heures dans certaines disciplines, la disparition de nombreux projets et dispositifs et la perte d’heures dédoublées. Cela a de fait généré des pertes de postes, de BMP (Blocs de Moyens Provisoires) ou de postes de stagiaires.
À cela s’est ajouté un changement de programme pour tous les niveaux et toutes les disciplines en même temps, qui dans de nombreux établissements ne s’est pas traduit par l’achat de nouveaux manuels ou matériels pédagogiques adaptés, faute d’un budget suffisant.
Renforcement des inégalités
Pas besoin d’attendre plus longtemps pour constater que la mise en place de la réforme, supposée garantir l’égalité des élèves, connaît de fortes variations d’un collège à l’autre. La « marge d’autonomie » donnée aux (chef-fe-s d’) établissements crée d’ores et déjà des pôles de spécialisation : tel établissement propose du latin ou une classe européenne grâce à des dérogations, lorsque tel autre propose un accompagnement pour les élèves en difficultés scolaires sur le thème d’un EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) « Monde économique et professionnel », pris sur les heures disciplinaires…
Plus encore, l’application de la réforme connaît des disparités au sein d’un même établissement. Ainsi les heures disciplinaires consacrées aux EPI, voire même le nombre d’EPI varient d’une classe à l’autre, faute de professeur-e-s volontaires. C’est le résultat de la déréglementation et de la mise en concurrence des établissements générées par la réforme. Certains établissements se sont vus attribuer des dérogations à la limite des 26 heures hebdomadaires pour les élèves. Mais cela concerne essentiellement le maintien des filières d’excellence telles que les classes européennes. Cela ne manquera pas à terme de favoriser les mouvements d’élèves en fonction des langues ou EPI proposés et d’accentuer encore la ségrégation scolaire, que l’existence d’établissements privés et les inégalités territoriales renforcent déjà.
Sous couvert de pédagogie
A la réforme des collèges s’est ajoutée la modification de l’intégralité des programmes (niveaux et disciplines) à la même rentrée. Le manque de temps pour faire face aux nouveaux programmes et se les approprier ne peut que nuire aux apprentissages. La réforme impose à chaque professeur-e de prendre sur le temps de sa discipline pour assurer les EPI. Les conditions d’un véritable enseignement interdisciplinaire ne sont pas réunies (diminution du temps de travail, temps de concertation prévu dans le service des enseignant-e-s, augmentation de la dotation horaire globale), alors que celui-ci peut être pédagogiquement porteur.
Enfin la prise en charge de la difficulté scolaire en dehors de la classe lors de l’AP (accompagnement personnalisé), a déjà montré son inefficacité avec la réforme des lycées. De plus, faute de dédoublements, souvent l’AP ne s’effectue pas en petits groupes – en fonction des difficultés repérées par l’équipe enseignante – mais en classe entière !
Dégradation des conditions de travail
Cette réforme, qui se met en place suite à la réforme sur les statuts et juste avant la réforme sur l’évaluation, dégrade fortement les conditions de travail des personnels et alourdit considérablement le temps de travail en termes de préparation (les nouveaux programmes), d’évaluation (le livret scolaire numérique), de concertation (EPI, Bloc sciences…). Le surmenage se fait déjà ressentir. SUD éducation alerte le ministère sur le risque majeur de burn out massif des enseignant-e-s des collèges.
De même la refonte des cycles instaure le plus souvent un travail supplémentaire pour les enseignant-e-s, censé-e-s se concerter avec leurs collègues professeur-e-s des écoles, sans que cette concertation soit comprise dans les emplois du temps ou conduise à une quelconque compensation (réunions de cycle ou écoles-collèges qui ne figurent pas dans les obligations de service des enseignant-e-s du secondaire).
Dans de nombreux établissements, on constate que les alignements et EPI ont eu des répercussions négatives sur les emplois du temps des enseignant-e-s comme sur ceux des élèves. Dans certaines disciplines, notamment en sciences, de nombreux/euses collègues se voient imposer d’enseigner une matière pour laquelle ils et elles n’ont pas été formé-e-s, au déni du droit.
Davantage de pressions hiérarchiques
Moins de moyens, plus de travail... Une seule possibilité pour tout faire tenir (mais combien de temps et à quel prix ?) : la pression hiérarchique. De fait, outre le renforcement du pouvoir des chef-fe-s d’établissement et du conseil pédagogique, les « coordonnateurs/trices » (de cycle, de discipline, numériques, décrochage scolaire…) prennent de plus en plus de place dans la mise en œuvre de la réforme et des hiérarchies intermédiaires (permises par la réforme sur les statuts) se mettent en place, ce qui génère de plus en plus de tensions. Cela s’ajoute aux tensions nées de la diminution des moyens et de l’arbitrage des directions entre les collègues qui pourront poursuivre leurs projets ou bénéficier de dédoublements et les autres. De plus dans beaucoup d’établissements, les directions multiplient les réunions pour mettre en œuvre la réforme, sans compensation. Cette inflation de réunions doit être combattue localement, et nos nouvelles obligations réglementaires de service ne doivent pas nous obliger à tout accepter.
Pour un autre collège
Pour un collège égalitaire, SUD éducation revendique :
Des effectifs réduits pour toutes et tous. Nous revendiquons une baisse des effectifs par classe pour atteindre 20 élèves maximum en collège ordinaire, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA, les élèves en intégration et inclusion devant être comptabilisé-e-s dans les effectifs des classes. Nous revendiquons des dédoublements nationaux sur la moitié des horaires d’enseignement dans toutes les matières.
un collège réellement unique avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
La réduction du temps de travail. Nous revendiquons pour les enseignant-e-s que 3 heures soient soustraites des obligations de services pour être consacrées à la concertation, dans le cadre d’une baisse du temps de travail à 14h de classe par semaine + 3h de concertation.
L’autonomie des équipes et non des chef-fe-s d’établissement : vers l’autogestion.

5-Mobilisation de soutien aux migrants et aux sans-papiers
Nous soutenons et nous appelons à manifester le samedi 21 janvier 2017 pour afficher notre solidarité avec les migrants.
RDV 14h30 place Félix Poulat à Grenoble
A L’APPEL DE LA COORDINATION REGIONALE RHÔNE-ALPES DE SOUTIEN AUX SANS PAPIERS
SIGNATAIRES : ADES- AIAK (Association iséroise des amis des Kurdes)- APARDAP- ATTAC 38- CADTM- CGT 38- CIIP- CISEM- Collectif Roms (Annecy)- Comité de Soutien aux Réfugiés Algériens- Ensemble Isère !- Europe Ecologie Les Verts Isère- Fédération anarchiste- Femmes Egalité- Femmes en Luth (Valence)- Go Citoyenneté- IDH (Institut des Droits de l’Homme)- Iran solidarités- L’Appart- La Cimade- La Rencontre- Ligue des Droits de l’Homme (Grenoble)- LDDHI (Ligue défense des Droits de l’Homme en Iran- LIFPL- Lutte Ouvrière- Médecins du Monde- Mêmes droits pour Tous et Toutes (Valence)- Mouvement de la Paix (Isère)- NPA- Parti de Gauche- Pastorale des Migrants- PAS (Pour une Alternative syndicale)-Patate chaude- PCF Isère- PCOF- RESF 38- ROMS Action- Survie Isère- Syndicat des travailleurs sans papiers cgt- Union syndicale Solidaires Isère- Un Toit Pour Tous/toutes (Annecy) - Asti Valence...


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