FIN DES CONTRATS AIDÉS CUI-CAE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE

Blanquer liquide les précaires
samedi 9 septembre 2017
par  PY

Tout-es en grève mardi 12 septembre contre les ordonnances Macron !

Dans l’Éducation Nationale, emploi aidé = emploi « kleenex »

Dans l’Éducation Nationale les personnels en contrat aidé ou en Service Civique permettent de pallier le manque structurel de personnels. Ces personnels réalisent des missions administratives, d’entretien, d’accueil, d’animation ou d’accompagnement des élèves en situation de handicap qui devraient s’effectuer dans le cadre d’emplois statutaires accompagnés d’une véritable formation et d’une véritable rémunération.
Depuis leur mise en place en 2010, l’Éducation Nationale considère les personnels en CUI-CAE comme une main d’œuvre flexible, bon marché à qui elle impose des conditions de travail déplorables. Le ministère ne respecte pas les spécificités de ces contrats (travail gratuit dans le cadre d’une annualisation illégale, soumission au bon vouloir de la hiérarchie, absence de formation, pas d’accompagnement des projets professionnels...). Nous avons d’ailleurs, à Grenoble, remporté plusieurs plaintes au tribunal des Prud’hommes cette année.
Le gouvernement a décidé de réaliser un gigantesque plan social en supprimant 150 000 postes d’emplois aidés cette année. Le ministère, après avoir exploité des personnes dans la précarité, les rejette dans le monde du chômage ! De surcroît, cette saignée va engendrer une surcharge de travail pour les agent-e-s et les directeurs/trices d’école et aggraver leurs conditions de travail. L’éduction pour tou-t-es est de nouveau mise à mal.
Faute de donner une solution viable aux salarié-es, le gouvernement use d’une nouvelle forme de contrat encore plus précaire : le Service Civique.

Service Civique : super-bénévolat ou sous-emploi

Des Services Civiques interviennent déjà dans les établissements scolaires pour effectuer des tâches d’accompagnement des élèves en difficultés, de réalisation de projets culturels ou d’animation du temps périscolaire. Ces missions primordiales sous-traitées par l’Éducation Nationale à des associations doivent être assurées par des personnels titulaires et non-précaires. Les Services Civiques ne dépendent pas du Code du Travail et perçoivent non pas un salaire mais une "indemnité" de moins de 600 euros par mois. Alors que la mission du Service Civique doit s’inscrire dans le cadre de l’intérêt général et alimenter un projet personnel, on sait que sur le terrain les Services Civiques sont amenés à effectuer des missions qui relèvent d’emplois statutaires. Les Services Civiques, comme les stages, permettent à l’État et aux entreprises de rémunérer les travailleur-euse-s en dessous des seuils fixés par les conventions collectives. C’est un nouveau contournement du SMIC.
Donner accès à l’emploi statutaire, c’est s’assurer que toute l’année, il y aura des enseignant-e-s dans les classes, des agent-e-s qui assurent l’entretien des bâtiments et la restauration dans un cadre pédagogique , des éducateur-trice-s formé-e-s qui accompagnent les élèves en situation de handicap...C’est pourquoi SUD Éducation revendique l’arrêt du recrutement en contrat précaire et la titularisation immédiate de tous les personnels, sans condition de concours ni de nationalité (enseignant-e, agent-e et médico-sociaux) qui effectuent aujourd’hui des missions de service public en contrat précaire.


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