Journal Académique n°52 mai 2009

dimanche 17 mai 2009

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p. 1 : Quand la mer monte ...

p. 2 : L’unité cacophonique

p. 3 : Le retour des classes dangereuses ?

p. 4 : Mobilisations dans le supérieur

p. 5 : Réforme des bacs professionnels

p. 6 : Premier degré

p. 7 : Brève et note de lecture

p. 8 : SOMMAIRE/ADHESION

Quand la mer monte

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Aujourd’hui à quoi se résume la réalité de la crise à l’échelle de la planète ? D’un côté des milliers de milliards que l’on promet pour apurer les comptes des banques, des assurances et autres crocodiles de la finance (aux États-Unis on parle d’une facture d’un montant de… 4000 milliards de $ !) et de l’autre sous toutes les latitudes, la destruction de millions d’emplois. En Chine par exemple, les autorités s’inquiètent de la réaction des 15 millions d’immigrés intérieurs venus des campagnes, que la chute de la croissance va inexorablement jeter à la rue. Et quand les « spécialistes » nous disent que pour l’instant « l’Empire du Milieu » s’en tire mieux que d’autres, il y a vraiment de quoi se faire du mouron. S’il faut trouver un mérite à cette situation, c’est celui de mettre en pleine lumière la vérité profonde du capitalisme. Quand les perspectives de faire du profit sont bonnes, il faut chercher à exploiter un maximum de travailleurs et si possible aux coûts les plus bas. Quand la conjoncture se retourne, il faut alors se débarrasser le plus vite possible d’une partie de la main d’œuvre devenue, par la magie des lois de l’économie marchande, plus assez profitable et exploiter encore plus férocement ceux qui conservent leur emploi. Les annonces de fermetures d’entreprises, de mesures de chômage partiel, la multiplication de fins de contrats et les dégraissages massifs sont les réponses universelles du moloch capitaliste et se répandent comme une traînée de poudre sous tous les cieux.

Une question s’impose cependant : « qu’est-ce qui a changé avec la situation d’avant la crise ? ». Ce ne sont pas les besoins de toutes sortes, notamment des couches les plus défavorisées de la population, qui ont disparu, bien au contraire, la misère progresse partout. Non, ce qui a changé, c’est qu’on a tellement bien fait suer le burnous des ouvriers du monde entier que les patrons n’arrivent plus à écouler leur came et ne savent plus quoi faire des stocks himalayesques qui leur restent sur les bras, faute de trouver des pigeons solvables. C’est la recherche toujours renouvelée de moyens pour faire baisser le coût du travail qui a fini par déboucher sur ces montagnes de marchandises. Toutes les calamités qui s’abattent sur les travailleurs ont leur origine dans cette logique absurde et mortifère. Voilà pourquoi quand les salariés croient sauver leurs emplois en acceptant de travailler plus, souvent pour moins cher, ils ne font rien d’autre en fait que creuser à terme leurs propres tombes.

C’est à cette réalité que sont confrontés comme ailleurs, les travailleurs de Caterpillar et de bien d’autres entreprises dans notre région, et que l’on retrouve partout dans l’hexagone comme à Valenciennes chez Toyota, à Compiègne chez Continental ou encore chez Goodyear à Amiens... La liste des combats qui se sont engagés pour refuser cette logique du capital s’allonge chaque jour que le bon dieu fait. Sans attendre des directives venues d’on ne sait où, spontanément on voit fleurir les luttes comme si nous connaissions un vrai printemps social. Cette situation rend de plus en plus obsolète, pour ne pas dire criminelle, la stratégie défendue par l’intersyndicale nationale qui, rappelons-le, avait au nom de l’unité trouvé urgent d’attendre !

En choisissant le 1er mai pour point d’orgue et en s’en gargarisant jusqu’à plus soif au prétexte de son caractère historique, on a vraiment essayé de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. D’abord on a repoussé de plus d’un mois et demi toute tentative d’organiser ne serait-ce qu’un début de commencement de riposte à la vague de licenciements et à la dégradation des conditions de travail ressentie dans tous les secteurs. Ensuite on a choisi une date qui ne mangeait pas de pain puisqu’elle donne déjà chaque année depuis un certain temps l’occasion de grandes promenades apéritives ! Oui, mais cette année, camarade, c’était dans l’unité ! Mais l’unité pour quoi faire ? Le moins que l’on puisse dire c’est que cette unanimité a jusque-là surtout servi à… ne rien entreprendre ! Rien en tout cas qui aille dans le sens des luttes. La vérité est peut-être encore plus laide. Cette perspective qui n’en était pas vraiment une a eu forcément un effet anesthésiant, en laissant entendre qu’en réunissant encore plus de monde le jour de fête du travail que le 19 mars, ce serait suffisant pour faire reculer le gouvernement. La magie des grands mythes ! Et maintenant que nous nous sommes montrés bien patients et que le grand rendez-vous de l’ « HistoirE » est passé, que nous reste-il, sinon nos yeux pour pleurer ? Et ce ne sont sûrement pas la pâlichonne perspective d’une journée à la carte le 26 mai, ni la peu engageante promesse d’une procession locale le samedi 13 juin, qui infirmeront nos doutes sur l’utilité de ce G8 intersyndical.

En tout cas, toute cette agitation ne semble pas impressionner nos dirigeants. Eric Woerth, notre ministre choc du budget vient d’annoncer la suppression de 34 000 postes dans la fonction publique en 2010 (Les Échos 07/05). A l’Éducation nationale, il faut s’attendre à une purge encore plus sévère. Il est prévu de faire « mieux » l’année prochaine, c’est à dire en novlangue gouvernementale, pire que les 62% de remplacement de départs à la retraite de cette année. Pour rattraper ces « mauvais résultats », il faut s’attendre à faire le deuil de plus de la moitié des postes libérés ! Ça promet !

Pendant ce temps, la paire Darcos-Pécresse n’a respecté aucun délai dans la mise en place de ses chantiers de démolition, même si certains ont essayé de nous faire croire le contraire.

départs à la retraite de cette année. Pour rattraper ces « mauvais résultats », il faut s’attendre à faire le deuil de plus de la moitié des postes libérés ! Ça promet !

Pendant ce temps, la paire Darcos-Pécresse n’a respecté aucun délai dans la mise en place de ses chantiers de démolition, même si certains ont essayé de nous faire croire le contraire. A l’université la mise en place des masters est confirmée pour la rentrée prochaine et 113 lycées ont d’ores et déjà été choisis pour expérimenter la nouvelle formule du lycée selon Darcos. Comme quoi le temps qui passe n’est jamais perdu pour tout le monde.

De son côté notre omniprésident, flanqué de son fidèle Martin Hirsch, nous a concocté un « plan d’urgence » pour l’emploi des jeunes qui a tout l’air d’un nouveau cadeau pour le patronat. Ce plan qui va permettre au passage de faire récupérer 700 millions d’euros en aides aux entreprises sur les 1,3 milliards prévus, a été approuvé sans réserve par le MEDEF. Dans les faits ce sont près de 500 000 contrats, précaires et sous payés, que Sarkozy espère voir signés d’ici à l’horizon de fin 2010 dans l’espoir de calmer la partie la plus remuante de notre jeunesse.

Faut-il alors se résigner à broyer du noir ? Heureusement nous savons que rien n’est écrit à l’avance. Le formidable exemple des travailleurs antillais est là pour nous prouver que la perspective d’une lutte véritable n’est pas irréaliste. Cela l’est d’autant moins qu’il commence, un peu partout, à se murmurer qu’il faudrait que toutes les luttes partielles dans le public comme dans le privé se fédèrent en un grand mouvement revendicatif. Dès lors, rien ne pourrait plus s’opposer à ce que, dans la situation actuelle du monde du travail, s’impose la seule réponse qui vaille : la grève générale interprofessionnelle ! Il n’existe pas d’autre alternative, persuadés que nous sommes à la croisée des chemins et qu’« il est temps que le flot monte ».(Louise Michel citant Victor Hugo).

L’unité cacophonique

Alors que dans le pays se multiplient les licenciements et qu’en réaction un peu partout les travailleurs engagent le combat avec la détermination de ceux qui n’ont plus rien à perdre, nos dirigeants syndicaux continuent à penser qu’il est urgent d’attendre ! Au soir du 4 mai, la réunion intersyndicale a, comme il fallait s’y attendre, continué à nous jouer sur l’air de l’unité, son traditionnel refrain du moins disant syndical. En résumé, on est d’accord sur rien et surtout pas sur la nécessité de lancer vraiment la lutte, mais on reste ensemble et on fait semblant de croire que, par la seule magie du verbe, cela finira bien par déboucher sur quelque chose. Dans l’immédiat, c’est vers une nouvelle journée de mobilisation le 26 mai et une journée de manifs le samedi 13 juin que nous nous dirigeons. Précisons pour être complet que, dans les recommandations du grand orchestre syndical, la journée de mobilisation doit être « décentralisée », c’est à dire sans même un appel à la grève et que la balade weekenable du 13 juin se fera chacun chez soi !

Résumons donc la logique de cette grosse caisse intermachin : plus la classe dirigeante essaye de faire payer la crise par les travailleurs et plus ceux-ci se mobilisent, moins on l’entend et plus elle tergiverse en continuant à promener, au propre comme au figuré, le monde du travail. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas voir dans l’hystérie qui entoure cette soi-disant unanimité historique une manœuvre pour anesthésier les capacités de réaction des travailleurs. En nous chantant sur tous les tons l’unité, on veut nous faire croire que nous pourrions faire l’économie d’une vraie lutte. Nous serions bien en peine de citer un seul exemple dans l’histoire d’une victoire du camp des travailleurs, dans une situation équivalente à la nôtre, sans qu’il y ait eu au préalable, une bataille acharnée. Le récent succès aux Antilles n’en est que la dernière démonstration.

Disons-le tout net, cet unanimisme de façade, non seulement ne peut pas nous servir à préparer le nécessaire affrontement avec le patronat et le gouvernement, mais elle est au contraire un obstacle supplémentaire dans cette voie. Car qui pourra nier que la petite musique de chambre qui nous a été jouée à la fin de la réunion du 4 mai, ressemblait à celles que l’on a entendues aux lendemains des 29 janvier et 19 mars ? Et pendant ces longs mois, quelles initiatives ont été prises par cette intersyndicale pour soutenir tous ceux qui se sont lancés dans la lutte, aussi bien dans les entreprises qu’à l’université ? Aucune ! Derrière les rodomontades des Thibaut, Chérèque et autres Mailly au soir de chacune de ces journées, il y a toujours l’empressement à jurer que leurs organisations n’appelleront pas à la généralisation des luttes. On n’est jamais trop prudent. Ils savent bien que dans un tel cas de figure ils auraient toutes les peines du monde à contrôler l’énergie des travailleurs, comme le déroulement des luttes à Caterpillar, Continental ou ailleurs l’ont démontré.

Dans ce contexte quel sens peut-il y avoir à rester dans ce capharnaüm, sinon celui de continuer à croire que la grève générale interprofessionnelle peut déboucher à la suite d’initiatives lancées par des organisations qui sont dans leur majorité … opposées à la grève générale ? De notre coté, nous sommes convaincus que la réalisation d’un tel objectif ne pourra venir que de la volonté des travailleurs eux-mêmes. Attendons-nous même à ce qu’il se construise contre l’avis des directions des grandes fanfares syndicales. Dans ces circonstances, notre rôle est d’en populariser l’idée et partout où cela est possible d’agir pour en rapprocher l’échéance.

Le retour des classes dangereuses ?

La lutte Caterpillar

Jeudi 16 et vendredi 17 avril, vingt salariés de Caterpillar Échirolles étaient convoqués devant le tribunal de grande instance de Grenoble pour "entrave à la liberté du travail et occupation illicite des locaux." La direction avait demandé une peine de 1000 euros par infraction. Le verdict : une condamnation à 200 euros d’astreinte par infraction et par jour s’ils continuaient à camper sur le site. Une soixantaine de salariés s’étaient en effet installés sur les pelouses du site de l’entreprise d’Échirolles depuis le 15 avril. Les dernières propositions de la direction (réduire le nombre de suppressions d’emplois de 733 à 600 – sur 2.700 sur les sites de Grenoble et Échirolles -), augmenter l’enveloppe globale du Plan de sauvegarde de l’emploi (dénomination plus politiquement correcte que « plan de licenciement ») de 48,5 à 50 millions d’euros, "sous conditions", étaient loin de satisfaire les salariés. Lesdites conditions bien évidemment, ne sont pas anodines : elles portent sur l’organisation et l’aménagement du temps de travail ; en résumé, une flexibilité accrue (passant entre autres par l’annualisation du temps de travail …) assortie à l’augmentation du chômage partiel.
Les salariés, quant à eux, exigeaient 110 millions d’euros, la pérennité des sites de Grenoble et d’Échirolles, la diminution des suppressions de postes, et pour les départs volontaires, 3 mois de salaire par année d’ancienneté avec un minimum de 30 000 euros.

Alors que leurs patrons s’en mettent plein les poches et que l’entreprise engrange des bénéfices, les sites de la région fermeraient définitivement d’ici 2011 ; les salariés savent donc qu’ils n’ont rien à perdre et ils veulent continuer à se battre.

On comprend bien entendu leur refus de poursuivre des négociations bidons, auxquelles leurs représentants syndicaux s’adonnent avec plaisir, en experts es palabres avec les patrons. Ainsi, jeudi 16 avril, les salariés ont empêché les représentants syndicaux de rencontrer la direction. De retour de la Capitale où ils étaient partis négocier plus haut dimanche 19 avril, ils ont été remis en cause à nouveau par l’AG des salariés ; la direction a demandé un référendum à bulletin secret sur son projet d’aménagement du temps de travail. Les salariés eux n’ont pas du tout l’intention de se laisser entuber : cet accord a été rejeté le 7 mai.

Après nombre d’actions ces dernières semaines (séquestration de 4 dirigeants du groupe pendant une vingtaine d’heures les 31 mars et 1er avril, péage gratuit le 7 avril entre Grenoble et Lyon …) la colère ne faiblit pas à Cater. On ne peut évidemment que souhaiter la poursuite et la radicalisation de leur lutte, ainsi que le développement d’une multitude d’autres, qui seules pourront faire plier le gouvernement.

« Radicalisation » ?

On voit se développer, dans les luttes contre les licenciements de ces dernières semaines, en marge des rassemblements polis et policés à l’initiative des syndicats, des actions plus radicales, dont les médias et les politiques se gargarisent, brandissant le spectre du terrorisme et des classes sociales dangereuses. La séquestration de dirigeants est l’une d’entre elles : du PDG de Sony France, aux patrons de 3M, Scapa, Faurecia, en passant par François-Henri Pinault et les cadres de Cater, les salariés ne se contentent plus de défilés plan plan et de pique-niques merguez à la sauce syndicale molle.
Des « actes terroristes » pratiqués par la mouvance d’extrême gauche aux prises d’otage effectuées par des salariés devenus « violents et incontrôlables », d’aucuns craignent une résurgence de pratiques de luttes dont on aurait presque fini par oublier l’existence … mais dont les luttes sociales recèlent pourtant : les séquestrations de patrons et les occupations d’usine étaient fréquentes, en France, dans les années 70 au moment de l’explosion des chiffres du chômage. Quant au sabotage, la destruction de l’outil de travail ou le ralentissement du travail, les ouvriers y ont eu recours dès la fin du XIX ème pour obtenir prestement la satisfaction de leurs revendications (des augmentations de salaire par exemple.) C’est ce que font aujourd’hui les salariés d’EDF, qui pratiquent des coupures de courant sauvages ou rétablissent le courant que leur entreprise a coupé aux mauvais payeurs, les pauvres qui n’arrivent pas à faire face à leurs factures.

C’est sûr qu’au vu des contorsions des grands machins syndicaux, qui font tout pour que leurs troupes demeurent sagement dans le cadre légal et appellent haut et fort aujourd’hui à un premier mai de lutte unitaire historique, s’il vous plaît, eux qui se complaisent depuis tant d’années dans le dialogue social et la sacro-sainte négociation, les actions un tant soit peu radicales, qui flirtent avec l’illégalité voire s’y jettent sans hésitation, ça a de quoi surprendre et même inquiéter. Alors on s’offusque … les syndicalistes représentatifs « désapprouvent ces méthodes », même s’ils « les comprennent » (faudrait quand même pas se couper complètement de ses bases …) : de Sarko (« Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer des gens ? On est dans un État de droit, il y a une loi qui s’applique, je la ferai respecter. ») à François Chérèque qui juge qu’on « en parle beaucoup trop. », on rappelle à la loi. Et les tribunaux se font l’arme des patrons.

La dénonciation politique et médiatique quasi unanime de ces pratiques, bien sûr, préfigure une étape de plus dans la criminalisation des luttes.

Mais leur réapparition constitue plutôt une bonne nouvelle : à l’heure du règne du discours qui fait de l’entreprise une famille ou du moins une équipe, de la nation un bateau, dans lesquels toutes et tous se doivent de se serrer les coudes pour faire face à la tempête, ces pratiques nous rappellent que non, salariés et patrons ne sont décidément pas du même côté, travail et capital sont antagonistes, et que la lutte des classes n’est heureusement pas morte … Les patrons peuvent bien en suivre, des cours de communication, dans lesquels on leur explique qu’ « une crise sociale part souvent d’une incompréhension entre le patron et les salariés », ils en auront besoin de leurs kits de survie (1) … car les salariés ne sont pas dupes !

1) Voir l’article du Figaro du 10/04/09, « Séquestration des patrons, comment faire ? » : « Horemis [société d’acccompagnement managerial] propose également à ses clients d’avoir toujours un « kit de survie » dans leur bureau. Il contiendra des effets personnels de rechange et une trousse de toilette. Mais aussi « un deuxième téléphone portable avec un numéro masqué, dans lequel seront enregistrés des numéros utiles comme celui de la famille, de la préfecture ou de la gendarmerie afin de les avertir au plus vite de la situation », poursuit le dirigeant de la société de conseils. De quoi faire face au moins à une nuit de séquestration. »

Mobilisations dans le supérieur

La mobilisation des enseignants et des étudiants, après 15 semaines de lutte, ne tarit pas. De nombreuses facs demeurent ainsi bloquées.

Pécresse, pendant les dernières vacances, tentait de faire peur et de diviser dans l’espoir d’une accalmie : « Si au retour des vacances de Pâques, les cours continuent à être perturbés, l’année universitaire sera menacée » déclarait-elle dans un entretien au Parisien le 8 avril, brandissant le spectre des examens proches et la nécessité de sessions de rattrapage, pour le bien être des étudiants et la validation de leur année universitaire.
Le gouvernement espérait donc un retour à la normale pour la rentrée des vacances.

Dame, c’est quand même l’image de nos universités et la qualité de nos formations qui est en jeu ! « Il en va de la crédibilité de nos universités à l’étranger et de la valeur de nos diplômes » renchérissait Pécresse dans le même entretien …

Bien entendu, on ne l’entend pas de cette oreille du côté des protagonistes de la lutte. Il y a eu bien eu quelques concessions, mais qui restent à la marge des revendications principales : les épreuves du concours de recrutement des enseignants de 2010 seront maintenues tout comme en 2011 (mais pas l’année post concours), 225 postes supprimés au budget 2009 dans l’Enseignement Supérieur seront financés sous forme de crédits, il n’y aurait pas de gel d’emploi dans l’Enseignement Supérieur en 2010 et 2011. Pour autant, pas de recul sur les suppressions de postes, la LRU demeure (elle qui est quand même le fondement de toutes les contre-réformes proposées, puisque c’est contre ses décrets d’application que l’opposition s’est concrétisée), les critères d’obtention des bourses étudiantes vont être changés au détriment évidemment des plus pauvres … La mobilisation a continué et plusieurs facs continuent à être bloquées. Le porte-parole de l’UMP menace de poursuites judiciaires … le 5 mai, un député du même parti a d’ailleurs déposé une proposition de loi pour sanctionner de 1000 euros d’amende tout étudiant qui « entrave l’accès aux enseignements et aux bâtiments » d’un campus. Et Darcos de crier au loup : « Quelques dizaines d’individus qui bloquent les établissements et qui font que les élèves les plus modestes, ceux qui financent leurs études, ceux qui ont besoin d’avoir leur diplôme avant l’été, ceux dont les familles se saignent aux quatre veines pour leur payer des études, eh bien ceux-là, ils seront dans une difficulté énorme. Ils ne pourront pas peut-être valider leur semestre. » …

La Coordination Nationale des Universités a proposé le la validation automatique du second trimestre, pour ne pas pénaliser les étudiants. Dans certaines universités, le vote en AG pour la validation automatique a déjà eu lieu (à Toulouse le Mirail par exemple, Nantes, Rennes ou Paris ; l’Université des lettres de Bordeaux a décidé elle de neutraliser le second trimestre). D’autres se prononcent pour un rattrapage des cours et le report des examens.

Pendant les vacances, de nombreuses actions ont fleuri : séquestration du président de l’université de Rennes II, occupations de rectorats, CROUS, rondes des obstinés … Le mouvement ne semble donc pas prêt de s’essouffler.

A Grenoble, l’université Stendhal a été totalement bloquée pendant toute une semaine, du 5 au 12 mai ; la ronde des obstinés a démarré le 23 avril et continue : elle s’est invitée à la Maison de la culture le 9 mai lors du forum « Réinventer la démocratie ».

La présidence, quant à elle, a organisé le 11 mai une consultation des étudiants et des personnels (Biatos et enseignants-chercheurs), qui a opté pour la neutralisation du second semestre.

Nous avons vu pour vous ... Welcome !

Un jeune kurde tente de rejoindre la jeune fille dont il est amoureux au Royaume-Uni ; mais il se retrouve, comme des centaines d’autres migrants, bloqué à Calais.

Il va alors tenter la traversée de la Manche … à la nage, aidé par un maître nageur pas militant mais touché par son histoire, qui va l’entraîner tous les soirs dans la piscine municipale.

A travers ce destin individuel, inspiré d’une histoire vraie, le réalisateur, Philippe Lioret, rend visible l’inhumanité des politiques de contrôle migratoire ; la solidarité même devient un délit, en déplaise à Besson qui digère mal que la réalité soit exposée sur la place publique ! Welcome dépeint en effet fidèlement le quotidien des migrants et de celles et ceux qui leur viennent en aide à Calais, il dénonce ainsi la violence du traitement qui leur est fait.

Pour opposer les contrôles migratoires, les politiques franco-britanniques et européennes en matière d’immigration, un campement No Border aura lieu à Calais du 23 au 29 juin prochain.

(pour plus d’infos, voir http://calaisnoborder.eu.org/)

Réforme des bacs professionnels

Suite au rassemblement du 24 mars dernier devant le Rectorat de l’académie de Grenoble, une délégation de l’intersyndicale académique de l’enseignement professionnel a été reçue pendant 2 heures par le Secrétaire général du rectorat et la Directrice des ressources humaines. La délégation était composée de 6 personnes, 1 Sud, 1 Cgt, 2 Snuep-Fsu et 2 enseignants non syndiqués.

Nous avons pu exposer toutes nos craintes et les raisons qui nous ont poussés à refuser la généralisation des Bac Pro 3 ans à la prochaine rentrée. Nous avons également dénoncé l’information orientée et parcellaire donnée aux parents d’élèves de 3ème. Le Secrétaire général nous dit avoir eu les mêmes craintes, mais déplore le manque de confiance entre les différents corps d’enseignants et la défiance de certains à l’égard de la réforme de la voie professionnelle.

- sur l’augmentation des effectifs à 30 par classe, entraînant les problèmes d’incivilité et de violence : pas de réponse. Les classes à 30 sont censées apporter plus de moyens supplémentaires dans les établissements, partant du principe que celles-ci ne seront pas remplies dans certaines sections industrielles ayant du mal à recruter.

-  sur la pérennisation des dédoublements. Les DHG ont été données sur les capacités d’accueil. Réponse : « pourquoi voulez-vous qu’il n’y ait plus de dédoublement ? Nous continuerons à donner des DHG sur les capacités d’accueil et non sur les effectifs réels. » Nous avons souligné que ces DHG, même sur capacité d’accueil, étaient insuffisantes et qu’elles ont été distribuées de cette manière dans d’autres académies.

-  sur les créations insuffisantes de CAP, tous les élèves ne trouveront pas leur place : le secrétaire général reconnaît que le tertiaire reste un sujet de préoccupation.

-  sur les réductions d’heures d’enseignement de discipline : aucun commentaire sur le fond de la réforme défini par la politique globale.

-  sur le risque que les professionnels n’aient la capacité d’accueil suffisante pour les stages : pas de réponse.

- sur le problème des collègues en situation de carte scolaire : la DRH s’engage à recevoir personnellement chaque personne qui subit une mesure de carte scolaire et à rechercher une solution adaptée et acceptable par l’intéressé (reconversion, adaptation à l’emploi, poste de TZR permettant de rester sur l’établissement).

-  sur quels critères se basait-on (mode de calcul) pour qu’en 2009 il y ait 64 élèves sur 100 entrant en LP réussissant le Bac (source PPT rectorat à l’intention des proviseurs) alors qu’aujourd’hui seulement 32 sur 100 obtiennent ce diplôme ? : pas de réponse. On nous demande de nous rappeler que la scolarisation massive des jeunes (entre autres avec la création du bac pro en 85) fut autant décriée à l’époque qu’applaudie par la suite par les mêmes enseignants.

Pour finir, nous demandons au secrétaire général quelles vont être les chances de réussir dans une formation tronquée d’un quart. D’après lui et après consultation du corps d’inspection, les généralités et les « redites » entre le BEP et le Bac Pro permettaient un Bac Pro en 3 ans. Nous lui rappelons qu’on ne peut pas se contenter de quantifier uniquement les savoirs apportés en BEP, qu’il faut tenir compte du temps de remise en confiance, de remise à niveau de ce public en difficulté (pour les 2/3) que nous accueillons : pas de réponse. Le secrétaire général évoque enfin une inconnue sur le choix des élèves à la sortie du collège pour pouvoir tirer des conclusions sur l’effet du bac pro 3ans.

L’audience se termine par un rappel de nos revendications : nous demandons l’abrogation de la réforme des Bac Pro 3 ans, le rétablissement de toutes les sections de BEP, la pérennisation du cursus de 4 ans, nous dénonçons les suppressions de poste et refusons les arguments avancés par le rectorat qui, selon nous, ne sont destinés qu’à tromper les élèves et leurs parents.

Collectif LP

mail : collectif.lp@gmail.com

Pratique et chic... ...le kit de procédure SUD éducation !

Spécialement conçu pour les enseignant-es confronté-es à une affectation non conforme au droit. Il comprend : un mode d’emploi, des modèles de courrier et un jugement du TA d’Amiens rendant justice à un collègue affecté sur deux établissements dans des communes différentes. Consultable sur notre site :

http://www.sudeducationgrenoble.org/

Boycott des évaluations de CE1 !

SUD EDUCATION ACADEMIE DE GRENOBLE APPELLE AU BOYCOTT DES EVALUATIONS CE1

Parce que nous refusons ces nouveaux programmes mis en place sans concertation, avec 2 heures de classe en moins !

Parce que ces évaluations n’ont pas pour objectif de remédier aux difficultés des élèves, mais de repérer les élèves en difficulté. Élèves qu’il nous faudrait « soutenir » dans le cadre de l’aide personnalisée dont nous pouvons déjà constater l’échec, qui n’a servi dans les faits qu’à dézinguer les RASED !

Parce qu’elles n’ont pas pour objectif la remédiation mais la mise en concurrence des écoles, pour preuve la parution publique des résultats sur des sites.

Nous appelons donc les conseils des maîtres à discuter des modalités de résistance à mettre en place : du boycott au refus de faire remonter les résultats. Et à débattre à nouveau avec les parents d’élèves. Des réponses collectives sont nécessaires pour ne pas laisser porter cette lutte uniquement par certains collègues isolés.

Pour appâter les collègues, le ministère promettait 400€ que les enseignants de CM2 n’ont toujours pas vus !! L’individualisation des salaires et la fragmentation des carrières sont des réponses à l’opposé de ce que nous attendons pour revaloriser le métier. C’est aussi une façon inique et méprisante de s’asseoir sur le travail en équipe qui prévalait dans de nombreuses écoles pour la passation, la correction et l’analyse des livrets d’évaluation. C’est en résumé un déni du travail en équipe et une mesure contraire aux bonnes pratiques.

Cette nouvelle réforme n’a rien à voir avec l’Éducation.
Elle participe, en la stigmatisant, de la casse généralisée de l’École publique et laïque.
Elle est à l’opposé de nos aspirations, de nos convictions éducatives et de nos missions professionnelles, tant d’un point de vue éthique que sur le plan didactique et pédagogique.

C’est pourquoi, SUD éducation Académie de Grenoble appelle au boycott des évaluations nationales.

Résistance à Base élèves

SUD EDUCATION ACADEMIE DE GRENOBLE APPELLE AU BOYCOTT DES EVALUATIONS CE1

Parce que nous refusons ces nouveaux programmes mis en place sans concertation, avec 2 heures de classe en moins !

Parce que ces évaluations n’ont pas pour objectif de remédier aux difficultés des élèves, mais de repérer les élèves en difficulté. Élèves qu’il nous faudrait « soutenir » dans le cadre de l’aide personnalisée dont nous pouvons déjà constater l’échec, qui n’a servi dans les faits qu’à dézinguer les RASED !

Parce qu’elles n’ont pas pour objectif la remédiation mais la mise en concurrence des écoles, pour preuve la parution publique des résultats sur des sites.

Nous appelons donc les conseils des maîtres à discuter des modalités de résistance à mettre en place : du boycott au refus de faire remonter les résultats. Et à débattre à nouveau avec les parents d’élèves. Des réponses collectives sont nécessaires pour ne pas laisser porter cette lutte uniquement par certains collègues isolés.

Pour appâter les collègues, le ministère promettait 400€ que les enseignants de CM2 n’ont toujours pas vus !! L’individualisation des salaires et la fragmentation des carrières sont des réponses à l’opposé de ce que nous attendons pour revaloriser le métier. C’est aussi une façon inique et méprisante de s’asseoir sur le travail en équipe qui prévalait dans de nombreuses écoles pour la passation, la correction et l’analyse des livrets d’évaluation. C’est en résumé un déni du travail en équipe et une mesure contraire aux bonnes pratiques.

Cette nouvelle réforme n’a rien à voir avec l’Éducation.
Elle participe, en la stigmatisant, de la casse généralisée de l’École publique et laïque.
Elle est à l’opposé de nos aspirations, de nos convictions éducatives et de nos missions professionnelles, tant d’un point de vue éthique que sur le plan didactique et pédagogique.

C’est pourquoi, SUD éducation Académie de Grenoble appelle au boycott des évaluations nationales.

Résistance à Base élèves

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Dans le cadre d’une démarche initiée par le Collectif National de Résistance à Base élèves, onze plaintes ont été déposées contre X le 25 mars dernier au TGI de Grenoble ; 244 l’ont été au TGI de Millau le même jour.
Mercredi 15 avril au matin, c’est à Marseille qu’ont été déposées 30 nouvelles plaintes. Une enquête préliminaire a alors été ouverte par le procureur de la République, qui doit établir si les plaintes sont recevables.
Dans l’Hérault, un autre collectif compte suivre le mouvement autour de la mi-mai, en espérant pouvoir présenter une centaine de plaintes.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans le combat contre Base élèves, qui se poursuit depuis sa mise en place en 2004. A travers leurs plaintes, les parents dénoncent la politique globale de fichage, l’immatriculation obligatoire de toute la population à partir de 3 ans et pour 35 ans par le biais d’un fichier scolaire ; ils rappellent que rien ne garantit ni l’anonymat, ni l’accès, ni l’utilisation, ni la durée de conservation, ni la sécurité des données, que tout fichier est évolutif...

Suite à ces premiers dépôts de plainte, de nombreux parents souhaitent à leur tour déposer plainte contre Base élèves. Dans ce but, plusieurs dépôts de plainte collectifs sont ou vont bientôt être organisés par le CNRBE* (Collectif National de Résistance à Base élèves) et le SAF (Syndicat des avocats de France) dans toute la France.
On peut trouver sur le site du CNRBE de nombreux documents téléchargeables utiles : les arguments du CNRBE pour porter plainte en tant que parent, des précisions importantes sur la procédure, un modèle de plainte conçu par le SAF et le CNRBE, la marche à suivre pour exercer votre droit d’accès et demander les fiches BE et BNIE de votre ou de vos enfants…

A Grenoble, un second dépôt de plainte collectif va bientôt avoir lieu. Il est encore possible d’y participer !

Vous trouverez le texte de la plainte sur le site du CNRBE :
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/plaintes-parents/
Vous devez l’envoyer en 3 exemplaires à : Claude Coutaz -avocat-, 3, rue Pierre Duclot, 38000 Grenoble.
Vous devez également joindre 2 photocopies de votre pièce d’identité et 2 copies du relevé Base élèves qu’il faut demander au directeur de l’école de votre enfant. Vous pouvez aussi contacter le CIRBE, le Collectif contre Base élèves 38, pour plus d’infos (baseeleves@gmail.com).

Réforme du lycée : Descoings consulte virtuellement

Après le recul de Darcos suite aux mobilisations lycéennes fin 2008 contre la réforme du lycée, Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, a été appelé à la rescousse le 12 janvier pour relancer le processus …

Depuis le 12 janvier donc, Monsieur Descoings explore de "nouveaux espaces publics de libération de la parole", selon ses propres mots. Il sillonne la France pour recueillir propositions, idées, témoignages. Et il affirme haut et fort : « Le lycée a besoin de vous. Pour dire ce qui va bien et qu’il faut conserver ou développer. Comme pour dire ce qui ne va pas. Pour imaginer aussi ce à quoi on n’a pas encore pensé. Vos idées et vos solutions concrètes sont importantes. Une mission de consultation m’a été confiée. Elle me donne le devoir de faire remonter vos meilleures propositions. »

Aussi a-t-il a mis en place un dispositif s’appuyant sur les nouvelles technologies pour effectuer une consultation des lycéens, et de la population : à travers son site lycéepourtous.fr (qui comprend un blog, une chaîne vidéo personnalisée, un flux twitter, des débats, des témoignages) Descoings va à la pêche aux vidéos, aux avis …

Évidemment, on n’est pas dupes de cette pseudo consultation démocratique. Descoings doit rendre un rapport d’étape en mai et son rapport final en octobre. On imagine bien que dans tous les cas, il ne risque pas de préconiser le rétablissement des postes supprimés, plus de moyens ni l’allègement des classes !

Nous avons lu pour vous ... Françafrique ? France à fric !

Un petit livre clair, pertinent et accessible vient de paraître consacré aux rapports entre la « Françafrique » et Nicolas Sarkozy (Nicolas Sarkozy et la Françafrique décomplexée, Éditions Tribord). L’auteur, Samuël Foutoyet, cherche à savoir si le président a tenu ses promesses de rupture sur ce sujet à la fois sensible et honteux …

En effet, pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme, ou encore les détournements de l’aide au développement, bref la « Françafrique ».

Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l’Elysée, le président français n’a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de Dakar sur l’ « homme africain », soutien à des dictateurs (Bongo, Khadafi…), défense de l’affairisme français (Bolloré, Bouygues…), intervention militaire au Tchad, rôle joué par certains émissaires officieux (Bourgi, Balkany…), la politique africaine de Nicolas Sarkozy s’inscrit plus dans une continuité que dans une rupture. Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivit depuis les « indépendances » africaines.
C’est ce que montre bien ce livre en examinant les événements les plus marquants du début de quinquennat de Nicolas Sarkozy. Se basant sur des informations et des faits avérés, ce livre propose également un rapide retour en arrière sur les grandes lignes de la politique française en Afrique depuis 1958.

C’est donc aussi une réflexion intéressante sur la façon dont ce sujet (si lamentable et honteux pour toute la classe politique française) reste tabou, si transparent dans les médias et les discours, sans parler de la façon dont on écrit l’histoire … Et c’est aussi une preuve supplémentaire qui montre que Sarkozy fait systématiquement l’inverse de ce qu’il proclame à grand renfort de coups d’éclat médiatiques …

Le tout récent appel du Parquet de Paris, aux ordres de qui vous savez, contre la mise en examen en France pour détournement de fonds public, des dictateurs françafricains Bongo (Gabon), Sessou (Guinée), Nguema (Congo) en est la dernière démonstration. On ne va pas quand même empêcher les grands amis de la France de se payer sur la bête. En Afrique comme ailleurs, ce sont ceux qui vivent de leur travail qui doivent payer. Le drame des populations africaines, victimes de la Françafrique, que l’association Survie dénonce, ne doit laisser aucun militant indifférent.


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