Journal Académique n°53 juin 2009

mercredi 17 juin 2009

SOMMAIRE

p. 1 : Edito ...

p. 2 : Edito suite

p. 3 : RSA, pauvre tu resteras

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p. 4 : Réforme du lycée

p. 5 : On licencie à l’éducation !

p. 6 : SOMMAIRE/ADHESION

BULLETIN DE METEO SOCIALE

2010 sera pire

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Les cinq principaux cadors de l’intermachin syndical ont été reçus à l’Élysée par Sarkozy le lundi 8 juin. Ils ont été expédiés en une heure mais ils ont quand même réussi, la prouesse est à souligner, à demander que « les normes internationales du travail soient des normes à respecter par les États et les entreprises » ( Le Dauphiné 02/06). Il est prévu que la joyeuse bande se retrouve en juillet. Quand on pense qu’il y en a encore qui daubent sur l’unité, z’auraient pas de la peau d’ sauc’ dans les yeux ?

Le pire est à venir

Trêve de billevesées. A l’approche du terme de cette année scolaire, le moins que l’on puisse dire c’est que le bilan sur le front social n’est pas très réjouissant. Et pourtant le niveau des enjeux a évolué de façon radicale depuis un an. La crise qui a éclaté l’été dernier a dans un premier temps déclenché un mouvement de panique dans le camp de la bourgeoisie, une sorte de « sauve qui peut ». Passées les premières semaines d’incrédulité, elle s’est vite ressaisie en faisant preuve de l’agressivité dont elle est capable quand ses profits partent en fumée. C’est bien de cela qu’il s’agit. N’arrivant plus sur les marchés à fourguer ses marchandises pour se remplir les poches, il lui faut réagir sans délai pour sauver la rentabilité de ses capitaux. Dans ce domaine elle dispose de quelques recettes classiques. Plus question de prendre des gants avec les travailleurs. On les a d’ailleurs beaucoup trop bien traités ces derniers temps. Il faut s’adapter aux réalités de notre époque, et comprendre que l’on ne peut entretenir tous les traîne-savates. Pour preuve, le poisson pilote de Sarkozy. Frédéric Lefebvre a proposé le 25 mai, que les salariés en congé maternité ou maladie puissent continuer à travailler ! L’objectif de cette mesure serait d’ « offrir une réduction de charges sociales, financée par les économies réalisées par la caisse d’assurance-maladie qui n’aurait plus à verser d’indemnités » (Les Échos, 26 mai.) En plein barnum électoral la proposition a été trouvée un peu provocatrice. Mais sur le fond elle traduit bien le rêve de tous les exploiteurs. Pour ces derniers, un salarié mérite une quelconque rémunération si et seulement si, il est en état de se faire exploiter. Ce qui avait été concédé en période de croissance (des profits surtout), sous forme de prestations sociales dans une perspective de paix du travail (et encore souvent au prix de luttes acharnées), doit être désormais réduit au minimum. En période de crise, l’Etat se débarrasse des oripeaux de sa pseudo neutralité, pour se montrer tel qu’il est réellement, c’est-à-dire comme le garant musclé des intérêts de ceux qui exploitent le salariat. Voilà pourquoi tous les ministères sont appelés à améliorer « leur productivité ». En langage courant, cela signifie diminuer par tous les moyens les dépenses, à commencer par celles que les technocrates considèrent comme de la « redistribution sociale » qu’elles touchent la santé, les retraites, l’éducation ….

Dans l’œil du cyclone

A tout seigneur tout honneur, l’Éducation nationale premier budget de l’État, se trouve depuis des années dans l’œil du cyclone. Il faut donc s’attaquer au mammouth pour que sa bonne graisse aille alimenter les secteurs en crise de profitabilité comme les banques et l’automobile. Tout observateur un peu objectif est obligé de reconnaître que derrière les multiples chantiers de démolition de la maternelle à l’université, se cache une seule et unique préoccupation, celle de faire des économies. L’acharnement de l’équipe Darcos-Pécresse à ne rien céder sur le fond est un symptôme que ce gouvernement n’abandonnera pas si facilement ses projets de suppression de dizaines de milliers de postes et d’une éducation au rabais notamment pour les jeunes des classes défavorisées .

Il ne faut donc pas s’attendre à la moindre trêve dans l’avenir. Pour preuve les rumeurs sur la nomination au poste de Darcos avant les européennes de Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris. Ce dernier chargé par Sarkozy de faire passer la pilule à propos de la pseudo réforme du lycée, a sillonné la France pour « dire ce qui ne va pas et pour imaginer ce à quoi on n’a pas encore pensé » (Journal Sud éduc n°52). Tu parles d’un programme. Une fois son rapport pondu, il ressort que ce qui est visé principalement ce sont les statuts des enseignants, la mise en concurrence des établissements et un accroissement des pouvoirs des chefs d’établissement. En gros rien de nouveau sous le soleil du monde enchanté du libéralisme. Et comme la crise n’en est que dans sa première phase, il faut s’attendre à ce que la volonté de réduire les « faux frais » de l’exploitation ne devienne une véritable obsession de ceux qui nous gouvernent.

État des lieux

De quoi sera fait demain, sachant que la météorologie sociale ne prévoit pas d’amélioration dans un avenir proche, bien au contraire ? Dans le premier degré, les vents mauvais n’ont cessé de forcir. En plus de la décision de supprimer les enseignants spécialisés des RASED (9000), nos collègues se sont vus imposer de nouveaux programmes qui formatent encore un peu plus leur métier et une nouvelle organisation de la semaine de cours qui ne répond pas aux besoins des enfants en difficulté. Et pour que la coupe soit bien pleine et éviter un embrasement, le gouvernement a pondu une loi limitant de fait les possibilités de mobilisation de la profession, avec l’obligation du service minimum. Dans les collèges l’abandon de la carte scolaire a bien donné ce que nous avions prévu et non pas ce que le ministère avait annoncé. Sur les 254 collèges labellisés « ambition réussite » les trois quarts perdent des élèves et certains jusqu’à 23% (Le Monde 09/04) ! Pour la mixité sociale il faudra repasser. Évidemment il est maintenant question de diminuer les moyens de ces établissements. Dans les lycées, les armes de destruction massive de postes se mettent en place. Dans les établissements professionnels il est programmé la généralisation l’année prochaine du bac pro en 3 ans et on assistera au lancement à la rentrée de l’expérimentation dans 123 lycées des « segments » de la réforme Darcos. Enfin à l’université, malgré 4 mois de haute lutte dans certaines facs, l’essentiel de la loi LRU est maintenu et le projet de mastérisation des concours de recrutement des enseignants vient d’être voté au CTPM (Comité Technique Paritaire Ministériel), grâce à l’abstention de la FSU (L’Expresso 02/06). Comme quoi l’unité syndicale ne marche que quand on n’en a pas besoin !

Comment réagir ?

Dans cette bourrasque comment réagir ? Question difficile. Nous avons surtout appris des expériences de cette année ce qu’il faut ne plus faire. La multiplication de journées sans lendemain et sans véritable objectif a fait la démonstration que même suivis ces appels ne débouchaient sur aucune évolution du rapport de force, ni sur aucun renforcement du mouvement. Dans les

faits, ces journées ont surtout permis que se libère un peu de la pression qui grimpe régulièrement en salle des profs. Mais elles étaient condamnées, dès lors que tout était fait pour qu’elles ne restent qu’une protestation de pure forme. D’autre part, il faut bien reconnaître que depuis l’automne dernier on nous a amusés avec une unité syndicale qui a presque essentiellement servi à ce que tout le monde se tienne bien tranquille pendant que certains allaient au charbon. Ainsi aucun appel de soutien ni d’action n’a été réellement lancé en solidarité avec les travailleurs antillais et réunionnais pendant leurs longues grèves. Même stratégie pendant que les lycéens se mobilisaient contre la réforme du lycée en décembre et se battaient seuls face aux forces de l’ordre. Même attitude pendant les 4 longs mois de bataille des enseignants et des étudiants des facs.

Et pour demain ?

Les nuages qui s’amoncellent au dessus de nos têtes et l’impuissance passagère (orchestrée ?) à y faire face ne doivent pas cependant nous décourager. Nous savons que c’est souvent dans la tourmente que se révèle l’énergie qui semblait faire défaut l’instant d’avant. Le déroulement des événements de cette année ne nous a pas surpris. Nous sommes conscients que chaque fois que de grandes luttes se sont engagées contre les abus de cette société injuste, cela l’a été sans que personne ne le décide. Notre rôle, dans les circonstances présentes, doit être d’aider par notre action, partout où cela est possible, à ce que les mobilisations se réapproprient les véritables méthodes de lutte, qui sont les seules à même d’offrir des perspectives de victoire. En tout premier lieu, il y a l’arme de la grève, qui, quoiqu’en dise Sarko et compagnie, fait toujours aussi peur à tous ceux qui ont intérêt à la paix sociale. Mais pour qu’on la craigne, elle doit redevenir ce qu’à l’origine elle était, c’est-à-dire non pas l’arme ultime, mais la première, celle à partir de laquelle tout le reste devient possible. Ce sont ces certitudes qui nous permettent de continuer à rêver à « une société plus fraternelle et à chercher à découvrir la terre promise dans les brumes mouvantes de l’horizon » (Auguste Blanqui)

RSA, pauvre tu resteras ...

Ça y est, la généralisation du RSA (Revenu de Solidarité Active) est entrée en vigueur le 1er juin, avec force trompettes ! Il remplace notamment le RMI et l’API (allocation de parent isolé).

Difficile d’échapper à la campagne de pub pour laquelle notre cher gouvernement a dépensé rien moins que 2 millions d’euros … 2 millions d’euros ? Allons, une bagatelle en ces temps de crise … Le RSA, donc, c’est vraiment bien. Super, même. Il suffit d’écouter Marc, qui passe en boucle sur les ondes : "Je m’appelle Marc, je suis cariste, ce travail j’ai mis du temps à le trouver, j’y tiens. Je suis au SMIC et on est quatre sur mon salaire, moi, ma femme et nos deux enfants, Alors c’est pas facile. Le RSA justement c’est quand on travaille et qu’on s’en sort pas. Ça va bien nous aider, c’est sûr !" Retenez vos larmes toutefois , Marc ne s’appelle pas Marc, n’est pas cariste et ne touchera pas le RSA (voir le Canard enchaîné du 10 juin 2009)

Le RSA est un nouveau système d’intéressement (cumul des salaires de l’emploi et d’une allocation complémentaire.) Le montant mensuel sera donc identique au RMI (454,63 euros pour un célibataire) pour celles et ceux sans emploi, et consistera en un complément de revenu (100 à 200 euros) pour les autres. Ce qui devrait permettre à quelques happy few de dépasser de quelques euros le seuil de pauvreté (817 euros mensuels.)
Contrairement à ce qu’on entend toutefois, « Avec le RMI, ceux qui retrouvaient un travail pouvaient perdre des revenus : ils devenaient prisonniers de l’assistance. Le RSA rompt cette logique », gros mensonge gouvernemental, l’intéressement existait déjà avec les précédents minima sociaux, c’est-à-dire qu’à la reprise d’un emploi, on cumulait salaire et allocation, celle-ci devenant au fur et à mesure dégressive.
Ce qui change désormais, ce sont les règles de cumul ; le RMI a fait son temps, et la solidarité se doit d’être active. Pas question que les plus pauvres soient exclus du « travailler plus pour gagner plus » …
Avec le RSA, l’inscription à Pôle Emploi est aussi obligatoire : étant donné que les règles de contrôles ont été durcies, on imagine bien que l’allocataire du RSA qui ne reprendra pas rapidement un boulot précaire, non choisi, mal payé, sans doute à temps partiel, se verra tout aussi rapidement sanctionné, c’est à dire radié et donc sans revenu.

Quant aux 416.200 chômeurs de moins de 25 ans, dont le nombre a augmenté de 23 % en un an, ils restent interdits de toute allocation, exception française rappelons-le. Pour eux, le RSA ne changera pas grand-chose : premières victimes de la crise (CDD non renouvelés, contrats d’intérim en disparition), leurs maigres droits à l’assurance chômage (s’ils peuvent y prétendre en ayant assez cotisé !) ne les sustentera pas bien longtemps, et après ce sera niet. Le RSA ça ne servira certainement pas à leur garantir un minimum de revenu …

Car la réalité du RSA c’est qu’il s’agit dune pièce de plus dans le puzzle de la flexibilisation de l’emploi, dans le renforcement de la précarité ; le nombre des travailleurs pauvres (déjà plus de 8 millions en France …) ne va pas cesser d’augmenter. Car Marc touchera certes un peu plus en travaillant, mais il continuera à être pauvre car son emploi continuera à être payé un salaire de misère …

Nous faire croire que le RSA va arranger les choses, bien évidemment, n’est qu’un mensonge : loin de résorber la pauvreté, il va contribuer à en assurer la pérennité. Seuls une garantie de revenu individuel au minimum égal au SMIC permettant la liberté du choix de son emploi et de sa formation ainsi que des salaires corrects permettront de freiner la précarisation des salariés.

Pour la régularisation immédiate de Yazid Zaour !

Le 3 février 2009, Yazid Zarour, algérien d’origine, auxiliaire de vie d’Olivier Morel, professeur d’anglais au lycée Marie Curie d’Echirolles, handicapé lourdement dépendant, a fait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.
Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d’une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle la Préfecture fait appel.
Ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des handicapés comme une priorité nationale.
Monsieur Zarour, doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel.

Sud éducation demande la régularisation immédiate de Yazid Zaour et assure Olivier Morel, notre collègue, de tout son soutien.
Sud éducation dénonce une nouvelle fois les lois iniques édictées depuis plusieurs années par Monsieur Sarkozy, anciennement ministre et actuellement Président.
La détermination de Sud éducation reste entière aux côtés des personnes sans papier.

Pour prendre connaissance du dossier dans son intégralité et signer en ligne la pétition, consultez le lien
http://www.educationsansfrontieres.org/article20434.html

Expérimentation de la réforme du lycée à la rentrée 2009 ...

Une liste de 123 établissements désignés par le
Ministère pour "expérimenter" des "segments" de la
"Réforme" du lycée dès la rentrée 2009 a été dévoilée dans la presse puis par le ministère, courant avril.

Adapter le système

L’objectif du gouvernement est simple : comment adapter le système éducatif aux 80 000 suppressions de postes annoncées dans l’Éducation nationale jusqu’en 2012 ?
Bien sûr, il compte s’attaquer, chemin faisant, aux enseignements du lycée général et technologique, au statut des professeurs et au diplôme national que reste le bac, comme le montrait déjà la 1e mouture de sa réforme de la seconde... Sans compter la réforme qu’il continue d’appliquer dans les lycées professionnels. "Je ne serai pas le ministre de l’hésitation nationale" fanfaronnait Darcos en septembre avant de reporter sa réforme d’un an face au mouvement lycéen et à un début de mobilisation des enseignants.

Manipulations et divisions

Comme cela est devenu maintenant une habitude, pour contourner les résistances, Sarkozy a nommé un médiateur en la personne de R. Descoings, président de Sciences Po Paris, qui, de visites de lycées en messages sur son blog, doit aménager la réforme et diviser les opposants pour faire passer, au bout du compte, ses objectifs fondamentaux… Car qui peut croire à une nouvelle réforme à partir d’une pseudo consultation achevée en mai ?
Enfin, alors que les suppressions de postes restent inchangées, le ministère annonce qu’il va "expérimenter" sa réforme dès la rentrée 2009 dans une centaine de lycées pour lesquels il redéploie 500 postes soit 5 en moyenne par établissement ! Serait-ce un aveu du ministère qui reconnaît ainsi qu’on ne peut améliorer le système éducatif sans augmenter l’encadrement pédagogique qualifié ? Sud éducation ne veut entretenir aucune illusion et appelle à refuser la réforme Darcos et
donc son expérimentation. C’est aussi sous couvert d’expérimentation que se sont mis en place les bacs pro en 3 ans à la rentrée 2008 et l’administration en tirait un bilan positif, au bout d’un mois et demi !
Sud éducation appelle donc les personnels à se mobiliser aux cotés des collègues des lycées concernés et à tenir des AG inter établissements malgré les difficultés de se réunir au moins de juin.
Dans l’académie de Grenoble, il s’agit des lycées Xavier Mallet au Teil, L’Oiselet à Bourgoin-Jallieu, Argouges à Grenoble, LP Monges à Chambéry, (personne n’est épargné).
Rappelons que la fédération Sud éducation avait refusé, dès l’été 2008, de signer les "points de convergence" entre syndicats et ministère dont les artisans de la réforme Darcos ne cessent de se prévaloir.
Soyons sûrs que tout ce que nous ferons dans ce cadre officiel pourra être retenu contre nous...
Sud éducation se prononce pour …

● l’annulation de la contre réforme Darcos et donc de toute expérimentation de celle-ci ;
● le rétablissement des postes supprimés (25 000 depuis deux ans), l’arrêt des suppressions de postes, et la création des postes nécessaires au fonctionnement d’une école plus égalitaire.
● une véritable transformation démocratique du lycée qui doit notamment s’appuyer sur des réductions d’effectifs par classe, des groupes réduits, du temps de concertation pour les équipes inclus dans les maxima de service... bref, l’inverse des projets Darcos !

(article emprunté à Sud éducation 29)

Et la culture, bordel ?

Sud éducation Grenoble vous invite à assister à deux conférences gesticulées animées par Frank Lepage ainsi qu’à deux ateliers pour approfondir les discussions.

Mardi 16 juin à 20h, à la Bifurk à Grenoble : "Inculture(s)2" de Franck Lepage et la Scop "Le Pavé", sur l’Éducation Nationale : ’’Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ?’’

Mercredi 17 juin : de 14H00 à 17H00, à Antigone, rue des violettes, Grenoble, atelier ’’Inculture(s) 2’’ pour prolonger la réflexion dans un atelier ouvert à tous et convivial.

Mercredi 17 juin à 20h00 à VIZILLE, salle de l’AVANT-GARDE, rue P. et M. Curie, Spectacle ’’Inculture(s) 3’’ sur l’engagement : "Une autre histoire de l’engagement", ou comment, à différentes époques, d’origines sociales diverses, des personnes ont été amenées à s’engager’’.

Jeudi 18 juin :18h30 à 21h30, à VIZILLE, au FOYER DES ANCIENS, 325 Rue de la République, atelier ’’Inculture(s) 3’’ toujours pour prolonger la discussion à la suite de l’appel du 18 juin à Vizille autour des résistances.

Plus de détails sur http://www.scoplepave.org/ 

Petit conseil de vacances

Vient de paraître un petit opuscule rédigé par un collectif de fonctionnaires issus de la statistique et de la recherche publique sous la signature évocatrice de « Lorraine Data¹ ».
Pour le dire simplement, en vous invitant à le lire, notre objectif est de permettre à tous nos adhérents et nos lecteurs de ne pas bronzer idiots. Sous le titre de Le grand truquage, les auteurs font une brillante démonstration des multiples techniques de manipulation des statistiques mises en œuvre par notre gouvernement. Tous les secteurs ciblés par l’équipe Sarkozy sont passés au crible. Que ce soit la question du pouvoir d’achat, les chiffres du chômage, le gagnez plus en trucmuchant plus, les heures sup, la réduction de la pauvreté et autres RSA, les chiffres de l’éducation, l’immigration et la délinquance, tout est analysé sans concession.
Pas besoin de vous faire l’article, vous voyez tout de suite l’intérêt d’une lecture approfondie.
Sans vous gâcher votre plaisir, on peut quand même vous révéler qu’une des pratiques préférées de nos magiciens des chiffres est de changer les méthodes de calcul quand les résultats ne sont pas bons, pour en obtenir d’excellents. Elle est pas belle, la vie ? Pour les cocktails de toutes ces manips, on vous laisse le plaisir de les déguster sur la plage de votre choix. C’était notre rubrique « Que faire pour revenir des vacances encore plus enragé. »

¹ Le grand truquage, Lorraine Data, la Découverte, Paris 2009

Formation initiale

Lors du CTPM du 28 mai, le SNES, en s’abstenant et le SNEP en ne participant pas au vote sur les décrets organisant la mastérisation, ont rompu l’unité syndicale et envoyé un bien étrange message aux étudiants et enseignants en lutte depuis plusieurs mois contre cette loi. Mais c’est aussi un message d’allégeance au gouvernement : la FSU n’engagera pas de lutte sur cette question ; de vagues perspectives de revalorisation, le projet de pré-recrutement du SNES pour compenser l’allongement de la durée des études, points sur lesquels le gouvernement n’a pris aucun engagement, à l’évidence, ont suffi à acheter les directions de ces syndicats !

On licencie à l’éducation nationale !

« Vous les profs vous avez la garantie de l’emploi !!! »

Voilà une phrase que l’on entend souvent, sous-entendu, ne vous plaignez pas de vos conditions de travail ou de vos salaires, dans ce contexte de crise vous êtes protégés ! Eh bien, c’est fini ! Il faut le savoir, dorénavant, les fonctionnaires de l’EN se font licencier. Les conseils de discipline se multiplient partout en France : phénomène qui va encore, c’est certain se diffuser, brisant ainsi le mythe de la garantie de l’emploi. A croire que le non remplacement des départs à la retraite ne serait pas suffisant pour dégraisser ce ministère de ses fonctionnaires. Une pratique qui a déjà fait toutes ses preuves dans d’autres services publics, comme aux Telecom, par exemple, dans le cadre de sa privatisation. Le but est simple : faire rentrer progressivement dans les mœurs la possibilité de licencier des profs, faire taire toute forme de contestation, sanctionner ceux qui sortent du rang. C’est le cas d’Erwan Redon, désobéisseur convoqué le 7 juillet en commission disciplinaire pour « insuffisance professionnelle ». Erwan Redon fait partie de 3000 désobéisseurs qui ont depuis plusieurs mois entamé un mouvement de résistance et refusent de participer à la mise en œuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d’une école rétrograde et utilitariste.
Il se trouve qu’Erwan Redon refuse aussi l’inspection depuis 2005 (droit reconnu par la note de service du 13/12/1983) ; citoyen militant, il est actif dans le RESF, dans les collectifs anti-hiérarchie, stop fichage, et syndiqué (UDAS et Sud.)
Erwan n’est pas le seul : Danielle Tozzi, PE à Marseille et à quelques années de la retraite, se voit elle aussi convoquée en commission disciplinaire le 24 juin. Elle n’est ni syndiquée, ni désobéisseuse, ni membre du collectif anti-hiérarchie. Son seul tort, qui a été de s’affronter à son IEN, lui vaut d’être déclarée « insuffisante professionnellement. »

Sud éducation dénonce fermement ces pratiques répressives et appelle tous les personnels de la maternelle à l’université, à soutenir ces collègues qui ne sont qu’un exemple parmi d’autres. La fédération des syndicats Sud éducation a déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels et permettant à toutes celles et tous ceux qui le désirent de manifester leur soutien à Erwan et Danielle le mardi 23 juin.

Pétition de soutien :
http://www.soutienerwanredon.org

Rassemblement :
devant l’IA de Marseille, le 7 juillet à partir de 9 heures ...


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