Où en Sommes-nous ? Par où aller ?

mardi 15 septembre 2020

Il ne s’agit pas de nier que la Covid existe, mais de voir en quoi elle est le symptôme d’une société déjà malade : essayons de comprendre de quels problèmes la Covid est le nom


Où en sommes-nous ?

Le capitalisme conjugue toutes les crises (il n’y a pas de crise du capitalisme, c’est son fonctionnement « normal ») : économiques, sociales, écologiques… sanitaires maintenant dans nos contrées « développées/riches » (le capitalisme a déjà bien ravagé les zones « périphériques/pauvres »). A la faveur de la crise sanitaire, le capitalisme se restructure en libéralisant de plus belle : des milliards investis pour sauver le privé qu’il faudra encore payer ensuite via plus d’austérité, les vagues de licenciements, les attaques tous azimuts sur les droits sociaux, l’automatisation et le télétravail … nécessitant une société de contrôle et le confinement des contestations et des luttes (exemple de l’interdiction des rassemblements). Il s’agit clairement d’empêcher toute prise de conscience et action collective en isolant et atomisant les individus, via le confinement, le numérique, la généralisation du masque… bref la bien-nommée distanciation physique, donc sociale. Chaque jour qui passe nous rappelle que l’avenir ne peut que s’assombrir : le virus de la peur se répand depuis le pouvoir - la classe politique au service du capital - via ses organes médiatiques (faut-il rappeler qui détient les principaux médias ?). La peur paralyse la pensée, renforce l’obéissance et le conformisme. La confusion ne fait qu’augmenter avec des injonctions contradictoires : la stratégie orwellienne fonctionne à plein.
Jusqu’où accepterons-nous de plier ?


Dans notre secteur de l’éducation

La hiérarchie nous a demandé d’assurer la « continuité pédagogique » et, comme toujours, pour contrer les inégalités. Il s’agissait donc de télétravailler sans moyens publics (« utilisez des outils privés ») et en reconnaissant que cela a accru les inégalités. La « continuité pédagogique » à distance est un oxymore !
Cette rentrée de septembre est l’occasion de déployer encore plus le numérique : ENT (qu’il faut payer cher au privé – tel Pronote), formation à distance, prime à l’équipement ...
Et les dispositifs de « remédiation » imposent de travailler plus, via des heures sup pour les enseignant-e-s comme pour les élèves déjà en « difficulté avec l’école ».
La réouverture des écoles en mai-juin 2020 a servi de garderie, de même pour la rentrée de septembre avec les inclusions « forcées » (sans moyen), les effectifs qui augmentent… problèmes que cherchent à camoufler le masque. Cette rentrée de septembre est encore une garderie.
De plus, les modifications des programmes passées en catimini fin juillet (telle l’approche écologique parachutée pour tenir compte des résultats des élections municipales), ne répondent pas aux attentes des enseignant-e-s pour prendre en compte les inégalités qui se sont creusées lors du confinement. Les programmes ne sont pas faits pour être des contraintes, il faudrait plutôt les alléger et faire confiance aux enseignants.
La gestion par le management a pu prendre une nouvelle dimension depuis le confinement :
- attaques sur les statuts (mise en application de la nouvelle loi FP), avec notamment des mutations/affectations arbitraires des fonctionnaires (aucun recours gagné) ;
- report sur l’individu de la gestion de sa santé (qui retombera sur la sécurité sociale).
Les précaires sont encore moins considéré-e-s : retards de paiements, non-renouvellement, affectations ...
Sans compter la culpabilisation des personnels pour leur faire accepter encore plus de tâches au nom de la nécessité de combler ce qui n’a pas été fait pendant le confinement.

Par où aller ? Quelles revendications ?


Pour l’éducation nationale

Contre l’approche individualisante de chaque élève (plus de groupe-classe avec la réforme du lycée, dispositifs individuels), recruter massivement à commencer par la titularisation de tou-te-s les contractuel-le-s, diminution des effectifs , construction de bâtiments …
Pratiquons l’autogestion dans les équipes afin de définir nos conditions de travail et sanitaires.
Face aux attaques contre nos droits, défendons chaque situation contre l’arbitraire. Garantir les emplois des contractuel-le-s.


Plus largement

Les femmes sont en première ligne avec les dégradations de la protection sociale et les violences qui ont augmenté avec le confinement, notamment sexistes et sexuelles. Les mobilisations pour les droits des femmes sont plus que jamais indispensables.
Les Sans-Papiers auront été encore plus maltraité-e-s. Soutenons les marches qui partirons fin septembre et convergeront sur Paris le 17 octobre pour la régularisation des Sans-Papiers, la fermeture des Centres de rétention et un logement pour tou-te-s.
Plutôt que la seule défense des emplois à tout prix, visons l’appropriation collective des moyens de production (aussi bien industriel que sanitaire, culturel, éducatif...) et l’octroi à toutes et à tous d’un salaire à vie. Dans l’immédiat, défendre les garanties collectives pour les retraites et les salaires, ainsi que l’extension des services publics.
Renforçons les collectifs de luttes qui se sont formés pour la justice sociale et écologique, et notamment les Gilets Jaunes.


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