Mobilisation des AED mardi 1er décembre et compte-rendu de l’audience avec l’IA-DASEN

vendredi 4 décembre 2020

une manifestation énergique d’environ 50 personnes + rassemblement devant la DSDEN, puis plusieurs prises de paroles.
Grâce au succès de cette journée de mobilisation qui a vu de très nombreuses Vies Scolaires complètement arrêtées, pour la première fois, deux d’entre elles, accompagnées par SUD, la CGT et le SNES, ont été reçus par l’IA-DASEN.

Couverture médiatique

Compte-rendu de l’audience avec l’IA-DASEN

Intervention des AED : les AED ont mis en avant le fait qu’ils-elles sont encore plus en première ligne depuis le début de l’épidémie : entre confinements et tergiversations sur les multiples protocoles sanitaires. Elles ont évoqué leurs conditions de travail et ont revendiqué une reconnaissance véritable de l’Institution qui passe par des créations de postes, une revalorisation de leur salaire, des primes COVID et REP/REP + pour celles et ceux qui sont affectés en Éducation Prioritaire, une véritable formation et la création d’un statut propre, d’autant plus nécessaire pour elles-eux que la moyenne d’âge est de 38 ans.

Intervention de SUD éducation : la crise sanitaire et sa gestion ont été révélatrices de la difficulté croissante que rencontres les AED pour assurer correctement leurs missions, notamment de nombreuses adaptations demandées (que l’on songe aux changement de protocoles sanitaires depuis le printemps dernier). Les AED se sont à nouveau retrouvées en première ligne pour gérer.
Depuis la fin du statut de MI-SE qui était une grande perte, les AED ne sont plus vraiment des étudiants : la moyenne d’âge est à 38 ans. Et leurs missions n’ont cessées de s’accroître.
Il est inacceptable que les AED soient écartés des primes REP-REP+ et celle nouvelle d’équipement informatique, alors qu’il était demandé à tout le monde de télétravailler pendant le premier confinement. Nous revendiquons un salaire minimum à 1700€ pour vivre dignement.
L’Education Nationale est le plus gros employeur de précaires (25%, soit 250 000 non-titulaires). Cela a commencé à bouger pour les AESH suite à des mobilisations qui ont permises la reconnaissance d’un véritable métier avec formation et CDI (et il serait possible d’aller plus loin en permettant la titularisation sous statut de fonctionnaire). Il doit en être de même pour les AED qui son jeté-es après 6 années. Et quand on parle de CDIsation ou titularisation, la règle devrait être le temps plein (et non le temps partiel subi, mais sur demande de l’agent-e)

Intervention de la CGT educ’action : nécessité de créer des brigades d’AED pour le remplacement.
Ouvrir la possibilité qu’il y ait 2 statuts :
étudiant-salarié, comme c’était le cas pour les MI-SE
statut titulaire de personnel de vie scolaire et d’animation pédagogique
75 élèves/AED maximum

intervention su SNES-FSU : voir Compte-Rendu audience AED-DASEN 26 par le SNES-FSU

Observations de l’IA-DASEN de la Drôme, Pascal Clément :

  • à la suite des MI-SE en 2003, la création du statut d’AED était vue comme une fonction transitoire (souvent tremplin vers l’enseignement) avec priorité donnée aux étudiants boursiers
  • on est passé d’affectations qui pouvaient se faire à l’échelle académique par le rectorat à des recrutements au local, qui signale une « sédentarisation » des AED
  • du point de vue du ministère, les AED ne sont pas vus comme des emplois, mais dans le cadre d’une enveloppe d’heures
  • à voir pour l’extension de la prime REP aux AED et AESH
  • se réjouit que les établissements soient en difficulté aujourd’hui, ce qui montre l’importance particulière des vies scolaires (même si tout personnel est important)
  • reconnaissance du droit de grève qui est constitutionnel ; il ne devrait pas y avoir de pression au licenciement à ce sujet [observations des AED et SUD : pourtant, nous avons connaissance d’un certain nombre de cas compliqués pour le renouvellement et, du point de vue des droits, le non-renouvellement n’est pas équivalent à un licenciement]
  • les primes Covid ont été attribuées pour les personnels en surcharge de travail, surtout pendant le premier confinement
  • CDIsation à envisager
  • signale l’embauche provisoire (jusqu’en février) de 283 ETP, ainsi que la création de 4 brigades de remplacement [observations des AED et syndicats : à pérenniser bien évidemment]
  • sur le choix d’avoir des contrats d’un an plutôt que 3 ans (qui est réglementairement possible), cela « simplifie » les choses pour l’établissement gestionnaire (lycée Vaucanson à Grenoble) pour les « quelques dizaines de cas qui présenteraient des difficultés » [observations des AED et syndicats : cette règle crée une insécurité importante car on ne sait pas si l’on va être reconduit. Avec des contrats plus longs, la période d’essai est aussi plus longue et laisserait largement le temps de voir si cela convient ; alors que là, il faut toujours faire en sorte de ne pas déplaire à la direction]

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