Blanquer, plus de pressions et d’inégalité sous un vernis d’éducation.

Ses préconisations ne sont pas liées à de la "bienveillance" et à du "respect" mais à l’application mécanique d’un management libéral pathogène.
mercredi 8 avril 2020

Nous ne pouvons oublier que ce ministre est celui de l’inéquité et de la casse du service d’éducation dont il a la charge.

C’est bien lui qui a a bloqué l’accès à l’université par la mise en place de Parcoursup, lui qui a détruit le bac national, lui qui a baissé les moyens de fonctionnement de l’Éducation Nationale tout en promouvant le "salaire au mérite", lui qui a donné des ordres illégaux et des notes imaginaires pendant la grève du bac 2019. Ses mots sont totalement hors sol et assortis de chiffres "magiques" qui déforment la réalité. Nous en avons eu une preuve supplémentaire avec plusieurs annonces de scénarios imaginaires des plus tordus  : "report des vacances", "la nation apprenante", "les vacances apprenantes"... Rien d’étayé, rien de raisonné, rien de réellement efficace, notre ministre manque singulièrement de discernement et d’humilité. Comment, dès lors, continuer d’avoir la moindre confiance en un ministre qui défend son projet éducatif libéral et autoritaire contre vents et épidémie ? PNG - 25.9 ko

Après que ses propos d’avant le confinement aient été démentis par le gouvernement lui-même, après trois semaines de confinement, de discours médiatiques sur la fumeuse "continuité pédagogique", après avoir mis tout le monde sous pression : personnels, élèves et parents d’élèves, après avoir parlé de réouverture prochaine (4 mai) en dehors de toute réalité sanitaire, après avoir menti sur la distribution de matériels informatiques aux familles les plus défavorisées, notre "saint Patron" a encore pris la parole ce vendredi 3 avril :

• Il admet enfin que la rentrée se fera sans doute plus tard que le 4 mai. Plusieurs pays ont dès le début annoncé que la rentrée serait en septembre : Italie, Canada, Etats des Etats-Unis, Belgique...
• Officiellement, 5 à 8% des élèves n’ont pas donné de contact. Nous le savons, c’est bien plus.
• Après avoir fait peur à tout le monde, il annonce enfin une mesure pour les examens des 3ème, Premières et Terminales, et pour les BEP, CAP et BTS. Les notes seront établies en contrôle continu, avec rattrapage en juillet et septembre. Le Covid-19 permet à Blanquer de mettre en place son projet : détruire les diplômes nationaux, sans conteste plus égalitaires que la mise en concurrence des établissements.
• Après avoir créé une frénésie pathologique chez certains collègues, un climat anxiogène et culpabilisant pour les parent·es et élèves, il reconnaît enfin : que l’utilisation de logiciels a mis en danger la protection des données personnelles des élèves, que les notes durant le confinement ne doivent pas être prises en compte, la surcharge de travail induite pour tous, la perte des élèves les plus en difficulté…
Ce ministre fait fi des difficultés et réalités comme dans un monde à la 1984. Ce monde n’est pas le nôtre. Levons le masque de Blanquer, ses préconisations ne sont pas liées à de la "bienveillance" et à du "respect" mais à l’application mécanique d’un management libéral pathogène.
C’est pas les examens qu’il faut aménager, c’est Macron et le gouvernement qu’il faut virer !


Documents joints

PDF - 189.6 ko

Sur le Web

Statistiques

Dernière mise à jour

vendredi 15 mai 2020

Publication

769 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
155 Auteurs

Visites

7 aujourd’hui
95 hier
275569 depuis le début
3 visiteurs actuellement connectés