Quand la rectrice nous explique que tout va bien...

SUD éducation Grenoble interpelle la rectrice
mercredi 22 avril 2020

Sud éducation Grenoble a interpellé dans 2 courriers la rectrice sur des situations inacceptables : déplafonnement des retraits maximaux sur salaire pour fait de grève, mobilisation abusive des TZR dans le cadre de la continuité pédagogique, injonctions illégales au télétravail de la part de certain.es chef.fes d’établissement, IEN, DASEN ou IPR (notamment envers les plus précaires AESH et AED)... 
La rectrice ne prend pas suffisamment de dispositions pour que cessent ces situations (voir ses deux réponses en pièce jointe de cette communication).

Concernant les injonctions au télétravail, nous continuons à affirmer qu’on ne peut contraindre les agent.e.s au télétravail sous aucune condition et pas seulement en cas "d’autorisation spéciale d’absence ou bien d’un congé". Une telle pratique est illégale et contraire au droit du travail. Nous attendons de la rectrice qu’elle désavoue les supérieurs hiérarchiques qui exercent ce type de pression sur les personnels.

Au niveau des retenues sur salaire pour fait de grève, même si nous nous réjouissons de ne pas subir un nouvel impact sur la paie d’avril (non garantie si reliquat de mars !), il n’en demeure pas moins que le déplafonnement des 4 jours maximum effectué au mois de mars est une décision politique et volontaire pour mettre en difficulté les grévistes fortement mobilisé.es. Les "évolutions nationales" n’étaient qu’une recommandation ministérielle.

Pour ce qui relève des remplacements des TR et TZR affecté.es hors de leur zone ces nominations se font en dehors de tout cadre légal et qu’en sera-t-il lors de la reprise des cours ? De plus, hors période de confinement, il est déjà complexe pour ces collègues d’intégrer les établissements dans de bonnes conditions, avec un réel bénéfice pour les élèves. De fait, il est primordial d’avoir le temps de récupérer les manuels, des cahiers d’élèves, d’échanger avec les équipes pédagogiques, de rencontrer les élèves ... En confinement affecter des remplaçant.es est un non-sens et qui plus est déshumanise complètement les relations que forge un enseignant avec sa classe en présentiel. La "continuité pédagogique" ne doit pas être confondue avec une logique comptable : les remplaçant.es ne sont pas des écrans ! L’institution ouvre la porte à ce que cette situation perdure au-delà du confinement. Nous ne pouvons tolérer que les personnels soient des variables d’ajustement.

Le 1er avril (et ce n’est pas un canular) certaines organisations syndicales ont été reçues en audience au rectorat : SUD éducation et la CGT entre autres n’ont pas été conviées. Bien que nous n’ayons pas d’élu.es au CTA, nous restons un syndicat qui représente une partie des personnels et avons toute légitimité à être présent dans ce type d’audience. Un camarade d’une autre organisation a bien voulu nous transmettre un compte-rendu.

En parallèle des annonces de J-M Blanquer, il semble qu’il faille attirer notre attention sur les points suivants :

• Une convention a été signée avec la Poste : les enseignant.es envoient le travail en format numérique, la Poste imprime et fait parvenir le courrier aux élèves.
SUD éducation Grenoble estime que la santé des personnels de la Poste doit passer en premier dans le cas d’une crise sanitaire. Les postier.es doivent cesser leurs tournées pour ne pas être mis.es en danger. De plus, cette pratique est une véritable usine à gaz en terme d’organisation, de délai (7 jours pour recevoir les cours ?), de quantité de cours reçus par les élèves ... Quelles modalités de renvois par les familles des travaux effectués ? En effet, nous rappelons que sortir poster du travail scolaire ne relève pas des motifs dérogatoires de déplacement.

• Les IPR veilleront au développement de la formation des enseignant.es pour apprendre à enseigner à distance.
Faire une formation virtuelle pour des personnels en difficulté avec les outils numériques est une aberration ! Nous rappelons que rien ne stipule que les agent.es sont tenu.es d’être équipé.es de ces outils et que le matériel personnel n’a pas vocation à être utilisé dans le champ professionnel. De plus, ces formations risquent d’être chronophages.

• Après le confinement, les enseignant.es devront faire de la différenciation. « Tout sera adapté en fonction de la situation à partir de laquelle nous allons rentrer en classe. »
Comme d’habitude, les enseignant.es feront ce qu’ils peuvent, dans la précipitation et sans accompagnement de l’institution, ne pouvant compter que sur leur bonne volonté et leur professionnalisme !

• Les réunions des instances de l’Education nationale (CT,CDEN,CAP,CA) ne seront pas reportées. Au niveau légal le seul motif invalidant la séance est l’incapacité des membres à pouvoir accéder à l’outil proposé (absence de connexion, de matériel). D’autres paramètres doivent être pris en compte : les opérations de carte scolaire et de mutations sont des décisions lourdes qui paraissent difficilement acceptables dans les conditions de confinement, de sidération des un.es et des autres. Beaucoup de personnels vont rater des échéances ou des informations, parce qu’ils seront trop occupés à prendre soin de leurs proches, à s’engager dans des dispositifs solidaires, à télétravailler, à se soigner, ou à faire tout ça en même temps !
Ces instances sont importantes en terme de transparence et d’équité, on ne peut admettre que l’administration prennent des décisions sans consultations des syndicats. SUD éducation Grenoble a demandé leurs reports « à une date où elles pourront se tenir de façon régulière à l’issue du confinement. »

• Le ministère annonce le recensement des dépenses engagées par les collègues.
A ce jour aucun protocole n’est communiqué aux personnels, ni modalité de remboursement. Or, d’après l’article 6 du décret n° 2016-151 du 11 février 2016 « L’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci. »
Nous exigeons donc un remboursement complet conformément à la loi.

• Pour les contractuel.les, s’ils et elles n’ont pas de mission, il n’y aura pas de prolongation de leur contrat jusqu’aux vacances. La production des attestations sera accélérée pour que les personnes puissent bénéficier de l’indemnité Pôle Emploi.
SUD éducation Grenoble exige la titularisation de tous.tes les précaires de l’Éducation nationale d’autant plus en cette période où les collègues vont être en grande difficulté pour trouver du travail.
(voir la communication de la Fédération SUD éducation à ce sujet)

PDF - 1.1 Mo
Quand la rectrice nous explique

Agenda

 

2020

 

 

Octobre

>>

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Aucun évènement à venir d’ici la fin du mois

Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 27 octobre 2020

Publication

785 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
4 Sites Web
209 Auteurs

Visites

91 aujourd’hui
99 hier
289294 depuis le début
5 visiteurs actuellement connectés