Ce 1er mai 2020 est confiné, pas notre colère !

Mener ensemble les combats essentiels
mardi 28 avril 2020

Un 1er mai en crise !

Nous traversons une période historique marquée par les crises à répétition. La dernière en date, la crise sanitaire, ne doit pas nous faire oublier celle qui menace l’environnement mais aussi la crise économique latente qui accable les travailleurs. Le point commun entre ces crises est le capitalisme et sa déclinaison économique, le libéralisme. La période que nous vivons n’échappe pas à cette règle puisque le déconfinement prévu pour le 11 mai n’obéit en fait qu’à des impératifs dictés par le Medef quand le gouvernement prétend, dans sa dialectique orwellienne, agir dans l’intérêt des plus modestes. On peut y voir sans doute sa crainte de raviver un mouvement populaire tel que les Gilets Jaunes et dont il ne pourrait se remettre...

C’est en période de crise que les antagonismes se révèlent le plus et où l’on voit encore davantage que les priorités économiques provoquent des morts, que les mensonges sont de plus en gros et ne passent plus, comme sur l’utilité ou non des masques absents... Nous voyons aussi que la priorité de Blanquer et du gouvernement n’est en aucun cas notre propre santé, mais une pseudo « continuité pédagogique virtuelle » et une école « non obligatoire » basée sur un volontariat pour ceux et celles qui n’ont pas le choix : une première depuis la 3ème République ! Mais on sait ce que cela signifie en réalité : renvoyer les enfants à l’école pour renvoyer les parents au travail, pour relancer l’économie bien que cela aille à l’encontre des recommandations des différents corps médicaux. Même la démocratie parlementaire est mis en suspend, une première depuis Pétain !

Non, le cynisme de ceux qui saluent les profs et les travailleuses-eurs du secteur médical tout en détruisant leurs conditions de travail n’a pas de limite. Seule notre mobilisation collective pourra les arrêter. Il n’y a encore moins de place pour la mobilisation par procuration, chacun-e doit pouvoir trouver sa place dans la lutte des classe, dès maintenant.

Un 1er mai confiné mais remonté !

Malgré le débat interne et au vu du manque de volonté commune des autres organisations, mais surtout face à un État d’urgence exacerbant les risques de répression policière et réprimant nos droits les plus fondamentaux, il n’y a pas d’appel syndical à se rassembler et manifester.
Voici une proposition de Solidaires Isère : Préparons un 1er mai aux fenêtres en Isère et partout ailleurs !
Nous relayons aussi les initiatives locales où les militant-es veulent se réunir dans de bonnes conditions : autorisation de sortie, masques, distance physique…. En effet, rien n’interdit individuellement de déambuler avec son autorisation de sortie à moins d’un km et avec des messages revendicatifs sur soi.
Il est vital que les actions à la base se déroulent et se coordonnent face à un gouvernement autoritaire en dehors de tout contrôle et de tout contre-pouvoir… La rue mobilisée sera ce contre-pouvoir.

L’histoire du 1er mai est notre futur ?

Pour rappel, le 1er mai n’est pas un simple jour férié et encore moins la « journée du travail » (tentative de détournement opérée par Pétain en 1941). Il est devenu avec le temps une journée de lutte internationale pour la journée de 8h. C’est une journée qui nous rappelle chaque année la nécessité d’un syndicalisme combatif, de lutte de classes et sans compromission.
Les racines historiques du 1er mai ont baigné dans le sang des ouvrièr-es et de leurs espoirs. Le 1er mai est fait de joies et de tragédies. Tout d’abord, le 1er mai 1886, il y a eu une grève généralisée aux États-Unis, puis la 1ère Internationale fait du 1er mai 1889 la « journée internationale des travailleurs ». Elle sera chômée et payée en France à partir de 1947, dans une France déconfite mais où on instaure la Sécurité Sociale...
Voir l’extrait-vidéo du film d’Howard Zinn « Une histoire populaire américaine » sur le 1er mai, offerte par la coopérative audiovisuelle Les mutins de Pangée (http://lesmutins.org/).
Nous nous inscrivons dans cette longue lignée des luttes ouvrières et populaires et nous défendrons toujours la nécessité historique d’un syndicalisme de lutte combatif pour défendre par nous-mêmes nos conditions de vie et de travail.

Nous n’oublierons pas qui sont les responsables criminels !

Les choix politiques opérés par Macron et son gouvernement nous rappellent comment la logique de profit, et donc d’exploitation, portée par le patronat et les gouvernements libéraux est mortifère. Elle nous rappelle qu’elle tuait déjà avant cette crise sanitaire (environ 500 morts au travail par an), qu’elle brise des vies, et elle nous rappelle à présent comment ces dirigeant-es ont décidé de nous maintenir au travail ou à reprendre le 11 mai sans mesures de protection de santé pourtant prioritaires.
Oui, ils mettent en danger notre propre santé, oui on compte déjà nos mort-es. Oui, ils nous mentent, oui on a soif de justice. Nous ne nous laisserons pas faire, ni le 1er mai ni après.

Il y a des responsables, on les jugera !

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SUD éduc Grenoble - 1er Mai 2020

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mardi 7 juillet 2020

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